Cali revient avec un nouveau single, « Allumette (dans la nuit) », morceau fragile et incandescent qui annonce son prochain album Caliciuri, attendu le 25 septembre 2026. Un titre qui plonge au cœur des fissures, de la fatigue de vivre… et de l’amour qui tente malgré tout de sauver.

Dans cette chanson, Cali raconte une « petite allumette » au bord du gouffre, une enfant trop pure pour un monde trop cynique. Un thème intime, brutal et tendre à la fois, qui donne le ton d’un disque pensé comme une mise à nu.

Allumette, une chanson pour celles et ceux au bord du gouffre

« Allumette (dans la nuit) » n’a rien d’un single léger. Cali y parle d’une enfant qu’on ramasse « au bord du gouffre », entourée de proches qui essaient de la réchauffer, de lui redonner confiance, de la raccrocher à la vie.

Le texte s’adresse à tous ces êtres « trop purs » qui n’ont pas le filtre pour affronter la dureté du monde. Cette petite marionnette prête à trébucher, qui se râpe les mains contre les murs d’une existence sans issue, c’est autant un personnage qu’un miroir tendu à ceux qui se sentent à côté de leur propre vie.

Face à elle, il y a « beaucoup, beaucoup, beaucoup d’amour », des appels, des mains tendues… mais aussi cette impuissance que Cali formule sans détour : même quand on aime plus que tout ces allumettes fragiles, comment les sauver vraiment ? La chanson se termine comme une prière douce : « Tu as le droit de t’aimer ma petite fleur… Ta vie sera chouette… Petite allumette. »

Caliciuri, l’album où Cali tombe le masque

Avec Caliciuri, Cali signe ce qui s’annonce comme son album le plus intime. Il y appose pour la première fois son vrai nom de famille, celui qu’il avait laissé de côté au moment de choisir son nom de scène, ce « Cali » léger qu’on lui donnait enfant dans son village en Catalogne.

Après des années de chansons, de tournées, de joies et de chagrins, il dit arriver « à l’os ». Caliciuri, c’est ce qu’il reste quand on enlève les couches, quand on ne se cache plus derrière un surnom. Un album personnel, organique, enregistré à contre-courant de l’époque au studio Black Box près d’Angers, avec de vrais instruments, de vrais amplis, de grands musiciens.

Aux commandes des arrangements, on retrouve Fred Pallem, dont l’écoute et la sensibilité viennent sublimer ces nouvelles chansons. À 58 ans, Cali profite de ces 42 minutes pour faire l’état des lieux, se confesser « dans la jeunesse de sa vieillesse » et poser des mots crus et lumineux sur le temps qui passe.

Un tracklisting entre urgence de vivre et derniers adieux

À la lecture des titres, Caliciuri ressemble à un journal intime traversé de doutes, de ruptures et de sursauts de vie. Entre l’obsession de l’amour, la peur de la fin et le besoin de continuer, tout semble y passer. Voici la tracklist officielle de l’album :

  • Encore
  • Allumette
  • Ne fais jamais confiance à un cowboy
  • Ne me regarde plus
  • Est-ce qu’on peut vivre sans amour
  • Vivre
  • Tu es mort
  • Donne-moi tout
  • Luge
  • Ma dernière chanson
  • Allumette (dans la nuit)

Entre un « Encore », une « Ma dernière chanson » et un final qui revient à « Allumette (dans la nuit) », tout laisse penser que Cali a construit un disque comme un récit complet, du premier souffle au dernier aveu. Un album à surveiller de près si tu suis l’artiste depuis longtemps, ou si tu as envie de découvrir un Cali plus brut, plus vrai, qui signe ici sous son propre nom.


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