Nothing but Thieves fait son come back dans un Olympia sold out, pour la première date de leur tournée européenne. Leur dernière venue remonte au Casino de Paris en mars 2022 et entre temps le groupe a sorti Dead City Club (2023). Un album plus dansant, qui offre de nouvelles perspectives au groupe.

Bad Nerves

La salle est déjà quasiment pleine alors que 20h sonne l’arrivée de Bad Nerves. Le groupe de punk anglais tente de mettre l’ambiance avant Nothing but Thieves mais le public semble peu réceptif. Le chanteur vêtue d’une veste noire et de lunettes de soleil semble tout de même content d’entamer cette tournée à Paris. Ils joueront notamment leurs derniers titres Antidote et USA, fiers de pouvoir les présenter au public français.

Malgré leur rythme punk, les lumières rouges limitent le dynamisme du show en terme de scénographie et de lights. Le public reste timide, ne connaissant pas ou très peu le groupe à part le premier rang qui remu plutôt bien. Tout au long du set, la voix du chanteur est presque inaudible, les paroles sont trop couvertes par la musique. La prestation est bonne pourtant, alors que Bad Nerves interprète des titres plus connus comme Baby Drummer ou Can’t Be Mine. Dommage pour un groupe qui avait de l’énergie à revendre pour cette première date !

Nothing But Thieves

Peu avant 21h, la salle plonge dans le noir avec pour fond sonore Gimme! Gimme! Gimme! de ABBA. Alors toute la salle reprend en chœur le refrain et danse au rythme de la chanson. La scène de l’Olympia a vu grand ce soir. Nothing but Thieves arrive sur scène sous l’acclamation et les cris du public. Les rideaux rouges sont tirés à leur maximum sur les côtés et le fond de la scène semble bien loin au fond. On comprend vite pourquoi avec toutes les lights installées de part et d’autre de la salle, entourant le groupe. Les premières notes de Welcome to the DCC résonnent et le public ne perd pas de temps pour se mettre dans l’ambiance. Le titre issu du dernier album Dead Club City sera une bonne entrée en matière pour cette soirée qui s’annonce déjà très bonne. Tout le monde deviendra complètement fou sur Is Everybody Going Crazy ?, le public saute au rythme de cette superbe intro de guitare et fera déjà trembler le plancher de l’Olympia.

 

Un Olympia en forme

Les lights sont beaucoup mieux pour Nothing but Thieves et offrent une vraie mise en scène qui varie au fil des morceaux. Éclairant de derrière, sur la gauche ou sur la droite et même d’en haut les membres du groupe jouant avec leurs silhouettes. Lors de l’intro de City Haunts, mêlant guitare de Dom Craik et la voix de Conor Mason, seuls les deux seront éclairés par un spot perçant tel un rayon de soleil. Ce qui offrira un beau moment de complicité entre les deux qui se feront face. Pour la suite, Conor sort sa guitare acoustique pour Drawing Pins avant de poursuivre sur la douce balade Sorry. C’est après ce moment de douceur que la fête bat son plein, toute la salle est debout et la foule s’extasie sur Do You Love Me Yet ?. C’est au moment de cette apogée que le groupe nous propose un petit mash up (Ce n’est rien/Gods/Number 13) faisant fuser les guitares et la basse sur les différents morceaux. Nothing But Thieves enchaine les tubes et continue de mettre une super ambiance à l’Olympia quand l’intro de Unperson se fait entendre la salle suit le rythme.

 

 

Le talent de Conor Mason

Conor Mason prend la parole pour remercier chaleureusement le public d’être là ce soir, il n’imaginait pas remplir un Olympia. Et encore mieux, il n’imaginait pas une ambiance aussi incroyable que le public retransmets. Il continue par annoncer Love, Please Stay pendant laquelle il se retrouvera seul sur scène accompagné des deux guitaristes assis à côté de la batterie. La voix de Conor résonne dans l’Olympia, le son est nettement mieux que pour Bad Nerves nous permettant d’apprécier son talent. Sur Trip Switch, où l’ambiance ne cessera de monter, Conor laissera le public chanter pour lui le refrain. Et il n’aura pas à le demander pour que cela se produise, les fans étant bien présents ce soir. S’ensuit le très puissant Futureproof dont les riffs de guitares donneront des frissons aux plus sensibles. Avant la dernière partie du morceau, là où tout explose, le groupe fait un stop complet dans le noir, faisant monter la pression du public qui attend avec impatience la reprise pour s’exprimer. Pour calmer tout ça, Nothing but Thieves à choisi d’enchaîner avec leur incroyable balade Impossible, laissant place à la puissance de la voix de Conor une nouvelle fois. Le public est sous le charme.

Rappel

A cette scène est ajoutée davantage de fumée qui donne une atmosphère mystique avec les lumières blanches au fond. Nothing but Thieves reviennent avec un public chaud bouillant près à danser sur le dernier titre Oh No:: He said What ?. Quel performance ! Ce titre est digne d’être joué en live, toute la salle est debout et danse sur ce morceau aussi rock que funk. Ajoutons à cela la célèbre Amsterdam que tout le public connaît maintenant par cœur ! Le groupe ne partira pas encore avant de jouer Overcome pour admirer une dernière fois l’incroyable voix de Conor Mason qui résonne dans l’Olympia.

 

 

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