Tu pensais connaître Impure Wilhelmina par cœur ? Attends d’entendre “Le sanglot”. Les Genevois reviennent le 22 mai 2026 chez Season of Mist avec un album entièrement en français, une première en presque trente ans de carrière. Et là, leur dark rock mélancolique prend une autre dimension. On se retrouve plongé dans un “sanglot en son”, comme ils le décrivent eux-mêmes, coincé entre rage contenue, beauté fragile et tension permanente. Bref, le genre de disque qui te colle à la peau longtemps après la dernière note.

Un “sanglot en son” entre ombre et lumière
Dès les premières secondes d’“Électricité noire”, le ton est donné. Les guitares vrillent, la section rythmique serre le jeu, et pourtant, tout reste d’une finesse presque élégante. Impure Wilhelmina avance sur cette ligne de crête qu’ils maîtrisent depuis leurs débuts : entre metal, dark rock progressif et rock alternatif chargé en émotions. Sauf que cette fois, les textes en français frappent plus direct, sans filtre.
Tout au long des dix morceaux, le groupe alterne entre tension cathartique et lueurs apaisées. On passe d’un titre comme “Cent mille plaies”, qui griffe sans prévenir, à un “Larmes de joie” où la nostalgie brille en sourdine. Ensuite, “Dévoreur d’étoiles” étire le temps, presque comme une montée en pression live où tu sens la fosse retenir son souffle.
L’album a été enregistré et mixé par Yvan Bing, puis masterisé par Magnus Lindberg. Du coup, le son a du poids mais reste ultra lisible. Chaque détail respire, chaque plainte de guitare, chaque frappe de caisse claire. On retrouve aussi la patte du nouveau guitariste Edouard Nicod, qui élargit clairement le spectre sonore. Les couches de guitares se répondent, et le chant de Michael Schindl se pose au milieu, clair, magnétique, jamais forcé.

Une nouvelle mue pour un groupe culte de l’underground
Si tu as suivi Impure Wilhelmina depuis “I Can’t Believe I Was Born in July” ou “L’amour, la mort, l’enfance perdue”, tu sais que ces Suisses ont toujours aimé se réinventer. Après les virages de “Black Honey”, “Radiation” et “Antidote”, “Le sanglot” pousse encore plus loin cette mue naturelle. On sent des influences qui croisent aussi bien The Cure que Paradise Lost, Opeth ou The God Machine. Pourtant, le groupe garde sa patte : dense, mélodique, profondément mélancolique.
Dans la tracklist, quelques titres accrochent direct l’oreille, comme “Abîme” et “Blanche réalité”, taillés pour mettre le feu à un set en club, lumières tamisées et nuques qui balancent. Par ailleurs, la collaboration avec Mütterlein sur “Train mort” apporte l’un des moments les plus abrasifs du disque, presque suffocant. Tu imagines déjà le morceau exploser sur scène, avec cette noirceur qui monte par vagues.
Puis, en fin de parcours, “Demain j’abandonne” et “À jamais radieuse” referment le rideau sur une note plus introspective. On a l’impression de sortir d’un long concert intérieur, lessivé mais étrangement apaisé. C’est là que le pari du français fonctionne pleinement : les mots frappent juste, et l’univers du groupe gagne en proximité avec l’auditeur. Le dark rock d’Impure Wilhelmina n’a jamais semblé aussi humain.
Un disque taillé pour la scène et pour la nuit
Avec “Le sanglot”, Impure Wilhelmina réussit un truc pas si courant : se réinventer sans renier ce qui fait vibrer sa fanbase depuis 1996. Le quatuor genevois, fort de centaines de concerts et de premières parties pour Gojira, Baroness, Amenra, Sólstafir ou Crippled Black Phoenix, signe un album qui semble presque pensé pour la scène. On imagine déjà la setlist où “Électricité noire” ouvre le bal et “À jamais radieuse” éteint les lumières, le tout porté par ce mélange d’énergie contenue et de douceur sombre.
Alors, si tu cherches un disque pour accompagner tes nuits blanches, tes trajets solo ou tes marches sous la pluie, garde “Le sanglot” dans un coin de ta playlist. Ce n’est pas juste un album de plus dans la galaxie dark rock, c’est une nouvelle étape pour un groupe qui refuse de tourner en rond. Maintenant, à toi de jouer : tu l’écoutes dans le noir complet, casque vissé, ou tu attends de les voir défendre ces nouveaux titres en concert, planté au milieu de la fosse ?
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