Le groupe The Pretty Wild était au Graspop 2026. Le combo formé des sœurs Jyl et Jules Wylde a fait sensation en ouverture du samedi 27 juin 2026. Nous avons pu échanger avec les deux demoiselles à la sortie de leur prestation.

Pozzo Live : Comment allez-vous ? Comment avez-vous vécu votre concert d’ouverture ce samedi au Graspop ?

Jules Wylde : C’était super. Nous avons vraiment passé un excellent moment.

Jyl Wylde : Oui, il y avait beaucoup plus de monde que ce à quoi je m’attendais.

Jules Wylde : Et c’était une très belle première fois au Graspop.

Jyl Wylde : Nous avons vraiment ressenti énormément d’amour de la part du public. C’était assez fou. Je suis vraiment heureuse d’être ici.

Pozzo Live : J’ai vu que de plus en plus de personnes arrivaient au fil du concert.

Jyl Wylde : Oui, c’était impressionnant de voir la foule grossir pendant le set.

Pozzo Live : Est-ce que vous restez un peu pour voir d’autres groupes aujourd’hui ?

Jyl Wylde : Oui, bien sûr.

Jules Wylde : Nous allons rester pour assister à plusieurs concerts. Nous avons tourné récemment avec Ankor, donc nous allons certainement aller voir leur set aujourd’hui. Et puis nous avons peut-être une petite surprise prévue pendant le concert d’Ice Nine Kills plus tard dans la soirée, donc nous allons rester dans les parages.

Pour nous, c’est important de soutenir les autres artistes. Nous aimons rester sur les festivals et profiter de l’événement plutôt que de partir immédiatement après notre concert.

Pozzo Live : Vous êtes un groupe récent, avec un premier album qui fonctionne très bien. Vous avez tourné en Europe avec Sleep Theory et vous faites désormais les festivals. Arrivez-vous à pleinement réaliser tout ce qui vous arrive ?

Jyl Wylde : Honnêtement, nous sommes extrêmement reconnaissantes Tout est arrivé tellement vite. Rien de tout cela n’était vraiment prévu.
C’est incroyable de voir à quelle vitesse les choses se sont enchaînées. L’album est né de façon très naturelle. Nous avons simplement laissé sortir ce que nous avions en nous, et nous sommes heureuses de voir que cela trouve un écho auprès d’autres personnes.

Jules Wylde : Nous essayons surtout de profiter du moment présent. C’est une année très intense, mais nous sommes simplement heureuses d’être ici. Quand on voit le nombre d’artistes qui rêvent pendant quinze ou vingt ans de pouvoir jouer hors de leur pays, on mesure notre chance.

Pozzo Live : La direction visuelle de votre album ressemble à un univers sombre, presque à la Tim Burton. Était-ce quelque chose que vous vouliez dès le départ ?

Jyl Wylde : En réalité, pas vraiment. Nous ne cherchions pas à reproduire un style précis. Cet album est surtout né de notre subconscient. Nous avons simplement suivi ce qui nous semblait juste et authentique.

Les émotions que nous traversions à ce moment-là ont naturellement façonné cet univers. Nous nous sommes laissées guider par notre intuition, par ce que nous ressentions en tant que femmes dans le monde actuel. C’est de là que toute l’esthétique du projet est née.

Pozzo Live : Votre univers vocal est parfois beaucoup plus sombre. Vous semblez alterner facilement entre les passages clairs et les parties plus agressives. Comment gérez-vous cela ?

Jules Wylde : Déjà, merci de le remarquer. Beaucoup de gens ne prêtent pas forcément attention à ce type de détails.

Pourtant, passer d’un chant clair à un chant plus agressif n’est pas si simple. C’est quelque chose qui demande beaucoup de travail. C’est justement ce contraste qui rend notre musique intéressante à nos yeux.

Jyl Wylde : Tout l’album repose sur cette dynamique, sur ce mouvement permanent entre différentes émotions.

Jules Wylde : Ce qui est drôle, c’est que lorsque nous avons enregistré l’album, nous ne savions même pas si nous serions capables de reproduire tout cela sur scène. En studio, tout paraît possible. Ensuite, il faut réussir à le faire vivre en concert.

Jyl Wylde : Finalement, cela a fonctionné naturellement. Nous avons eu l’impression que c’était exactement ce que nous étions censées faire.

Pozzo Live : Qu’écoutez-vous au quotidien ? Qu’est-ce qui vous inspire ?

Jyl Wylde : Honnêtement, toute la vie nous inspire. Dès qu’une émotion nous touche particulièrement ou déclenche quelque chose en nous, nous avons tendance à nous y intéresser davantage.

Jules Wylde : Personnellement, j’ai toujours été passionnée par le théâtre et par l’œuvre d’Edgar Allan Poe. Tout l’aspect théâtral et gothique est très présent dans nos influences. J’écris également beaucoup de pièces de théâtre.

Jyl Wylde : De mon côté, je suis passionnée de gymnastique et de tricking. J’aime tout ce qui touche au mouvement et à l’expression corporelle. Finalement, nos inspirations se rejoignent au milieu de ces deux univers et c’est ce qui a donné naissance à l’album.

Pozzo Live : Vous êtes un groupe récent composé de deux jeunes femmes. Même en 2026, êtes-vous encore confrontées à des personnes qui ont du mal à croire en votre projet ?

Jules Wylde : Oui, probablement. Certaines personnes viennent peut-être nous voir par curiosité ou même avec une forme de scepticisme. Et c’est très bien ainsi. Nous accueillons tout le monde à bras ouverts. Notre rôle n’est pas de changer les opinions de chacun.

Jyl Wylde : Nous sommes simplement là pour exprimer ce que nous ressentons. Si certaines personnes se reconnaissent dans notre musique, c’est génial.

Jules Wylde : Et si ce n’est pas le cas, il y a d’autres groupes, d’autres scènes, d’autres univers. C’est très bien aussi.

Pozzo Live : Il m’est arrivé d’entendre certains professionnels plus âgés suggérer qu’il faudrait ajouter un chanteur masculin à ce genre de projet.

Jyl Wylde : Oui, nous avons déjà entendu ce genre de remarques. Mais chacun a sa manière de s’exprimer artistiquement.

Jules Wylde : Certaines personnes préféreront une formule plus traditionnelle et c’est leur droit. Nous faisons simplement ce qui nous ressemble.

Pozzo Live : Quel serait aujourd’hui l’endroit où vous rêveriez de jouer un jour ?

Jules Wylde :  Le Japon sans hésiter.

Jyl Wylde : J’adorerais jouer à Tokyo !

Jules Wylde : J’aimerais découvrir la culture, la nourriture et toute cette partie du monde. Nous n’avons encore jamais joué là-bas.

Cela dit, il reste aussi énormément d’endroits à découvrir en Europe. Grâce à la tournée avec Sleep Theory en début d’année, nous avons déjà vu beaucoup de choses. Mais plus nous voyageons, plus nous avons envie de découvrir de nouveaux pays.

Jyl Wylde : Ce qui est surprenant, c’est à quel point nous nous sentons chez nous lorsque nous venons en Europe. C’était pourtant ma première véritable expérience à l’étranger cette année. Et dès le départ, je me suis sentie à ma place.

Pozzo Live : Est-ce que vous avez des passions ou des hobbies en dehors de la musique ?

Jules Wylde : Oui, bien sûr. Nous avons même parfois des activités artistiques séparées.
Je joue régulièrement au théâtre et je participe à des productions scéniques ainsi qu’à des monologues.

Jyl Wylde : De mon côté, je pratique beaucoup le tricking et les disciplines artistiques proches de l’univers du Cirque du Soleil.

Jules Wylde : Nous avons chacune nos propres moyens d’expression. Mais au final, tout nous ramène toujours à notre point de départ : créer et jouer ensemble.

Pozzo Live : Dernière question, la même pour tout le monde : quel groupe ou artiste conseilleriez-vous à Pozzo Live d’interviewer ensuite ?

Jules Wylde : Je ne sais pas si vous les avez déjà interviewés, mais je dirais Ankor.

Pozzo Live : Justement, nous les avons déjà rencontrés deux fois, dont ici il y a deux jours. 

Jules Wylde : Nous venons de terminer une tournée avec eux et nous les adorons. Ils connaissent une ascension incroyable actuellement et ce sont vraiment des personnes formidables.

Jyl Wylde : Oui, ils sont adorables.

Jules Wylde : Désolées, nous ne sommes pas très originales sur ce coup-là !

Pozzo Live : Ce n’est pas un problème. Nous les apprécions beaucoup également.

Jules Wylde : Alors nous maintenons notre recommandation !

Jyl Wylde : Complètement d’accord.

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