Florent Marchet revient avec un double single, « T’as quelqu’un / J’ai quelqu’un », nouvelle étape d’un album à venir, Mobil Home, où se mêlent paradoxes amoureux, bascule intime et regard social.
Entre désir, attachement et crises silencieuses, le chanteur continue de creuser une veine à la fois romanesque et très ancrée dans le réel, avec en ligne de mire la sortie de Mobil Home et un concert annoncé à la Cigale.
Un double single pour raconter les paradoxes amoureux
Après « Tant que tu respires » et « Irréel », Florent Marchet dévoile « T’as quelqu’un / J’ai quelqu’un », un double single qui joue sur les miroirs d’une même histoire sentimentale.
Deux titres pour deux points de vue, comme deux faces d’un même vertige amoureux. Il y est question de désir, d’attachement, de ce moment où l’on se sait pris dans une relation qui déborde les cadres rassurants, sans forcément savoir quoi en faire.
Fidèle à son goût pour les personnages et les situations fines, Florent Marchet s’empare ici du couple contemporain, de ses contradictions et de ses non-dits. Une façon de préparer le terrain pour Mobil Home, qui promet de traverser l’intime autant que le collectif.


Mobil Home, un album né entre Tunis, Paris et Bruxelles
Mobil Home sera le septième album studio de Florent Marchet. Un disque pensé comme un déplacement permanent : géographique, sonore, intérieur.
Tout commence à La Marsa, dans la banlieue de Tunis. C’est là qu’il écrit l’intégralité des chansons, dans une lumière différente, avec la densité du bleu, un autre rythme de vie. Cette parenthèse tunisienne laisse une empreinte discrète mais bien réelle sur le disque.
La suite se joue à Paris, aux Studios Saint-Germain, puis à Bruxelles, avec une équipe taillée pour faire respirer ces nouvelles chansons. On y retrouve Louis Delorme à la batterie, Élise Blanchard à la basse, Marc-Antoine Perrio à la guitare nylon, un ensemble de cuivres, et le fidèle François Poggio à la guitare.
Ces sessions prolongent le travail amorcé à Tunis : une recherche sonore vivante, ample, où la chanson se frotte à des textures plus modernes sans perdre la clarté du texte.


Des vies en marge, une lumière qui insiste
Si Mobil Home s’attaque à des thèmes lourds – exclusion sociale, déclassement, masculinités, adolescence inquiète, menace d’effondrement, passage à la cinquantaine – l’album refuse de se contenter du gris.
Chez Florent Marchet, on croise souvent des « figurants » du récit collectif, ces gens qu’on voit peu mais qui portent l’époque sur leurs épaules. Ici encore, le chanteur veut leur donner voix, entre tendresse, ironie et lucidité.
Le mouvement est partout : « mobil home » comme « maison mouvante », comme « homme mobile » qui se décale, observe, se remet en jeu. Et derrière les inquiétudes, une conviction tenace : il reste possible de rire, d’aimer, de danser un peu, même dans un monde bancal.
Avec ce double single et cet album à venir, Florent Marchet poursuit une trajectoire à part, quelque part entre la chanson, le récit social et le cinéma mental. De quoi donner envie de le suivre sur disque… et bientôt sur scène, notamment à la Cigale.
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