Kesha est de retour à Paris, au Zénith ce vendredi 6 mars 2026. Cela fait plus de dix ans que nous n’avions pas vu Kesha en tête d’affiche en France.
Sizzy Rocket
Après une courte introduction audio, la chanteuse Sizzy Rocket entre en scène. L’américaine est seule en scène avec ses musiques jouées sur bande son.
La chanteuse nous propose des musiques à tendance pop avec des musicalités électroniques.
En court de set Sizzy Rocket enlève sa veste aux énormes épaulières. Elle se munie ensuite d’une keytare (une « guitare-piano ») pour plusieurs des chansons suivantes.
L’artiste finit par embarqué le public dans son univers et obtient un chaleureux salut de celui-ci en fin de prestation.
Kesha
C’est le grand moment. Kesha apparait par le haut de la grande estrade en pyramide posé sur la scène du Zénith de Paris. La chanteuse se dévoile, une fausse tête dans les mains. Elle commence d’emblée par son hit TiK ToK. Comme depuis quelques temps elle démarre le titre avec un « fuck » avant le nom de P. Diddy, suite aux révélations sur le rappeur.

© Nicko Guihal
La scénographie est pour l’instant particulièrement sombre. L’estrade pyramidale noire ne possède aucun jeu de lumière, la scène est simplement éclairée de spots lumineux blancs, plus la poursuite. L’écran en fond de scène n’est pas non plus utilisé.
Kesha enchaine seule en scène les morceaux suivants comme Only Love Can Save Us Now ou Crazy Kids. Les morceaux sont malheureusement un peu trop aidés du playback. D’autant que les chorégraphies de la chanteuse seule ne sont pas spécialements travaillées, voir légèrement gênantes pour l’instant.
Nous soufflons de soulagement au bout de plusieurs morceaux quand plusieurs danseurs font leur apparitions pour des chorégraphies plus approfondies. Par ailleurs des jeux de couleurs commencent à voir le jour.
Kesha change de tenue pendant l’interlude avant Blow, puis elle remonte sur la scène du Zénith avec une guitare. Une fois le morceau interprété en version courte, les danseurs reviennent pour Sleazy.
C’est vers le titre Cannibal que nous remarquons que la prestation scénique est nettement remontée. Sur Take it Off, Kesha embarque le public du Zénith avec énergie. L’écran en fond de scène est maintenant allumé, les jeux de lumières sont efficaces, des spots colorés sont allumés le long de l’estrade, les chorégraphies à plusieurs sont de sortie. Enfin le show est en route et on commence à l’apprécier réellement.

© Nicko Guihal
Nouvel interlude et nouveau changement de tenue. C’est maintenant la part belle aux morceaux du dernier album « .(…) ». Sur le medley ATTENTION!/JOYRIDE, la chanteuse entame des danses (très) sensuelles si ce n’est un peu plus. Les paroles « I’m a bitch » complètent le tableau.
Kesha prend ensuite le temps d’échanger avec son public et reçoit en cadeau d’un fan un plaid personnalisé qu’elle confit à son staff.
Le morceau YIPPEE-KI-YAY est entrecoupé du refrain de Timber en version accélérée.
Kesha reprend ensuite une guitare pour REDFLAG avant de jouer le hit attendu Die Young.
La dernière partie du set propose un dernier extrait de l’album de 2025 avec CATHEDRAL. Puis Praying visite l’album Rainbow de 2017. Et enfin la chanteuse termine en beauté avec deux succès Your Love is My Drug et We R Who We R.
Kesha était fortement attendue pour son retour et réussie à remplir le Zénith ce soir. Si le show avait été haut en couleur sur toute la durée cela aurait gommé l’amertume du début et invisibilisé l’usage appuyé de playback. Le show a mis un temps certain à démarrer, mais celui-ci a tout de même réussi à embarquer le public dans son voyage musical.

© Nicko Guihal
Setlist :
- TiK ToK
- Only Love Can Save Us Now
- Warrior
- Crazy Kids
- C’Mon
- Blow
- Sleazy
- BOY CRAZY.
- Cannibal
- Backstabber / DELUSIONAL.
- Take It Off
- ATTENTION! / JOYRIDE.
- YIPPEE-KI-YAY. / Timber
- RED FLAG. / Whip It / Dinosaur
- Die Young
- CATHEDRAL.
- Praying
- Your Love Is My Drug
- We R Who We R

























