The Dambuilders sont de retour, et ce n’est pas un simple coup de nostalgie. Le groupe culte des années 90 signe son premier single en décennies avec “Shrine 2026”, revisite moderne d’un de leurs titres les plus aimés, accompagnée d’un nouveau clip et d’un B-side inédit. Pour les fans de Sloan, Guided By Voices, Belly ou The Pixies, The Dambuilders prouvent qu’ils ont encore largement de quoi faire vibrer le rock indé.

“Shrine 2026” : un retour mystique et temporel

Avec “Shrine 2026”, The Dambuilders replongent dans l’univers de “Shrine”, morceau culte extrait de leur album Encendedor (1994), classé à l’époque parmi les grands hymnes des 90s. Plutôt que de céder au simple remake, le groupe propose une véritable réinterprétation, chargée de cette mélancolie lumineuse qui a toujours fait leur force.

Le nouveau clip joue sur cette idée de temps qui passe : on y suit une société souterraine de rockeurs aliens qui refont surface pour un rituel mystique après des décennies de clandestinité. Visuellement, l’équipe a décidé de fusionner des images tournées en 1994 avec de nouvelles séquences, histoire de matérialiser ce grand saut temporel au cœur même de la narration.

Réalisé par Bruno Corbo en hommage à la vidéo d’origine signée Tryan George, le film convoque anciens et nouveaux visages de The Dambuilders. On y croise le line-up actuel – Dave Derby, Kevin March, Claudia Chopek, Sean Eden – mais aussi des apparitions très symboliques, comme la violoniste originelle Joan Wasser ou le batteur Daniel Glass. Une façon de rappeler que l’histoire du groupe s’écrit sur plusieurs générations de musiciens.

Un single, un B-side et un line-up revigoré

“Shrine 2026” sort via le label Magic Door Record Label, fidèle à un son indé à la fois mélodique et abrasif. En face B, The Dambuilders dévoilent “I Hope We’re Not Too Late”, enregistré et produit par Ray Ketchem au studio Magic Door Recording de Montclair (New Jersey), puis masterisé par l’ingénieur renommé Greg Calbi, passé entre autres par Lennon, Bowie, Springsteen ou Patti Smith.

Ce single marque aussi une nouvelle configuration pour The Dambuilders. On y retrouve les piliers Dave Derby et Kevin March, rejoints par le guitariste Sean Eden (Luna) et la violoniste Claudia Chopek (Dexys, Father John Misty, The Little River Band). Ensemble, ils prolongent l’ADN du groupe – ce mélange de mélodies accrocheuses, de guitares parfois en roue libre et de violon électrique singulier – tout en injectant une énergie actualisée.

Cette nouvelle phase s’inscrit dans une histoire déjà riche : dans les années 90, The Dambuilders ont trusté les scènes nord-américaines, européennes et australiennes aux côtés de Lush, Luna, Jeff Buckley, Weezer ou Better Than Ezra, publié plusieurs albums sur !Cuacha! puis Elektra et signé quelques hymnes dédiés aux États américains (“Idaho”, “Delaware”…). “Shrine 2026” vient ainsi ouvrir un nouveau chapitre, 37 ans après leur premier disque.

Des images, une docu en préparation et un retour sur scène

Le clip de “Shrine 2026” ne se contente pas de jouer la carte du clin d’œil : il s’inscrit dans un projet plus large. Bruno Corbo travaille actuellement avec Dave Derby sur un documentaire, “I Used to Be Different”, qui retracera le parcours de The Dambuilders depuis leurs débuts à Honolulu, jusqu’à Boston, Berlin et au-delà. Le scénario du clip prolonge directement la fiction entamée en 1994, comme si le groupe n’avait jamais cessé de vivre quelque part sous la surface.

Les paroles de “Shrine” continuent d’ailleurs de servir de boussole à cette nouvelle version : « So I light a candle to the shrine, and call it rock and roll. » Toute l’esthétique du film tourne autour de cette idée de flamme entretenue malgré le temps, pile à l’image de The Dambuilders eux-mêmes.

Côté scène, 2025 marque la vraie réactivation du groupe, avec des concerts de réunion où ils ont rejoué leur premier album de 1989 dans son intégralité. The Dambuilders prolongent l’élan avec deux nouvelles dates en avril 2025 : le 24 au Mercury Lounge à New York et le 25 à Myrtle, à Providence (Rhode Island), aux côtés de Sleepyhead. Trente ans après leurs derniers passages dans ces villes, ces shows s’annoncent comme une occasion rare de retrouver, ou de découvrir, l’intensité live d’un groupe qui n’a manifestement rien perdu de sa puissance.


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