If I Can't Have Love, I Want Power

par Halsey

9
sur 10

Après la sortie de Manic l’an dernier, Halsey est de retour avec un nouvel album. Difficile de savoir à quoi s’attendre, puisqu’aucun single n’est sorti pour anticiper la sortie de l’album. C’est assez rare de nos jours ! Mais la chanteuse a su tenir son public en haleine à coups de trailers vidéos mystérieux, et de rapides extraits de chansons. Fin du suspense: If I Can’t Have Love, I Want Power est enfin là!

Ce quatrième opus est entièrement produit par Trent Reznor (Nine Inch Nails) et Atticus Ross. Contrairement à ses deux prédécesseurs Manic et hopeless fountain kingdom, ce nouvel album ne contient aucun featuring. On retrouve Halsey seule au coeur de cet album, comme à l’époque de Badlands.

if i can't have love i want power

Halsey a écrit cet album alors qu’elle attendait son premier enfant. Il s’agit d’un “concept album à la fois sur les joies et les horreurs de la grossesse et de la naissance“. Les paroles des divers morceaux semblent partagées entre l’expérience bouleversante qu’est la grossesse, ou bien l’amour et le changement que cela représente.

If I Can’t Have Love, I Want Power semble se présenter comme un mélange tumultueux de différentes émotions qui se bousculent. Les différents genres musicaux présents sur l’album représentent tout autant cette idée. En effet, une chose est sûre, c’est qu’on ne peut pas coller d’étiquette à Halsey. Et surtout pas avec ce dernier album! Tantôt rock, tantôt pop, avec quelques sonorités presque électro, sans oublier de belles balades acoustiques: tout y est. Halsey remplit parfaitement la case du genre alternatif avec ce quatrième opus. L’artiste n’a jamais autant expérimenté et jonglé entre les genres auparavant, et c’est une réussite !

L’album s’ouvre sur The Tradition et nous plonge immédiatement dans une atmosphère mystérieuse et légèrement angoissante. Et cette ambiance assez sombre continue sur le second morceau, Bells In Santa Fe (“Dont wait for me / It’s not a happy ending“).

De façon générale, ce nouvel opus est beaucoup plus heavy que son prédécesseur. En effet, on retrouve plusieurs morceaux très rocks qui rappellent Experiment On Me ou encore Nightmare. C’est notamment le cas de Easier Than Lying, où l’influence de Nine Inch Nails est très présente. Mais c’est aussi le cas de honey (où nul autre que Dave Grohl s’invite à la batterie!) ou de The Lighthouse.

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Bien que cet album déborde d’énergie, il contient des balades acoustiques qui sont sans doute les plus beaux morceaux de l’album. On retrouve une certaine intimité dans ces morceaux où la voix d’Halsey nous berce. On note la jolie 1121, ou encore Darling. (“Foolish men have tried / But only you have shown me how to love being alive“).

L’album se clôture à merveille sur la douce Ya’aburnee. Le titre est une expression arabe exprimant le désir de mourir avant la personne qu’on aime. (“And if we don’t live forever / Maybe one day we’ll trade places / Darling you will bury me / Before I bury you“). Ce morceau évoque un certain sens du sacrifice, ce qui rend la chanson très forte malgré sa douceur.

Ce qu’il faut retenir de If I Can’t Have Love, I Want Power:

Alors que Manic était un album plus que personnel, ce nouvel opus est très différent. Les paroles sont plus générales, et sonnent moins comme des confessions personnelles. IICHLIWP semble être l’un de ces albums qui font prendre un tournant dans la carrière d’un artiste. Halsey nous démontre qu’elle sait être partout, y compris là où on ne l’attendait pas forcément. La jeune artiste sait se réinventer. Elle touche à tout, et rien ne se ressemble. Il est évident que l’on tient là son album le plus complet, et le plus travaillé.

If I Can't Have Love, I Want Power

par Halsey

9
sur 10

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