A Filetta s’allie à l’ensemble montréalais Constantinople pour un projet hors norme : Clair-obscur, album de rencontres entre polyphonies corses et musique persane attendu le 25 septembre 2026. Une sortie qui promet un vrai choc de timbres, de langues et de traditions.
Porté par le single Senza tè, disponible depuis le 6 septembre 2026, Clair-obscur fait dialoguer six voix corses, le sétar et la voix de Kiya Tabassian, le kanun, le violon baroque, la viole d’amour et les percussions dans une même respiration.
Un album pensé comme un voyage continu
Plus qu’une simple collaboration, Clair-obscur est conçu comme une suite poétique et musicale en douze pièces. Les chants sacrés y croisent les chants profanes, les lamentes répondent aux folias, tandis que des compositions originales viennent lier le tout.
D’un morceau à l’autre, on passe du corse au persan, de Sénèque au poète Hafez, avec un fil rouge : des textes qui parlent d’amour, d’exil, de mémoire, de violence et d’espérance. Les voix d’A Filetta ne sont pas posées “par-dessus” les instruments de Constantinople : elles entrent véritablement dans les modes persans et leurs inflexions.
En face, le sétar de Kiya Tabassian adapte lui aussi son phrasé au contact des mélismes corses et de leurs résonances. C’est de ce frottement, de cette écoute mutuelle, que naît ce que les artistes décrivent comme une “troisième voix”, organique et résolument contemporaine.


A Filetta et Constantinople, deux histoires qui se croisent
Né en Balagne en 1978, A Filetta a fait de la polyphonie corse un terrain d’expérimentation à part entière. Le sextuor ne se contente plus depuis longtemps du répertoire traditionnel : il multiplie les ponts avec le cinéma, le théâtre, la danse ou encore le jazz, tout en collectionnant distinctions et Diapasons d’Or.
En face, Kiya Tabassian arrive d’Iran à Montréal à l’âge de 14 ans. Compositeur, chanteur et maître du sétar, il fonde Constantinople en 2001. L’ensemble s’inspire des traditions persanes et méditerranéennes, mais aussi de manuscrits anciens comme d’écritures très actuelles.
Avec vingt-six albums au compteur et un prix Juno en 2024 pour Il ponte di Leonardo, Constantinople s’est imposé comme un nom fort des musiques du monde. La rencontre avec A Filetta prolonge cette quête de dialogues au long cours, loin des effets de carte postale.
Un projet à écouter… puis à vivre sur scène
Sur disque, Clair-obscur joue sur les contrastes : la puissance collective des polyphonies corses, la mobilité des modes persans, la place laissée à l’improvisation, la circulation des langues et des époques. Le tout dans une esthétique qui assume autant l’héritage que l’instant présent.
L’album sortira le 25 septembre 2026, avec Senza tè comme premier point d’entrée pour se plonger dans cette alliance entre A Filetta et Constantinople. De quoi donner envie de tester au casque, puis à volume plus généreux, pour sentir vraiment le travail sur les timbres et les espaces.
Et pour prolonger l’expérience en live, le projet Clair-obscur sera sur la scène du Collège des Bernardins, à Paris, le 6 novembre 2026, dans le cadre du Festival Villes des musiques du monde. Un rendez-vous qui s’annonce idéal pour mesurer, en conditions réelles, la force de cette rencontre entre polyphonies corses et musique persane.
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