John Legend sort de sa zone de confort. Avec “Daylight”, un single façonné main dans la main avec Pharrell Williams, le chanteur aux multiples récompenses met ses célèbres ballades entre parenthèses et ouvre un nouveau chapitre, plus cinématographique, plus audacieux.

“Daylight” : quand John Legend lâche le frein avec Pharrell

Depuis plus de vingt ans, tu associes sûrement John Legend à des ballades piano, taillées pour les grandes déclarations. Justement, c’est cette image qu’il veut bousculer. Avec “Daylight”, il amorce l’arrivée de son nouvel album “Muse”, annoncé pour le 23 octobre.

Le projet naît d’une vraie prise de risque. John Legend explique qu’il ne voulait plus se contenter de rejouer ses succès passés. Il voulait prouver qu’il avait encore quelque chose de neuf à apporter, et cela s’entend dès ce titre porté par Pharrell Williams.

Pharrell n’est pas seulement un featuring prestigieux. Il co-pilote tout le disque, que les deux amis ont imaginé ensemble à Paris, dans le studio de Pharrell, début 2025. Cela donne une musique qui tisse gospel, doo-wop, soul classique, afrobeat et touches hip-hop, le tout avec une ambition presque “ciné”.

John Legend cite Nina Simone, Nat King Cole ou Marvin Gaye parmi les repères qui ont guidé “Muse”. On reste donc dans une grande tradition soul, mais “Daylight” laisse déjà entendre qu’il s’agit d’une version plus libre, plus produite, où l’artiste accepte de céder une grande part du contrôle créatif à Pharrell pour mieux se réinventer.

Entre scène et studio, un virage de carrière assumé

“Daylight” n’est qu’une porte d’entrée vers un automne très chargé pour John Legend. En parallèle de la sortie de “Muse”, il signe aussi sa première véritable bande originale pour la scène.

Il travaille en effet sur “Imitation of Life”, un nouveau musical qui arrivera en novembre au lieu new-yorkais The Shed. Le livret est signé par la dramaturge multi-primée Lynn Nottage, tandis que la mise en scène revient à Whitney White, deux fois nommée aux Tony Awards.

Pour John Legend, ce projet marque une autre forme de bascule. Après le studio et les grandes scènes, il plonge dans l’écriture musicale pensée pour le théâtre, avec une histoire à porter soir après soir. Ce pas de côté renforce l’idée d’un artiste qui refuse de se figer dans un seul rôle.

Entre “Daylight”, l’album “Muse” et ce musical, la période qui s’ouvre ressemble donc à un troisième acte personnel. John Legend ne renie pas ses ballades, mais il les déplace, les éclaire autrement, et laisse Pharrell le pousser vers de nouvelles textures sonores.


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