Pendant que certain·es fêtaient Halloween, d’autres étaient au Zénith de Toulouse pour assister au concert de Yoann Lemoine, aka Woodkid. De fait, beaucoup de personnes s’y sont laissées tenter au vu du monde présent ce soir. Sans être comble, la salle n’en restait pas moins particulièrement remplie. Voici donc à quoi ressemblait Woodkid à Toulouse cette année :

Awir Leon :

La première partie de ce soir est assurée par Awir Leon, membre de l’orchestre de Woodkid. Seul sur scène avec pour seul matériel un synthé et un micro, le musicien apparaît tout de blanc vêtu. Les compositions sont assez mélancoliques malgré plusieurs titres bien pêchus, avec une instrumentation au croisement entre musiques de film, électro et rap. Le chant de l’artiste est parfaitement maîtrisé avec une très belle voix, et les jeux de lumière sont du plus bel effet, nonobstant des passages frôlant le risque de crise d’épilepsie. La chorégraphie est bien travaillée et le public semble apprécier au vu des nombreux applaudissements ! Ainsi, il pourra pardonner à Awir Leon d’avoir confondu Toulouse et Bordeaux lorsqu’au milieu d’un morceau ce dernier criera « Bordeaux, est-ce que vous êtes là ? ». Le chanteur en plaisantera d’ailleurs en indiquant que dorénavant, nous pourrons l’appeler Stéphane puisque lui-même n’était pas capable de nommer la ville comme il se doit.

Malgré un show très court de seulement 25min, Awir Leon a su faire l’unanimité au sein du public en proposant un set varié et un peu particulier puisque la grande majorité des titres joués ce soir n’était pas encore sortis !

 

Woodkid : 

Neuf heures du soir. C’est devant un public tenu en haleine que s’avancent les musiciens formant l’orchestre de Woodkid : batterie, synthés, violon, violoncelle, trombone… Chacun d’entre eux est aligné devant la scène. Après une courte introduction, le chanteur fait son entrée sur Iron, au milieu d’une scène surélevée au milieu d’un écran géant. Le groupe a mis les petits plats dans les grands ! Les enchainements d’images couvrant la scène viennent illustrer les mélodies pour un grand moment, aussi visuel qu’auditif.

Comme sur les versions studio, le timbre de Yoann Lemoine est envoûtant et plein d’émotions. Sa voix de basse prend aux tripes, et est couplée à une instrumentation si bien rodée et si touchante, qu’il est impossible d’y résister. D’ailleurs le public ne s’y trompe pas : ça chante, ça saute, ça danse et ça applaudi à tout va. Toute la salle est conquise !

Woodkid, d’ordinaire peu bavard, semble lui aussi ravi d’être présent ce soir. Les plaisanteries fusent, de tel qu’il en viendra à nous raconter comment S16, son dernier album sorti il y a un an et demi, était parfait pour supporter la pandémie tant il respire le bonheur et la joie de vivre. Il ajoutera comment, en bon businessman, il a décidé de sortir la galette en plein confinement, lorsque toutes les Fnac et autres revendeurs étaient fermés ! Cette soirée est aussi l’occasion pour lui de jouer des titres traitant de son vécu, comme Brooklyn qui raconte sa vie à New York et ses premiers enregistrements, ou bien I Love You, relatant une rupture avec son ex petit ami l’ayant particulièrement affecté.

En plus de proposer des titres issus des deux albums, l’orchestre interprétera On Then and Now, morceau composé pour les défilés de mode de Louis Vuitton. L’occasion pour Woodkid de prendre une petite pause avant de revenir pour quelques titres avant le rappel. Celui-ci  se composera de deux titres : Goliath, morceau d’ouverture de S16 ainsi que du tube Run Boy Run issu de The Golden Age. Le public est tellement aux anges qu’il continuera de chanter a cappella pendant de longues minutes, si bien que le groupe se verra forcé de relancer le refrain une dernière fois.

Ainsi s’achève cette soirée absolument inoubliable du concert de Woodkid à Toulouse. Tout était magistralement orchestré, tant sous l’aspect visuel (écran, lumières) que musical. Si Woodkid sonne magnifiquement bien en studio, c’est bien sur scène, accompagné de son orchestre et de cet écran géant que sa musique prend tout son sens.

 

Vous pouvez les avancées du festival sur leur site internet, ou sur leur page Facebook. De plus, vous pouvez retrouver toutes nos interviews ici. Pour nos chroniques, ça se passe .

Setlist Woodkid :

  1. Intro
  2. Iron
  3. Enemy
  4. Pale Yellow
  5. Reactor
  6. Brooklyn
  7. I Love You
  8. Horizons into Battlegrounds
  9. So Handsome Hello
  10. In Your Likeness
  11. Highway 27
  12. The Golden Age
  13. On Then and Now
  14. Conquest of Spaces
  15. Minus Sixty One
  16. Goliath
  17. Run Boy Run

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