Ed Motta frappe de nouveau à la porte avec Toc Toc, un single électro-funk 80s qui annonce un album éponyme en portugais attendu pour le 16 octobre 2026. Une façon pour le « Colosse de Rio » de regarder dans le rétroviseur sans cesser d’avancer.
Après plus de dix ans à chanter en anglais, Ed Motta revient à sa langue natale avec un son nourri de boîtes à rythmes, de basses synthétiques et d’un groove taillé pour l’été.
Un retour au portugais sous haute tension funk
Sur Toc Toc, Ed Motta renoue avec le portugais et s’offre un vrai voyage dans les années 80, entre électro-funk, synth-pop et éclats de soul. On y entend autant son amour des grandes figures de la musique populaire brésilienne que son obsession pour les grooves américains fin 70s – début 80s.
L’artiste cite des icônes comme Cameo ou The S.O.S. Band comme boussole de cette nouvelle ère. Adolescent, il a été marqué par ces sons qui tournaient en boucle à la radio ; aujourd’hui, il en récupère l’énergie pour la projeter dans le présent, avec sa voix suave et puissante comme signature immédiate.
Pas question pour autant de faire du vintage figé. Ed Motta parle de « jeu avec la mémoire » : il pioche dans le passé pour mieux chercher des voies qui n’existent pas encore, en refusant les formules faciles de la pop actuelle.
Électro et songwriting, un pont inattendu
Le pari d’Ed Motta sur cet album Toc Toc : réunir deux mondes qui se croisent rarement, la musique électronique et l’écriture de chansons très travaillée. Les morceaux sont construits autour de boîtes à rythmes et d’un synthé basse, mais avec une structure dramatique proche de la grande chanson pop et jazz.
Il décrit ce disque comme un album pop teinté de jazz. Les progressions harmoniques sophistiquées sont là, mais intégrées en douceur, au service de mélodies accessibles et immédiates. L’objectif reste clair : l’attention doit toujours être portée sur la chanson elle-même.
Pour garder cette exigence, Ed Motta a choisi la voie la plus radicale : enregistrer presque tout seul, chez lui, loin des studios remplis de cuivres, cordes et choristes qu’on lui connaît. Minimaliste dans les moyens, riche dans l’écriture, le projet veut retrouver la sensation d’un simple trio piano–basse–batterie, transposée dans un habillage électronique.


Un album “plein été” entre lumière et légèreté
Derrière ce travail d’orfèvre, Ed Motta revendique une envie de légèreté. Il parle de Toc Toc comme d’un « véritable album de plein été » : T‑shirts, plage, piña coladas, et l’envie très simple de se débarrasser d’une montagne de bagages accumulés au fil des années.
Les textes restent centrés sur l’amour, les relations humaines, les villes que l’on traverse, avec parfois une pointe d’ironie. Moins de narrations complexes, plus de fluidité et de clarté, comme si le chanteur cherchait à offrir un sentiment de chez-soi à celles et ceux qui l’écoutent.
En portugais, « toc-toc » est littéralement le bruit de quelqu’un qui frappe à la porte. Avec ce single et l’album à venir, Ed Motta frappe à la porte de la vie pour mieux en saisir la lumière. Un disque qui s’annonce comme une tendre déclaration d’amour à la beauté du monde, portée par l’une des voix les plus chaleureuses de la musique brésilienne contemporaine.
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