Dimmu Borgir sort de son long sommeil studio : huit ans après « Eonian », les Norvégiens reviennent le 22 mai 2026 avec « Grand Serpent Rising », un nouvel album pensé comme une mue totale, entre rage black metal et quête spirituelle obscure.
Treize morceaux, près d’une heure de musique et un groupe qui revendique le temps pris pour tout façonner à l’extrême, loin des calendriers et des tendances. Le serpent qu’ils font remonter ici parle autant de violence que de transformation.
Un retour attendu, entre nostalgie 90’s et nouvelle peau
Depuis 1993, Dimmu Borgir avance à son propre rythme. Après « Eonian » en 2018, le silence studio commençait à peser pour les fans, habitués à ces longues attentes où chaque détail compte plus que la productivité.
Avec « Grand Serpent Rising », le groupe assume à fond cette lenteur choisie. Les idées ont germé dès 2018–2019, puis pendant les années de pandémie, chacun travaillant dans son coin avant de tout rassembler. Résultat : tellement de matière qu’un double album était possible, avant de tout resserrer pour ne garder que l’essentiel.
L’album s’ouvre sur l’intro « Tridentium » avant de lâcher « Ascent », morceau pensé comme un éclair dans le ciel nordique : agressif, vicieux, mais toujours porté par ce sens de la mélodie glaciale qui a fait la réputation des Norvégiens.
Sur près d’une heure, le groupe promet une tension continue, reconnectée à l’énergie brute du black metal norvégien des années 90, mais avec trois décennies d’écriture et de contrôle derrière les riffs.
Moins de grandiloquence, plus de noirceur organique
Par rapport à « Eonian », Dimmu Borgir choisit de lever un peu le pied sur les chœurs et l’orchestration massive. Ces éléments restent là, mais n’apparaissent que quand ils peuvent vraiment frapper fort, plutôt que de tapisser chaque titre.
Autre changement majeur : le départ du guitariste Galder en 2024, parti se concentrer sur Old Man’s Child. Loin de fragiliser le navire, ce mouvement ramène le noyau créatif au duo d’origine, Silenoz et Shagrath, comme aux premiers jours.
Moins de monde « en cuisine », plus de décisions tranchées : le groupe explique avoir sacrifié de nombreux riffs et idées adorés, pour ne garder que ce qui servait vraiment les morceaux. L’album est présenté comme un condensé, sans remplissage ni démonstration gratuite.
En studio, retour aussi à un complice de longue date : Fredrik Nordström, déjà derrière « Puritanical Euphoric Misanthropia » ou « Death Cult Armageddon ». L’objectif était clair : faire sonner « Grand Serpent Rising » comme un groupe qui joue vraiment, sans production sur-quantifiée ni grosses batteries façon « machine à écrire ».
Serpent mystique, langue norvégienne et transformation intérieure
Au-delà de l’imaginaire occulte, « Grand Serpent Rising » creuse un sillon plus spirituel qu’il n’y paraît. Le serpent n’y incarne pas seulement le mal, mais la mue, la connaissance, la libération : une montée intérieure, inspirée des traditions ésotériques et de l’idée de Kundalini, cette « flamme du serpent » censée réveiller des forces dormantes.
Les textes parlent de dissolution de l’ego, de réveil et d’alchimie personnelle, comme si le groupe projetait ses propres métamorphoses dans une mythologie noire, fidèle à son esthétique mais plus introspective.
Clin d’œil aux débuts : plusieurs titres sont de nouveau chantés en norvégien. Parmi eux, « Ulvgjeld & Blodsodel », présenté comme single phare, s’intéresse à la notion de lignée, d’héritage, de ce qu’on transmet à celles et ceux qui arrivent après.
Pour Dimmu Borgir, « Grand Serpent Rising » coche toutes les cases d’un nouveau sommet personnel. Le groupe et son producteur y voient leur travail le plus abouti à ce jour. Aux fans désormais de plonger dans ce serpent noir qui remonte des profondeurs, peau neuve et crocs bien affûtés.
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