Louise XIV débarque avec Parfum fraise, une revenge song pop aussi sucrée qu’empoisonnée, qui donne le ton avant leur nouvel EP Croque-Monsieur attendu le 16 octobre. Entre claviers 80’s, guitares post-punk et punchlines bien senties, le trio strasbourgeois transforme les relations toxiques en carburant pour danser.

Si tu as déjà levé les yeux au ciel devant un ex au parfum trop fruité pour être honnête, ce titre risque de te parler très vite.

Parfum fraise, sucré à l’oreille, salé dans les paroles

Avec Parfum fraise, Louise XIV livre une chanson de rupture qui ne pleurniche pas, elle mord. Le morceau joue la carte d’une pop rock acidulée où la batterie électronique s’embrase au contact d’une guitare post-punk nerveuse. La voix, parfois chantée, parfois scandée, navigue quelque part entre l’insolence de Yelle et l’efficacité mélodique de Niagara.

Le refrain explose sur des claviers très 80’s avant de basculer en fin de morceau dans une déferlante hyperpop. C’est libérateur, empouvoirant et clairement pensé pour être crié en soirée, surtout quand la phrase clé tombe comme un crochet du droit : « C’est pas parce que ton parfum est fruité que ton comportement pue pas la merde ». Personne n’est dupe, mais tout le monde continue de danser.

La lyric video, déjà en ligne, appuie ce mélange de fun et de règlement de comptes en technicolor, parfait pour se remettre d’une histoire qui faisait plus de mal que de bien.

Un trio strasbourgeois entre paillettes, colère et électro-pop

Né à Strasbourg au printemps 2024, Louise XIV réunit trois musicien·nes et multi-instrumentistes qui partagent la même envie : faire une électro-pop colorée qui regarde le monde droit dans les yeux. Le groupe assume des influences larges, de Mylène Farmer à Sexy Sushi, en passant par Indochine, La Femme ou encore Yeah Yeah Yeahs.

Au programme : voix cristalline portée par une disco survitaminée, poésie féministe qui ne mâche pas ses mots, kicks techno qui cognent et basses torrentielles. Les synthés 80’s se mêlent à des mélodies électrisantes, comme une fête permanente où les paillettes recouvrent des textes en rage.

Ce contraste entre surfaces dansantes et fond engagé fait clairement partie de l’ADN du trio. Chez Louise XIV, on chante, on scande, on fait la fête, mais on n’oublie jamais de griffer au passage ce qui ne tourne pas rond.

Croque-Monsieur, un EP de nuit qui sort les crocs

Croque-Monsieur, le deuxième EP de Louise XIV, arrive le 16 octobre avec une promesse : pousser encore plus loin le mélange entre pop indé, techno et noirceur rock. Le groupe parle d’un son plus affirmé, plus sombre, où la voix se pare de reverb, la basse se distord et les guitares au chorus hypnotique se frottent à des synthés analogiques et des boîtes à rythmes.

On y retrouve un spectre large, de Mylène Farmer à Sexy Sushi en passant par les Yeah Yeah Yeahs, pour un cocktail où se croisent techno, cold wave et disco. Côté textes, Croque-Monsieur s’attaque frontalement à la santé mentale, au viol, à la masculinité toxique, au militantisme ou encore aux relations d’emprise.

L’image choisie par le groupe résume bien l’esprit : recouvrir le patriarcat d’une bonne dose de cheddar et l’écraser entre deux tranches de pain. Un EP de nuit, donc, qui sort les crocs pour danser, rugir et s’insurger, avec Parfum fraise comme porte d’entrée sucrée mais tranchante dans l’univers de Louise XIV.


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