Dans le cadre de son Space Heavy tour, King Krule s’est rendu sur Paris pour trois dates consécutives, dont deux au Trianon et une à l’Élysée Montmartre. Nous avons eu la chance d’être présents lors de son deuxième concert au Trianon : on vous raconte tout !

PREMIÈRE PARTIE : OKAY KAYA

L’ouverture de la soirée revenait à Okay Kaya, collaboratrice habituelle de King Krule : elle lui a notamment écrit le morceau « Slush Puppy », où elle chante également. Quant à lui, il a créé un remix de « Mother Nature’s Bitch ».

La norvégienne nous immerge dans son univers mélancolique, empli de ballades cotonneuses mais tout de même sarcastiques. On pense par exemple à son titre « Asexual Wellbeing » :

sometimes i rub my ghost dick untili can almost see itbut right now all i need is your cerebral per diemthat midnight van leuwennetflix and yeast infectioni know sex with me is mediocrebut i can give youasexual wellbeing

Malgré la lenteur de ses chansons, Okay Kaya arrive à happer notre attention grâce à une interprétation très incarnée.  Elle regarde son public dans les yeux, elle fait des pauses lourdes de sens, elle chuchote quand elle s’adresse à nous. Bref, on a presque l’impression de se retrouver dans un espace ultra intime où elle nous fait part de ses confessions.

Accompagnée d’un guitariste, Okay Kaya invite aussi Ignacio Salvadores sur scène, saxophoniste affilié à King Krule.

Elle termine son show sur une reprise émouvante de « What A Wonderful World », puis une chanson plus enjouée avant de laisser à la place à King Krule.

KING KRULE AU TRIANON

King Krule arrive alors en terrain familier, car il investit en effet la salle du Trianon pour la deuxième soirée consécutive. Les lumières sont – très – tamisées, nous permettant ainsi de – presque – fermer les yeux pour ouvrir un peu plus nos oreilles.

Archy Marshall, de son vrai nom, offre à son public une rétrospective de sa discographie. Car il interprète tout aussi bien des titres de son dernier album, Space Heavy, que des extraits de ses projets précédents. On pense notamment à « Easy Easy » et « A Lizard State » de l’excellent 6 Feet Beneath The Moon, , ou « Stoned Again » et « Perfecto Miserable » de Man Alive!

Si les versions studios donnent l’impression d’une nonchalance blasée, l’interprétation live leur confère une puissance et une force étonnante. Cela est notamment dû à un King Krule passionné – presque écorché – qui se démène sur scène. Il vit chaque chanson, que ce soit avec rage ou tristesse, et nous nous laissons emporter dans ce tourbillon d’émotions. On peut également remercier Ignacio Salvadores, dont les solos de saxophone intensifiaient d’autant plus la beauté des morceaux. L’instrumentiste argentin était à deux doigts de voler la vedette à l’artiste londonien !

Pour les fans de King Krule, et même ceux qui ne le sont pas, nous vous recommandons absolument de le voir en live, au moins une fois dans vos vies : on vous assure que vous en aurez pour votre argent !

SETLIST
    1. Perfecto miserable
    2. Alone, Omen 3
    3. Dum Surfer
    4. A Lizard State
    5. Pink Shell
    6. Space Heavy
    7. Hamburgerphobia
    8. Seagirl
    9. Flimsier
    10. Airport Antenatal Airplane
    11. Easy Easy
    12. Stoned Again
    13. Seaforth
    14. Baby Blue
    15. Rock Bottom
    16. If Only it was Warmth
    17. It’s All Soup Now
    18. Out Getting Ribs

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