BLUAI revient avec un deuxième album à fleur de peau, The Way You Talk Reminds Me Of Home, attendu pour le 30 octobre, et un nouveau single délicat et tranchant, It’s Gotta Be Me. Un projet court à enregistrer, long à digérer, où le trio anversois transforme des moments du quotidien en vraies questions sur l’amour, la famille et le fait d’approcher la trentaine.
Si tu aimes les chansons qui semblent chuchoter mais restent en tête longtemps, ce nouveau chapitre de BLUAI risque de devenir l’une de tes découvertes de l’automne.
Un deuxième album pensé comme une maison à revisiter
Avec The Way You Talk Reminds Me Of Home, BLUAI enchaîne après un premier album, Save It For Later, déjà bien accueilli. Cette fois, le trio regarde derrière lui autant qu’il regarde devant : enfance, deuil, nouvelles responsabilités, peur de ne pas savoir où l’on va en approchant de la trentaine.
L’album ne parle pas seulement de “devenir adulte”, mais surtout de chercher sa voie. Les chansons s’inspirent de conversations réelles avec la famille, les ami·es, les partenaires, ou ces personnes qui réapparaissent des années plus tard et remettent tout en perspective.
Entre souvenirs précis et sentiments plus diffus, BLUAI s’intéresse aux schémas qui se répètent, à celles et ceux qui nous obsèdent, et à tout ce qu’on n’arrive pas à dire à voix haute. Un terrain parfait pour un disque intime, mais loin d’être figé.


Un son direct, enregistré en cinq jours à Londres
Pour capter cette fragilité, le trio a choisi la méthode radicale : tout jouer ensemble, en direct, aux légendaires RAK Studios de Londres. The Way You Talk Reminds Me Of Home a été bouclé en seulement cinq jours, sous la houlette de la productrice et ingénieure du son Isabel Gracefield.
Connue pour son travail aux côtés d’artistes comme PJ Harvey ou Dua Lipa, Gracefield pousse BLUAI vers un son sans fioritures. Pas de couches inutiles, pas de démonstration : chaque note et chaque mot bénéficie d’espace, comme dans une pièce silencieuse où la moindre phrase compte.
Musicalement, on croise l’ombre de Feist, la sensibilité d’Adrianne Lenker ou la mélancolie brute de MJ Lenderman. Des guitares discrètes, beaucoup de nuances, des histoires très personnelles qui résonnent avec des sentiments universels : pression, incertitude, besoin de trouver sa place.


It’s Gotta Be Me, quand partir devient la seule option
En parallèle de l’annonce de l’album, BLUAI dévoile un troisième extrait, It’s Gotta Be Me, après les titres Sober et Alive. On y retrouve cette volonté de sobriété : guitares en fingerpicking, arrangement minimal, voix au premier plan.
Le morceau s’attaque à un moment que beaucoup redoutent : celui où rester ensemble ne rend plus personne heureux, et où la chose la plus honnête à faire est d’être celui ou celle qui part. BLUAI résume ce basculement sans détour, en laissant la mélodie porter ce mélange de culpabilité et de soulagement.
Comme le reste du projet, It’s Gotta Be Me a été enregistré aux RAK Studios avec Isabel Gracefield. Une continuité qui renforce l’impression d’album pensé comme un tout, cohérent, où chaque chanson explore une nouvelle pièce de cette “maison” évoquée dans le titre. De quoi suivre de près la sortie du 30 octobre si tu cherches un disque discret en apparence, mais qui risque de te parler plus que prévu.
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