Le trio Shewolff venu de Gand débarque avec son premier mini-album, au titre aussi rassurant qu’une panne de courant en pleine cave : “We’re All Gonna Fukkin’ Die”. Et pourtant, derrière ce pessimisme assumé, il y a un disque qui te secoue, te réveille, et te rappelle pourquoi tu es tombé amoureux de ce metal aux sonorités punk crade et sans filtre. Sortie prévue le 22 mai, grâce au complot très assumé entre Dying Victims Productions et De Pankraker Records. Tu es prévenu, ça ne vient pas pour serrer des mains.

Shewolff, du sous-sol à la décapitation sonique

Au départ, Shewolff, c’est le projet solo de K. Von Shewolff. Une guitare, une voix, et l’envie claire de tout envoyer valser à l’ancienne, avec des moyens modestes mais une rage XXL. Petit à petit, le projet grossit, se solidifie, et devient un vrai power trio avec Swinedog à la basse et Voilnöngt à la batterie. Résultat, le groupe sort en 2023 une démo cinq titres, uniquement en digital, déjà blindée de haine contre l’ordre établi et de vibes “tout ou rien”.

Aujourd’hui, le trio passe la seconde avec “We’re All Gonna Fukkin’ Die”. Six morceaux tout neufs, qui avancent comme une armée de chars rouillés, mais déterminés. Les influences sont clairement affichées, et franchement, ça fait plaisir : si tu vénères Hellhammer, le Bathory pré-Viking, le Darkthrone période rats de disquaire, les débuts de Midnight ou encore Venom, tu es à la bonne adresse. D’ailleurs, on retrouve aussi cette filiation avec des voisins de label comme KARLOFF, HELLCRASH ou LUCIFUGE.

Mais attention, Shewolff ne fait pas juste du cosplay old-school. Le groupe injecte des petits venins perso dans sa tambouille. Les riffs traînent des chaînes, les rythmiques cognent sec, et par-dessus tout, la voix de K. Von Shewolff donne une couleur unique. C’est féminin, oui, mais surtout féroce, agressif, et totalement décidé à te mordre à la gorge. Tu le sens direct sur des titres comme “Guillotines”, qui tranche net, ou le morceau-titre, qui sonne comme un manifeste gravé au couteau dans une table de bar.

Un disque pour hurler contre la fin du monde

Malgré son titre ultra funeste, “We’re All Gonna Fukkin’ Die” ne donne pas envie de se rouler en boule sous un plaid. Au contraire, le mini-album te pousse à lever le poing, comme si chaque morceau était une manière de cracher à la figure du désespoir. Entre l’existentialisme brut de “Eternal Night”, la tension malsaine de “Nail + Burn” ou le chaos final de “The Day the Whole World Ends”, tu voyages dans une bande-son de fin du monde qui donne surtout envie de tout brûler avant que ça s’écroule.

Musicalement, Shewolff garde ce côté primitif et direct, mais avec un vrai sens du groove maléfique. Les morceaux boitent presque, vacillent, mais tiennent debout grâce à une énergie brute qui rappelle les vieux jours où l’on enregistrait dans des caves humides avec trois micros et beaucoup trop d’alcool. Chaque titre sonne comme un extrait de setlist parfait pour secouer une salle minuscule jusqu’aux fondations. Et plus tu avances, plus tu sens cette personnalité se dessiner, entre rage politique, dégoût du “monde civilisé” et hommage sincère aux pionniers du genre.

Évidemment, Dying Victims et De Pankraker ont bichonné l’objet. Tu as le choix entre une édition vinyle noire avec insert, poster, sticker, carte postale et code de téléchargement, ou une version spéciale vinyle “bone” qui ajoute un patch à tout ça. Pour les plus compacts d’entre nous, il existe aussi une édition CD avec obi et sticker. Autrement dit, si tu aimes aligner les galettes sur ton étagère autant que te bousiller la nuque, tu vas trouver ton bonheur.

En attendant le 22 mai, tu peux déjà te prendre une gifle en boucle avec “Guillotines” sur YouTube ou Bandcamp. Et si tu te demandes si ce disque “va pour la gorge”, la réponse est simple : oui, totalement. Donc soit tu t’écartes, soit tu tends le cou.


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