Tyrann Forever va clairement faire trembler les platines des fans de heavy metal old school. Les Suédois de TYRANN débarquent avec leur troisième album, et autant te prévenir tout de suite : si tu aimes l’énergie brute des débuts des années 80, tu vas rester scotché. Entre riffs tranchants, refrains possédés et ambiance occulte, le groupe pousse encore plus loin son délire de hard rock « heavy metalling » taillé pour une nuit sans fin.

Un retour qui sent la sueur, le cuir et 1980

Formé en 2018 à Stockholm, TYRANN s’est vite imposé comme un petit diamant brut de la scène heavy. En effet, avec Djävulens musik en 2021 puis Besatt en 2023, le quatuor a montré qu’il savait écrire des morceaux directs mais ultra soignés, avec ce petit parfum de maléfice qui fait toute la différence. Pas étonnant quand tu vois le pedigree des gars : certains ont déjà sévi chez Enforcer et Tribulation, donc le métal, ils connaissent.

Cette fois, ils remettent la barre plus haut avec Tyrann Forever, annoncé pour le 29 mai. Le disque sort en split entre deux maisons qu’on adore voir collaborer : Electric Assault Records pour la version vinyle LP, et Dying Victims Productions pour le CD, avec sticker et obi pour les collectionneurs les plus acharnés. Tu peux déjà commencer à surveiller les précommandes sur les Bandcamp des deux labels, parce que ce genre de galette ne traîne généralement pas longtemps.

Dès les premières notes, tu sens que le groupe a affûté son arsenal. Le son évoque immédiatement cette période bénie où la frontière entre hard rock et heavy metal se brouillait, quelque part entre les clubs enfumés et les grandes scènes en devenir. Sauf qu’ici, tout est condensé en une demi-heure ultra tendue, sans remplissage inutile.

Huit titres, zéro temps mort et un culte annoncé

Sur Tyrann Forever, TYRANN aligne huit morceaux en à peine trente minutes, mais chaque titre est bourré de hooks. Tu passes d’un riff à la Judas Priest à un refrain qui pourrait faire chanter tout un stade, puis à une ambiance presque AOR sombre, sans jamais décrocher. Le groupe balance du heavy metal « thunder & lightning », du hard rock droit dans tes yeux, des passages plus magiques et mélodiques, et même cette vibe « early Maiden qui aurait traîné avec le punk » qu’on retrouvait déjà à leurs débuts.

Par exemple, le titre « Born for Hell », mis en avant en écoute, résume bien le set: rythmique qui martèle, guitares qui te collent au mur, chant habité de Tobias Lindqvist, et cette manière de faire monter la tension sans jamais lâcher la bride. Tu te retrouves à hocher la tête sans t’en rendre compte, comme si tu étais collé aux premières rangées devant la scène, à hurler le refrain avec le groupe.

Le reste de la tracklist promet une vraie petite messe noire : « TyraNN Forever », « Demonomania », les diptyques « Bathory I » et « Bathory II », ou encore « Kom Armageddom » et « Natten Då de Döda Lever », qui annoncent clairement la couleur. Entre les touches suédoises dans les titres, l’ambiance occulte et cette façon de rester accrocheur tout en gardant une attitude garage, TYRANN réussit un drôle de tour de magie : sonner à la fois crade et taillé pour l’arène.

D’ailleurs, le line-up joue pour beaucoup dans cette impression de puissance maîtrisée : Jakob Ljungberg (batterie) tient la baraque avec un groove carré, Adam Zaars et Joseph Tholl empilent les riffs et harmonies de guitares comme à la grande époque, tandis que Tobias assure à la fois la basse et le chant, avec une personnalité vocale qui donne au groupe son cachet instantané.

Un futur classique pour les fans de heavy old school

Au final, Tyrann Forever ressemble à ce genre de disque que tu mets « juste pour un titre » et que tu écoutes en entier sans t’en rendre compte. Les morceaux restent en tête, mais sans tomber dans la sucrerie. Les riffs sentent le local de répète, pourtant les refrains explosent comme si le groupe testait déjà sa setlist sur une foule en délire. Cette tension entre éthique garage et ambitions façon arène de 1981 donne vraiment une identité au projet.

Si tu suis de près le renouveau du heavy metal traditionnel, tu peux difficilement passer à côté de TYRANN. Le groupe coche toutes les cases du culte en devenir : visuels sombres, titres en suédois qui intriguent, références à Bathory, et surtout une écriture solide qui ne repose pas seulement sur la nostalgie. L’album prouve que le quatuor n’est pas là pour jouer les copieurs, mais bien pour ajouter son propre chapitre à l’histoire du genre.

Alors, avant que les éditions vinyle d’Tyrann Forever disparaissent des bacs, tu sais ce qu’il te reste à faire : foncer écouter « Born for Hell », puis plonger dans l’album complet dès sa sortie. Et ensuite, tu pourras tranquillement expliquer aux potes, bière à la main, que tu avais repéré ce disque-là avant tout le monde.


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