Ultra Vomit se fait une tournée des Zénith et s’arrête ce soir à celui de Paris. Les nantais n’arrêtent plus leur progression entamée depuis leur grand retour studio avec Panzer Surprise en 2017. Après de multiples concerts, leur nouvel album Ultra Vomit et Le Pouvoir de la Puissance leur ouvre les portes d’une nouvelle étape.
Harold Barbé
Cela était déjà essayé dans des tournées précédentes ou avec le projet Andréas et Nicolas, c’est un humoriste qui ouvre la soirée.
Harold Barbé semble pour autant bien choisi. Le monsieur chauve avec une très grande barbe semble apprécier la bière et les concerts avec de la guitare électrique.


Les blagues sont amusantes, mais nous regrettons que la thématiques metal soit laissée de côté. Il semble bien que le monsieur en possède dans son spectacle.
La thématique n’est pas complètement oubliée car Harold Barbé recupère un masque digne du groupe Slipknot. Il nous passe des morceaux du groupe en question, nous partageant au préalable ce que lui entend en français, nous détruisant au passage les morceaux avec ses hallucinations auditives.


Lucie Sue
Après l’humour passe à la musique avec la chanteuse Lucie Sue et ses musiciens. La française arrive avec assurance et démarre sans hésitation ses morceaux au chant anglais. Un morceau semble même, en partie, être chanté en allemand.
Ses musiciens ne sont pas sans reste, la bassiste et le guitariste font des allers-retours sur scène jouant avec le public.


Lucie Sue lâche sa guitare pour la chanson Famous Last Word. Elle lance la foule a faire un circle pit, qui est largement suivi.
Le dernier morceau Ride the Wild Wild Tiger est particulièrement heavy et embarque pleinement la foule dans son énergie.


Ultra Vomit
Après l’humour, après la musique, place aux deux en même temps ! Le fond d’écran aux allures d’entrée de cinéma type Grand Rex nous annonce le début de la « séance ».
Les musiciens d’Ultra Vomit investissent la scène du Zénith de Paris et démarrent directement avec le hit Evier Metal et ses pyrotechnies. Le public n’en perd pas une miette et lance de gros pogos sur le titre Le Coq.


Le plébiscité Doigts de Metal voit d’actuelles mains aux doigts de metal se gonfler de part et d’autre de la scène.
Après un Takoyaki très animé nous avons le droit à la voix off du docteur Michel Cymes. En effet Ultra Vomit nous propose l’interprétation du récent et inspiré Miction : Impossible (Sonde de B!te). Sur le titre Chien Géant nous avons la surprise de voir apparaitre Nico Jones. Le chanteur de Tagada Jones avait déjà participé précédemment sur scène au morceau largement inspiré des musiques de son groupe. C’est toujours un plaisir de le voir se prêter au jeu.


Le puissant Calojira est toujours bien reçu du public. Quelques effets de pyrotechnie ponctue le morceau. Le guitariste Flockos et bassiste Matthieu Bausson viennent se placer autour du batteur Manard comme pour intensifier le moment.
Patatas Bravas n’a pas la présence de Crisix, comme sur la version studio. Mais cela n’empêche pas le public d’en profiter pleinement.
C’est ensuite un grand classique d’Ultra Vomit qui va ravir la foule du Zénith de Paris. Andreas Martin, dit le mec des canards, arrive sur un trône pour Je collectionne des canards (vivants). C’est bien entendu un succès. Andreas s’affuble d’ailes lumineuses et un tir de confettis est effectué en sortie du pont de la chanson pour toujours plus d’effet.


Ultra Vomit se lance dans un petit medley de leur premier et énervé album M. Patate. C’est ensuite le tour de l’habituelle « minute Manard ». Le batteur Manard s’avance sur la scène, prenant un micro, pendant que Flockos se place à la batterie. Comme usuellement le batteur se lance dans une reprise, qui est aujourd’hui Les brunes comptent pas pour des prunes de Lio. Puis il interprète la Keken, déjà chanté par lui en version studio.
Un fan est monté sur scène pour une « séance d’hypnose ». Dans un mélange d’effet de fumée et de bruitage délicat il est laissé entendre que le fan s’est laissé aller à des flatulences. La transition est toute faite pour GPT (à l’instant).
Le classique Boulangerie pâtisserie est joué pour notre plus grand plaisir. Pour un tout autre plaisir c’est Mouss, le chanteur de Mass Hysteria, qui vient interpréter le morceau Mouss 2 Mass. Une chanteuse nommée Léa vient faire le choeur du morceau. Elle revient dès le suivant Dead Robot Zombie Cop From Outer Space II. Le morceau voit un énorme robot-zombie costumé sur échasses se balader sur scène.


Le rappel est sonné par les trompettes qui annonce le début de l’épique morceau La puissance du pouvoir. Le bien aimé Kammathaar fait hurler la foule à tout rompre. Enfin Ultra Vomit demande au public du Zénith d’allumer ses flashs de téléphone pour le poétique A.N.U.S. Le morceau, sans étonnement, en queue de setlist est conclu de gerbes d’étincelles en fin de chanson.
Ils l’ont fait, les « petits rigolos » d’Ultra Vomit ont remplis le Zénith de Paris à eux seuls. Le reste de la tournée semble également avoir le même succès. On n’arrête plus l’ascension d’Ultra Vomit qui confirme nettement sa place dans le paysage du metal français (même si « parodique ») depuis une dizaine d’années.


Setlist :
- Evier metal
- Le Coq
- Doigts de Metal
- Quand j’étais petit
- Takoyaki
- Miction: Impossible (Sonde de B!te)
- Un chien géant (avec Niko Jones)
- E-tron (digital caca)
- Mechanical Chiwawa
- Calojira
- Ricard Peinard
- Patatas Bravas
- Tikawahukwa
- Toxoplasma Gondii (Felinus Santus)
- Je collectionne des canards (vivants)
- Une souris verte
- Phoned to Death
- I Like to Vomit
- Les brunes comptent pas pour des prunes (Lio cover)
- Keken
- GPT (à l’instant)
- Boulangerie pâtisserie
- Mortal konkass
- Mouss 2 Mass (avec Mouss)
- Dead Robot Zombie Cop From Outer Space II
Rappel - La puissance du pouvoir
- Kammthaar
- A.N.U.S.
Live report : Gaël ; Photos : Vincent Girard-Reydet






































































