Si tu aimes quand le metal regarde les étoiles avec des yeux noirs, tu vas être servi. Galvanist revient le 27 mai 2026 avec The Silence Between Stars, un disque qui pousse encore plus loin son identité sonore, toujours coincée entre violence totale et méditation glaciale. Ici, le blackened doom croise un death progressif bien tordu et des textures expérimentales qui ne lâchent jamais ta nuque. Résultat : un voyage dense, oppressant, mais étrangement apaisant, comme si tu te retrouvais seul au milieu d’un cosmos en train de gronder.

Un blackened doom qui respire dans le vide

Écrit pendant l’hiver 2025 et façonné à la maison, au studio The Alembic, The Silence Between Stars sent le froid, le repli et les longues nuits qui n’en finissent pas. Le son, lui, a été poli par Kevin George (Executioner213 Studios), mais ne t’attends pas à quelque chose de lisse. Galvanist tire son blackened doom vers un territoire liminal, entre dissonance suffocante et contemplation presque mystique.

Les morceaux prennent leur temps. Souvent, ça démarre en mode minimal, avec des riffs qui rongent, des motifs répétés qui te mettent les nerfs à vif. Puis, progressivement, tout enfle. Les guitares se font plus tranchantes, la rythmique se durcit, et tu te retrouves aspiré dans des montées qui explosent en crescendos massifs. C’est un peu comme si chaque titre cachait sa propre fin du monde dans sa setlist interne.

Et pourtant, Galvanist ne se contente pas de marteler. Entre deux tempêtes, le groupe laisse des passages plus lents, étirés, presque méditatifs. Là, l’atmosphère devient reine. Les détails se faufilent, les silences comptent autant que les blasts, et tu te surprends à retenir ton souffle pour mieux entendre ce qui se passe “entre” les notes. Le titre de l’album n’est clairement pas un hasard.

Entre cosmos, philosophie et rébellion sonore

Ce qui frappe aussi, c’est cette impression d’espace. Les riffs semblent rebondir contre des parois invisibles, comme si le groupe jouait dans un immense dôme astral. Les couches ambient et les petites mélodies discrètes donnent une sensation de suspension, de corps perdu en apesanteur. Même la pochette signée Bahrull Marta renforce ce gouffre cosmique, ce vide immense où la musique vient gratter la paroi.

Galvanist ne fonctionne pas comme un simple projet isolé. Le groupe s’inscrit dans le collectif Naós Khrúseos Oneiros (N∴K∴O∴), et ça s’entend dans la démarche. Ici, l’idée, c’est presque l’alchimie : prendre des influences éclatées, des visions philosophiques différentes, et les fusionner dans un même creuset. Refuser que le loup soit séparé de sa proie, comme ils le disent. Autrement dit, pas de frontière nette entre violence et réflexion, entre instinct et concept.

Du coup, le disque ne se contente pas de mixer les genres. Il les démonte. Le blackened doom se tord, se reconstruit, se mêle au death progressif et aux expérimentations pour devenir un langage vraiment perso. Le fil rouge, ce n’est pas une “recette”, mais une progression narrative, une tension émotionnelle qui te suit du premier au dernier riff. Il faut l’écouter avec attention, laisser les transitions lentes te happer, revenir sur certains passages pour capter les micro-changements. Mais si tu joues le jeu, la récompense est là, clairement.

Un nouveau monde à explorer chez ATMF

Avec The Silence Between Stars, Galvanist confirme qu’il ne veut pas juste ajouter un nom de plus dans la scène extrême. Le groupe préfère tailler sa propre orbite, loin des sentiers balisés, tout en gardant une intensité qui parlera aux amateurs de sensations fortes. ATMF, une nouvelle fois, mise sur un projet qui refuse de rentrer dans les cases et préfère bousculer les habitudes, un peu comme ces sorties cultes qui finissent par redéfinir la grille de lecture d’un style.

L’album sort le 27 mai 2026 en version CD 6-panel Digipak, histoire d’accompagner l’expérience sonore par un objet à la hauteur de l’univers qu’il déploie. Tu peux déjà réserver ta copie en précommande, et franchement, si tu cherches un disque pour te perdre entre poids écrasant, silences parlants et vertige cosmique, celui-là mérite clairement une place en haut de ta pile d’écoutes.


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