From Ashes To New arrive enfin en Europe après une tournée des festivals européens annulée l’année dernière. Nous nous rendu au Kavka Zappa à Anvers où nous avons pu échanger avec Matt Brandyberry avant le concert du groupe.

Pozzo Live : Bonjour, comment allez-vous ? La tournée se passe-t-elle bien pour l’instant ?

Matt Brandyberry : Ça va mieux que bien. C’est fou. Je ne m’attendais pas à ce qui se passe en ce moment. Donc c’est génial.

Pozzo Live : Ça y est, on vous voit enfin en Europe. Content de visiter notre continent ?

Matt Brandyberry : Enfin ! Je suis tellement excité d’être ici. Je veux déjà revenir alors que je ne suis même pas encore reparti. J’en parle déjà à notre management et à nos agents : “Alors, c’est quand qu’on revient ?”. Je n’avais aucune idée qu’on avait autant de fans ici. Aucune idée. Il y avait même des gens de Paris dans notre VIP ce soir. Donc oui, il faut absolument qu’on vienne jouer en France.

Matt Brandyberry de From Ashes to New (2)

Pozzo Live : Votre prochain album sort dans moins d’une semaine. On imagine que vous êtes pressé que cela sorte, et peut-être un peu frustré d’être en tournée juste avant la sortie.

Matt Brandyberry : Oui, je suis super excité. Ça fait longtemps qu’on l’attend. À chaque album, l’attente avant la sortie, c’est un des moments les plus importants de ta vie. C’est comme un gamin qui attend Noël… en espérant ne pas être déçu par les cadeaux du Père Noël. Mais cette fois, c’est un peu frustrant parce que je suis dans un fuseau horaire complètement différent. L’album sort à minuit heure locale, et quand il sortira sur la côte Est des États-Unis, il sera 5h du matin à Londres, là où je serai. D’habitude, je suis collé à la sortie, je réponds, je suis tout ce qui se passe… et là je serai probablement en train de dormir.

Pozzo Live : Le single New Disease est sorti il y a presque un an. À quel point l’album était-il avancé à ce moment-là ?

Matt Brandyberry : Presque un an ?! [En juillet] Wow… où est passé le temps ? Je crois que tout était déjà enregistré, mais pas encore mixé. New Disease est d’ailleurs le seul morceau de l’album qui a été mixé par quelqu’un d’autre que la personne qui a mixé le reste. Donc oui, tout devait être enregistré, sauf peut-être Forever, qu’on a fait après coup. On était très proches de la fin, mais il restait encore quelques trucs à faire.

Pozzo Live : Après plusieurs albums et morceaux sur la santé mentale, vous évoquez cette fois la santé physique avec New Disease ou Parasite. Vous sembliez encore très inspiré.

Matt Brandyberry : Oui, mais ça parle encore beaucoup de santé mentale, même si c’est parfois plus subtil. Drag Me, par exemple, c’est clairement un morceau sur la santé mentale : je parle d’être traîné en enfer par ses démons. Mais oui, c’est important de prendre soin de soi, mentalement comme physiquement. La vie est courte, et on veut tous être en bonne santé, d’une manière ou d’une autre. Même quand tu n’es pas en forme, tu veux quand même te sentir bien. Qui ne repense pas à quand il était enfant et qu’il se sentait invincible ? C’est pour ça qu’on en parle dans notre musique. On parle du combat, mais aussi de ce que ça fait quand tu es en plein dedans. C’est cathartique pour les gens. Et on ne changera jamais cette approche.

Pozzo Live : Il y a quelques années, vous nous disiez espérer un jour collaborer avec MGK ou Mike Shinoda. Y a-t-il un autre artiste avec lequel vous aimeriez travailler ?

Matt Brandyberry : Oh, il y en a plein. Noah de Bad Omens collerait super bien à notre musique, ce serait très cool. Personnellement, Eminem, c’est le plus grand de tous les temps… mais je n’ai clairement pas assez d’argent pour lui. NF aussi, je ne sais pas si vous connaissez, un rappeur américain. Je l’adore. Les autres du groupe diraient sûrement M. Shadows d’Avenged Sevenfold. Oli Sykes de Bring Me The Horizon serait incroyable aussi. Je pourrais en citer cinquante autres, mais on n’a pas le temps [Rires]

Matt Brandyberry de From Ashes to New (3)

Pozzo Live : Cette tournée européenne est assez courte (6 dates), mais d’une manière générale quels sont vos conseils pour rester en forme sur toute une tournée ?

Matt Brandyberry : Dormir. C’est le plus important. J’essaie aussi de faire du sport : on emmène des poids et un banc avec nous. Et essayer de manger sainement… ce qui est très difficile en tournée. Ici, j’ai déjà mangé McDo deux fois et Burger King une fois, alors qu’à la maison je mange ça peut-être une fois tous les six mois. Mais quand tu finis un concert tard, c’est souvent les seuls trucs ouverts. Parfois je préfère ne pas manger plutôt que manger mal. Mais oui, la santé, c’est le plus important, et l’alimentation, c’est la base.

Pozzo Live : Et l’alcool, c’est facile d’y résister en tournée ? Plutôt facile d’accès généralement.

Matt Brandyberry : Avant, non. L’alcool est partout, tout le temps. Et quand tu fais ce métier, c’est littéralement à portée de main. J’ai arrêté il y a huit ou neuf ans, quand j’ai compris que j’avais un problème. C’était soit je détruisais ma santé, ma carrière et ma vie personnelle… soit j’arrêtais. J’ai choisi d’arrêter. Certaines personnes gèrent très bien l’alcool. Moi, non. Je deviens un animal. Je deviens littéralement le maître du monde quand je bois. Donc j’ai arrêté.

Pozzo Live : Est-ce que vous auriez une anecdote amusante ou notable de tournée à nous raconter ?

Matt Brandyberry : Oui. Je suis père de deux garçons, l’un a 17 ans et l’autre 2 ans. J’ai commencé le groupe quand mon grand avait 4 ou 5 ans, donc j’ai raté beaucoup de moments de sa vie à cause des tournées, et c’est un regret que j’aurai toujours. Mais il y a deux ans, j’ai pu l’emmener avec moi sur une petite tournée de festivals aux États-Unis, cinq jours. C’était pendant son anniversaire, donc c’était encore plus spécial. On jouait devant 30 000 personnes, et je l’ai fait monter sur scène. Je l’ai présenté au public, il était tellement excité. Il a envoyé un message à ses potes en disant qu’il était monté devant 5 000 personnes… alors que c’était plutôt 35 000. C’est le meilleur souvenir que j’ai dans ce métier. Rien ne bat ça.

Pozzo Live : Vous avez maintenant plusieurs albums. Comment réussit-on à faire une bonne setlist ?

Matt Brandyberry : On ne réussit pas. C’est impossible. On veut jouer les nouveaux morceaux, mais on doit aussi jouer les anciens. Through It All est un de nos plus gros titres, notre premier single certifié or, celui par lequel beaucoup de gens nous ont découverts. Donc on doit le jouer. Mais honnêtement, je n’ai plus envie de le jouer. Je m’ennuie quand il arrive dans la setlist. Mais les gens attachent leurs souvenirs à ces chansons. Si on ne les joue pas, ils risquent d’être déçus. Donc on garde les gros titres, et pour le reste… on fait ce qu’on peut. Et quand tu n’as que 30 minutes en première partie, c’est encore pire.

Pozzo Live : Quel groupe ou artiste nous conseilleriez-vous d’interviewer ensuite ? La dernière fois, Danny nous avait proposé Avenged Sevenfold, donc il nous faut une autre réponse.

Matt Brandyberry : Ça ressemble bien à Danny, ça. Je vais sortir des sentiers battus : Sleep Theory. Sleep Theory, sans hésiter.

Merci à Matt pour son temps et merci à Kinda Agency.

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