Le groupe de métal iranien a été arrêté et condamné à 15 ans de prison pour avoir “joué de la musique satanique”.

L’information, relayée par nos confrères de Metalzone, vient rappeler douloureusement que la liberté d’expression et de jouer sa musique est un droit inégal en fonction des pays. L’état iranien a entreprit depuis plusieurs années une vraie purge intellectuelle dans le milieu musicale. Il est parti en croisade contre tous les groupes qui jouent des musiques ou diffusent des messages jugés incompatibles avec les canons de l’Islam tels que les interprètent les Gardiens de la Révolution. Ainsi, le groupe Arsames a été arrêté “et condamné à 15 ans de prison en raison de son statut de groupe de Metal satanique, et de son opposition au gouvernement islamique”.

Arsames arrêté

Actif depuis 2002 bien que le Metal soit interdit dans le pays car considéré comme “musique satanique”, le groupe a joué dans des festivals dans toute la région, en Turquie, en Arménie et à Dubaï. Le groupe tire son nom d’un ancien prince perse, et a déjà sorti deux albums : Cyclopia en 2006, et Immortal Identity en 2010. Un EP de reprises, Persian Death Metal Tribute To Warriors Of Metal en 2011.

Cette pratique n’est pas nouvelle, puisque les membres du duo iranien Confess avaient, en 2015, fait l’objet d’une arrestation pour des motifs similaires. Menacés d’exécution au départ, ils ont été finalement condamnés en juillet 2019 à 74 coups de fouets et 12 ans et demie de prison pour l’un, 6 ans pour l’autre. Ils sont actuellement en exil en Norvège et ne peuvent rentrer dans leur pays.

D’autres victimes dans le monde de la musique

Le Metal n’est d’ailleurs pas le seul milieu musical touché. Le 5 octobre 2013, le musicien Mehdi Rajabian et son frère Hossein, documentariste, sont arrêtés pour avoir “insulté les valeurs sacrées de l’islam et diffusé de la propagande contre le système”. Emprisonné 2 ans puis relâché, Rajabian vit en liberté conditionnelle avec interdiction à vie de faire de la musique, d’étudier, d’enseigner, de créer une entreprise ou de quitter son pays. Son tort? Avoir fait chanter les femmes et avoir parlé milité pour les droits de l’homme.

Mehdi Rajabian

Mehdi Rajabian (Facebook officiel)

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