Kings of Leon ne reviennent pas en mode garage rugissant. Avec le single « My Whole World » et l’annonce de leur nouvel album « O My Beloved », le groupe creuse une veine plus posée, plus intime, loin des riffs rebelles des débuts.
« My Whole World » : un feu de camp plutôt qu’un stade
Si tu espérais un nouveau « Molly’s Chambers », il va falloir changer de lunettes. « My Whole World » se pose d’emblée comme un titre plus calme et plus mûr.
Le morceau penche clairement vers une ambiance de feu de camp. La dynamique reste contenue, les contours sont doux, et la voix de Caleb Followill s’installe au premier plan.
Par contraste, on repense forcément à « Mustang ». Ce single, sorti début 2024, redonnait un coup de fouet rock au groupe. Pourtant, sur l’album qui suivait, « Can We Please Have Fun », ce titre faisait presque figure d’exception.
Avec « My Whole World », les Kings of Leon semblent cette fois assumer le virage dès le départ. Le message est clair : la suite ne cherchera pas à rejouer les premières années à coups de riffs poussiéreux.


« O My Beloved » : un album tourné vers la famille et les débuts
Prévu pour le 6 novembre 2026, « O My Beloved » sera le dixième album des Kings of Leon. Et pour la première fois, les frères Followill le produisent entièrement eux-mêmes.
L’album comptera 13 titres. Le groupe y revient sur sa famille, son enfance et la route parcourue depuis les clubs de Nashville jusqu’aux stades.
Ce choix de thèmes colle à l’ambiance de « My Whole World ». On sent un groupe qui regarde dans le rétroviseur, sans nostalgie forcée, mais avec une certaine douceur.
Cette autoproduction ajoute aussi une dimension supplémentaire. Les Kings of Leon prennent totalement la main sur leur son, comme pour mieux contrôler ce chapitre plus épuré de leur histoire.
Retour aux clubs de Nashville, mais autrement
Pour annoncer « O My Beloved », le groupe est revenu là où tout a commencé, ou presque. Les Kings of Leon ont célébré la nouvelle au Basement East à Nashville, un club du même esprit que ceux de leurs débuts.
Ce décor intime contraste avec l’image de groupe de stade qui leur colle à la peau. Pourtant, il colle parfaitement à cette phase plus acoustique et recueillie.
Ce concert donne aussi un indice sur la couleur du disque. On peut s’attendre à des chansons qui fonctionnent aussi bien au coin d’un bar qu’en pleine arène.
Il faudra attendre un peu moins de deux mois pour découvrir si « O My Beloved » va vraiment au bout de ce parti pris plus nu. En attendant, « My Whole World » pose le ton : les Kings of Leon avancent, et ils n’ont plus besoin d’accélérer pour se faire entendre.
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