Après avoir reçu un tonnerre d’applaudissement lors de leur passage à Lille en avril, The Sophs a investi la capitale pour un concert intense à la Maroquinerie le 4 mai. Conquis par leur album, Goldstar, nous avons assisté à ce concert afin de découvrir ce groupe sur scène.

The Sophs poursuit leur conquête de l’Europe avec une date parisienne à la Maroquinerie le 4 mai. @ecrantactile_

Le 13 mars, suite à l’écoute du premier album de The Sophs, Goldstar, on se demandait si ces derniers étaient la révélation de l’indie rock. Pour en avoir le cœur net, on s’est rendu au concert du sextet américains à la Maroquinerie. Une date qui affiche complète depuis déjà plusieurs mois déjà, un engouement du public parisien qui nous promettait une soirée inoubliable.

Sur scène, les membres du groupe défendaient leur projet avec une énergie d’une grande intensité. @ecrantactile_

Une groupe en chute libre

C’est donc avec surprise que nous avons rejoint un public plutôt timide. Au contraire des membres du groupe, qui dès le second morceau, le premier de leur discographie faisant suite à une reprise de Richard Burnett I’m A Man Of Constant Sorrow, brise les barrières physiques. Qu’ils aient un micro ou un instrument entre les mains, chacun des membres de The Sophs se défoulent!! sur scène, aucun ne parvient à rester en place, allant et venant au rythme des accords. 

Un rythme effréné qui démarre à pleine puissance sans jamais ne redescendre, rendant justice à l’énergie quelque peu lugubre de l’album. Le chanteur, Ethan Ramos, alterne entre micro et haut parleur déformant sa voix pour qu’elle semble provenir d’une radio.

Quand ce dernier ne chante pas, il se laisse aller dans une forme de danse imprévisible où chaque pas ressemble à une chute. Tantôt en chute libre, tantôt immobile le regard fixe sur un point invisible avec une intensité qui rend justice aux paroles d’une discographie sous forme d’introspection obscure. 

Après quelques minutes de timidité, le public parisien a fini par être conquis par ce nouveau groupe. @ecrantactile_

Semblable à une crise d’angoisse

Il aura fallu attendre une bonne trentaine de minutes pour que l’énergie du groupe traverse la salle de la Maroquinerie. Les bras finissent par se décroiser, les têtes se mettent à bouger et les pieds des spectateurs commencent à frapper le sol avec la même ardeur que celle des musiciens sur scène, laissant derrière eux des ecchymoses sur le bois. 

Plus la fin du concert approche, plus les encouragements du public s’élèvent, des voix défient les amplis lorsque The Sophs entame leur dernier morceau de la soirée, une reprise du morceau For the first Time de Mac DeMarco. Un choix de titre que l’on n’aurait pas anticipé de la part du groupe, pourtant les six musiciens sont parvenus à disséquer le morceau pour l’intégrer à leur univers. 

Une fois la scène vide, les lumières s’allument, tout semble revenir à la normale. Pourtant, la sueur qui pèse sur nos fronts nous ramène à ce que l’on vient de vivre. Un concert d’une telle intensité qu’il s’apparente à une crise d’angoisse… positive, un moment d’une violence jouissive. Les émotions qui nous habitent à la suite de ce concert nous confirment alors que notre pressentiment sur l’avenir de The Sophs était le bon. 

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