Doodswens revient aujourd’hui avec son deuxième album, éponyme, et tu vas vite comprendre que ce n’est pas juste un nouveau disque de black metal. Derrière ces neuf lettres, il y a un vrai manifeste, un truc sombre mais viscéralement tourné vers la survie. Le groupe néerlandais balance cette nouvelle offrande chez Svart Records, et dès les premiers riffs, tu sens que tu entres dans un espace où chaque note gratte là où ça fait mal.


Un black metal néerlandais qui regarde la mort droit dans les yeux
Fondé en 2017 par la mystérieuse I., Doodswens s’est vite imposé dans la scène néerlandaise avant de dépasser les frontières, notamment en partageant l’affiche avec des légendes comme Marduk ou Gorgoroth. Autant te dire qu’ils n’ont pas appris la subtilité dans les livres. Pourtant, ce nouvel album n’est pas qu’un déferlement de blasts et de cris possédés. Il tourne autour d’une idée simple, mais dérangeante : vivre avec un « death wish », cette pulsion morbide qui colle à la peau, sans pour autant se laisser avaler par elle.
I. explique d’ailleurs que ce disque ne parle pas de renoncement, mais de reconquête. C’est l’histoire de quelqu’un qui, après avoir frôlé le gouffre, retrouve une forme de force brute. Le titre Doodswens se traduit par « vœu de mort », mais le sens réel, en néerlandais, est plus proche de « driven by death ». Autrement dit, c’est la mort comme moteur, pas comme destination. Tu le ressens dans chaque morceau : la musique t’enfonce, puis te relève, comme si la setlist entière te mettait face à tes propres ombres.
Le duo garde cette approche très ritualiste, presque cérémoniale. On parle souvent de leurs performances comme de moments à la fois dévastateurs et étrangement libérateurs. Selon ce que tu transportes en toi, ça t’écrase ou ça t’allège. Doodswens ne cherche jamais à te rassurer : le groupe préfère te confronter, te forcer à regarder dans le miroir pendant que les guitares hurlent et que la batterie martèle comme un cœur en surchauffe.
Un album éponyme, Doodswens offre des visions noires et plusieurs portes d’entrée
Ce deuxième album, tout simplement intitulé Doodswens, sort aujourd’hui dans toutes les versions possibles : vinyle Cream White/Yellow/Orange ultra limité, pressage violet, classique noir, CD et digital. Donc, que tu sois accro à la cire colorée ou plutôt équipe playlists, tu as ce qu’il faut. Et si tu veux afficher ta dévotion jusque sur ton dos, un T-shirt officiel avec l’artwork est aussi de la partie. On est clairement dans le genre d’univers où l’objet compte presque autant que le son, un peu comme ces vieilles galettes de black norvégien que tu manipules presque religieusement.
Musicalement, l’album s’inscrit dans cette lignée de black metal cru, sans compromis, mais il évite le piège du « déjà-entendu ». Les morceaux alternent entre passages suffocants, riffs répétés comme des mantras et montées en tension qui te tiennent par la gorge. Des titres comme The Black Flame ou Driven by Death prolongent parfaitement ce concept de lutte intérieure. Tu peux déjà te plonger dedans via leurs vidéos, qui poussent encore plus l’esthétique brutale et intimiste du groupe.


Ce qui frappe, finalement, c’est cette façon qu’a Doodswens de transformer la noirceur en carburant. Là où beaucoup de groupes se contentent de poser un décor malsain, I. et sa clique fouillent dans la psyché, cherchent le point de rupture, puis refusent de s’y abandonner complètement. Ce disque ressemble à un rituel personnel, capturé sur bande : tu y entres pour la violence du black, tu y restes pour la sensation étrange de catharsis. Si tu as besoin d’un album qui ne te tienne pas la main, mais qui traverse la nuit avec toi, celui-là risque de tourner longtemps dans ta platine.
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