TEMIC choisit le face-à-face avec la douleur. Avec Broken, nouveau single extrait de son album concept Ceiba à paraître le 2 octobre chez Season of Mist, le supergroupe prog s’attarde dans les ruines d’une relation qui s’effondre… sans proposer de sortie de secours.

Loin de la déflagration metal attendue, Broken se joue presque à nu : voix au bord de la rupture, nappes de synthés fantomatiques et pulsations électroniques comme un cœur sous assistance.

Un supergroupe prog qui mise tout sur l’émotion

Né en 2023, TEMIC réunit des visages bien connus des amateurs de metal progressif : membres actuels ou passés de Devin Townsend, Mike Portnoy’s Shattered Fortress, Neal Morse Band, Haken, Shining, Maraton ou encore Big City. Leur premier album, Terror Management Theory, avait déjà été salué pour son mélange de technicité et de mélodies accrocheuses.

Avec Ceiba, le groupe franchit un cap et embrasse pleinement le concept album. Le disque explore la perte sous toutes ses formes : rupture amoureuse, amitié brisée, deuil, effritement du soi. La Ceiba, arbre sacré dans la culture maya qui relie terre, ciel et monde souterrain, sert de fil conducteur à cette plongée dans le deuil et la reconstruction.

Les premiers retours sont élogieux : Metal Injection voit dans Ceiba un retour “en pleine floraison”, tandis que Prog Magazine a déjà mis en avant le précédent single Ceased to Be parmi ses titres de la semaine.

Broken, la fissure qui laisse tout déborder

Au cœur de Ceiba, Broken incarne le moment où l’arbre se fissure, quand la douleur devient trop lourde pour rester silencieuse. Exit les riffs mastodontes : le morceau repose presque uniquement sur la voix de Fredrik Klemp, des synthés brumeux et un beat électronique qui bat comme un cœur en fin de course.

“Broken est construit autour d’une émotion écrasante et de l’honnêteté”, explique le chanteur. Écrit en une trentaine de minutes, le titre a été laissé dans son état brut, sans surcouche ni surproduction. Klemp a choisi de ne pas se protéger : son interprétation reste volontairement fragile, “près du bord”, comme prête à céder à chaque note.

Les paroles évoquent la fin d’une relation de dépendance mutuelle, lorsque les charges que l’on porte à deux deviennent trop lourdes. Et surtout, Broken refuse la consolation facile : pas de catharsis éclatante, pas de grande résolution libératrice. Juste ce point de bascule où l’on reconnaît la même fracture chez l’autre.

Ceiba, un concept album de deuil… et de force intérieure

Broken n’est qu’un fragment d’un ensemble plus vaste. Sur Ceiba, TEMIC prolonge les thématiques existentielles de Terror Management Theory en allant encore plus loin dans le ressenti. Les morceaux traversent la douleur, la colère, la peur, le mutisme, mais aussi la possibilité d’une force nouvelle qui naît au milieu du chaos.

On y retrouve les marqueurs du groupe : riffs massifs, clins d’œil djent, refrains aux accents pop, passages électroniques et envolées techniques, mais toujours avec l’émotion comme boussole. Lead single, Ceased to Be mêle ainsi virtuosité prog et mélodies lumineuses, quand le long final As Long As We Last promet une sortie en apothéose.

Avec Ceiba, attendu le 2 octobre dans plusieurs formats CD et vinyles, TEMIC ne se contente pas de montrer les muscles du prog moderne. Broken en est la preuve la plus flagrante : parfois, le geste le plus fort consiste à laisser une chanson rester “cassée” – et à y plonger sans détour.


Toutes nos autres actus par ici.

Reste branché avec Pozzo Live

Tu veux encore plus de lives, d’interviews, de découvertes et de pépites musicales ? Rejoins-nous sur nos réseaux sociaux :

On y partage ce qu’on ne peut pas toujours mettre dans les articles : backstages, reels, photos de concerts, et plein d’autres trucs cools.

Vous allez aimer !