H-Burns revient avec Blue Rose, un nouveau single lent et cinématographique qui ouvre la voie à son prochain album attendu début 2027, entre mythes américains, désert californien et fantômes de cinéma.
Vingt ans après ses premiers accords inspirés par les songwriters et le grand écran, Renaud Brustlein semble plus que jamais décidé à brouiller les pistes entre vie réelle et fiction.
Une rose bleue au milieu du désert
Dès les premières secondes de Blue Rose, H-Burns installe un climat flottant, presque irréel. La chanson s’ouvre comme un plan-séquence : tempo lent, ambiance contemplative, tension qui monte sans jamais éclater.
Le titre emprunte son symbole à Twin Peaks, où la rose bleue représente le mystère absolu et tout ce qui échappe à l’explication rationnelle. Ici, cette rose impossible devient une fleur qui pousse au cœur du désert californien, dernier éclat de beauté dans un paysage brûlé et silencieux.
Au fil du morceau, H-Burns pose la grande question qui semble hanter son nouvel album : où s’arrête le réel, où commence la fiction ? Jusqu’où le cinéma contamine-t-il nos souvenirs, nos désirs, nos regrets ?


Un hommage assumé à David Lynch
Blue Rose est traversé de clins d’œil directs à l’univers de David Lynch. Le texte cite notamment une image mystérieuse, “Night Blooming Jasmine showed me the way”, comme si une plante nocturne ouvrait un passage vers un autre monde.
Cette dimension lynchienne ne reste pas qu’un simple clin d’œil : elle façonne la structure même du morceau, lent, enveloppant, presque hypnotique. On a l’impression d’avancer de nuit sur une route américaine, guidé par quelques phares lointains et une ligne d’horizon indécise.
Musicalement, H-Burns reste fidèle à son goût pour les ambiances de road-movie, mais avec ici un côté encore plus cinématographique, pensé comme l’ouverture d’un film. Blue Rose pose clairement le décor du disque à venir : un “voyage américain aux confins du rêve, de la mémoire et de la fiction”.
Un clip entre Hollywood, Joshua Tree et Laurel Canyon
Réalisé par le cinéaste californien Adam Neusdater, le clip de Blue Rose prolonge cette obsession pour les frontières troubles entre réalité et cinéma.
On y suit H-Burns sur les traces des fantômes de David Lynch, de sa tombe au Hollywood Forever Cemetery à sa maison perchée sur Mulholland Drive. La caméra glisse ensuite vers le désert de Joshua Tree, à la poursuite de Gram Parsons, avant de revenir au cœur de Laurel Canyon, ce quartier mythique de Los Angeles où tout semblait possible dans les années 60-70.
Entre paysages arides, collines de L.A. et souvenirs de contre-culture, le clip fonctionne comme un carnet de route hanté. Une manière pour H-Burns de célébrer vingt ans de dialogue intime avec les mythes américains, tout en ouvrant un nouveau chapitre avec ce prochain album déjà très attendu.
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