Si Vis Pacem Para Bellum

par Seether

8
sur 10

Alors que les années 2000 ont été propices au groupe Seether, notamment avec leur morceau Broken et précisément la version en duo avec Amy Lee, l’engouement médiatique s’est moins fait ressentir ces derniers années. Pour autant le groupe d’origine sud-africaine s’est montré régulier avec une sortie d’album tous les 3 ans en moyenne.
Ils nous présentent aujourd’hui leur huitième opus Si Vis Pacem Para Bellum.

Le premier morceau en ouverture est Dead and Done. Les riffs sont lourds et saturés. On démarre avec un morceau à la rythmique assez calme, mais qui est compensé par le chant un peu plus agressif de Shaun Morgan.

Bruised and Blood démarre similairement au titre précédent mais est vite rattrapé par un chant plus mélodique et un refrain partant dans cette optique en gardant le côté un peu rocailleux par la voix reconnaissable du chanteur.

Wasteland prend une optique beaucoup plus mélancolique. Idée qui est un peu reprise sur Dangerous, premier single disponible de cet album. Ce dernier a par contre la subtilité d’avoir un refrain plus accrocheur. On comprend le choix du single pour ce titre.

Le morceau Liar s’ouvre sur des guitares plus claires et globalement plus mélodiques. Les complaintes mélancoliques du morceau s’apparentent à une balade. Sentiment retrouvé sur le plaisant Buried in the Sand.

Sur Can’t Go Wrong ou Failure on revient sur un côté plus grunge et plus habituel que nous connaissons du groupe.
Le ton monte encore à l’arrivée du titre Beg, dernier single en date. Les riffs et le chant sont plus lourds, plus marqués. Le refrain très crié envoie une énergie certaine.

La fin de l’album n’est pas sans reste. Pride Before the Fall est un étonnant mélange de couplets rapides et saturés coupés par des refrains bien plus clairs et mélodiques.
On clôt en douceur par Written in Stone, qui est la balade de l’album. Shaun Morgan nous montre la douceur dont sa voix rugueuse est capable.

Si tous les morceaux de Si Vis Pacem Para Bellum ne sortent pas du lot, nous avons une belle palette de ce que Seether est capable de produire. Le groupe ne sort pas complètement des sentiers battus, ce qui lui réussit, en changeant malgré tout légèrement sa ligne directrice comme sur le très bon Dangerous qu’on se retrouve étonnamment à siffloter sans même être en train de l’écouter.
Nous avons hâte du retour des concerts pour voir cet album défendu en live.

Retrouvez notre interview du bassiste Dale Stewart qui nous parle de ce nouvel album.

 

Si Vis Pacem Para Bellum

par Seether

8
sur 10

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