C’est en solo que la chanteuse de The Marías, María Zardoya, a investi le Casino de Paris, les 27 et 28 avril. Venue présentée son projet Not For Radio, l’artiste a envoûté le public, ensorcelant ces derniers au travers de ses morceaux et de sa mise en scène féerique.

María Zardoya transforme le Casino de Paris en un écrin poétique. ©ecrantactile_

Ce sont des mètres et des mètres de dentelles, de tulles et de mousseline qui ont foulés la moquette et les sièges de la flamboyante salle du Casino de Paris ces 27 et 28 avril. Les spectateurs se sont accordés, sans même se concerter, sur un code vestimentaire comprenant des drapés en dentelles et des jupes légères épousant le rythme de leur pas entre les allées du théâtre.

Une fois tous installés, la salle semble tout droit venu d’un conte de fées, d’autant plus lorsque le rideau se soulève laissant apparaître la scénographie.

Au coeur d’une « réalité alternative »

Au milieu de la scène, sur une estrade fait de mousse verte qui s’étend jusque sous les pieds des musiciens, María Zardoya apparaît sous les traits d’un cygne. La figure de l’animal matérialisée par un costume fait de plume et de voile d’un blanc immaculé. Les yeux fermés, la chanteuse entonne son premier morceau, « Puddles » issu de l’album Melt paru en octobre dernier. Plongée dans cette salle transformée en forêt, le timbre de voix de l’artiste semble nous étreindre et guide le public au travers des branches et des feuillage qui compose la « réalité alternative » de celle qui s’est fait connaître au sein du groupe The Marías.

Un groupe fondé par María Zardoya et son ex-compagnon, Josh Conway, il y a déjà 10 ans. Avec ce projet solo, Not for Radio, la chanteuse troque la pop enjouée du groupe contre des mélodies plus vaporeuse, obscure et romantique.

Ni concert, ni spectacle, la chanteuse a livré une prestation aux allures d’un poème. ©ecrantactile_

Redéfinir l’intimité

Pendant un peu moins de 2 heures, la chanteuse livre une performance qui ne ressemble à aucune autre. Ni concert, ni spectacle, ce qui se déroule sous nos yeux est indescriptible et inoubliable. À la sortie de la salle, il est difficile de nous sortir certains tableaux de l’esprit, les mélodies nous suivent comme notre ombre sur le chemin pour rejoindre la station de métro la plus proche. Et pourtant, María Zardoya n’a pas enchaîné les chorégraphies sur scène, ni fait intervenir d’invités surprise. Au contraire, cette dernière est restée sur l’estrade, à genoux, avant de réaliser quelques pas légers sur scène et de descendre au plus près des spectateurs.

C’est bien cela que l’on retient le plus, un moment à part, qui ne répond pas aux attentes d’un univers pop qui en demande toujours plus. Avec Not For Radio, l’artiste portoricaine-américaine, redéfinit une forme d’intimité entre l’artiste et son public. Une relation noué par regards et des morceaux aux allures de poèmes dont elle seule a le secret.

Retrouvez plus de live report sur Pozzo Live !

Vous allez aimer !