Ecce Shnak revient avec Vincent, un single qui mélange opéra barré et rock sous tension, en prélude à l’album Dandy Variances attendu plus tard dans l’année. Le groupe new-yorkais en profite pour repartir en tournée sur la côte Est avec les Britanniques d’EMF, avant une série de dates au Royaume-Uni en juin.

Entre trills lyriques, guitares en embardée et énergie de mosh pit, Vincent s’attaque frontalement à un certain type de personnage qu’on a tous croisé un jour. De quoi donner envie de hurler le refrain autant que de voir Ecce Shnak sur scène.

Un opéra punk pour régler ses comptes avec “Vincent”

Vincent est le premier extrait de Dandy Variances, le prochain album du groupe, qui sortira via le label Records, Man Records. Le morceau joue la collision frontale entre hardcore sautillant et chant quasi lyrique, façon “air d’opéra coincé dans un circle pit mid-90s”.

Écrit à l’origine pour un film qui n’a jamais vu le jour, le titre met en scène un certain Vincent, archétype du type sûr de lui, un peu trop content de lui, qui mérite largement le regard exaspéré qu’on lui lance. Il n’est pas le pire des salauds, mais suffisamment agaçant pour qu’on ait envie de le faire taire… à coups de décibels.

La punchline qui reste en tête vient de la voix narratrice elle-même : “I’ll destroy your equipment with my voice!”. Une formule pensée comme un mantra à ressortir face à ton “Vincent” personnel, ce rival moyen gamme qui parasite ton quotidien. Ici, la vengeance passe par le micro, pas par les poings.

Ecce Shnak, chaos millimétré et scène new-yorkaise

Formé au milieu des années 2000 dans la scène expérimentale de New York, Ecce Shnak aligne un line-up taillé pour le chaos organisé : David Roush (basse, composition, chant), Bella Komodromos (voix), Chris Krasnow (guitare), Gannon Ferrell (guitare) et Henry Buchanan-Vaughn (batterie).

Le groupe s’est forgé une réputation de performances secouées mais ultra travaillées, où la précision technique sert une énergie volontairement borderline. On y croise autant l’ombre du metal que des grooves hip-hop ou des harmonies proches de la musique contemporaine, avec des références qui vont de Gogol Bordello à Rage Against the Machine, en passant par Björk ou Meshuggah.

Avant Vincent, Ecce Shnak avait publié l’EP Shadows Grow Fangs, enregistré avec Jeff Lucci, mixé par Nicholas Vernhes (Animal Collective, Deerhunter, Wild Nothing, War on Drugs) et masterisé par Joe LaPorta (David Bowie, The Weeknd, Foo Fighters, Vampire Weekend). Le groupe a également croisé la route de Spacehog et apparaît sur le titre LGBTQ+ Lover d’EMF, preuve que leur art-rock sous tension parle autant aux anciens qu’aux explorateurs.

Tournée avec EMF et clip hommage aux années 90

Pour accompagner la sortie de Vincent, Ecce Shnak repart sur la route. Le groupe ouvre une tournée côte Est aux États-Unis et au Canada avec EMF, avec des passages par Philadelphie, Toronto, Montréal, Boston, New York, Baltimore ou encore Hamden. En juin, cap sur le Royaume-Uni avec des dates à Manchester, Worthing, Portsmouth, Southend, Londres et Leeds.

Le clip de Vincent, réalisé par DJay Brawner, s’offre un clin d’œil appuyé à un classique des années 90 : la vidéo de Down de 311. Même tempo nerveux, même sensation de montée d’adrénaline, mais transposée dans l’univers déjanté du groupe new-yorkais. Un hommage assumé à une pièce de culture musicale ancrée dans la mémoire de toute une génération.

Vincent est déjà disponible sur les plateformes de streaming majeures (Spotify, Apple Music, YouTube Music, Bandcamp). De quoi se mettre le morceau en boucle avant de juger sur pièces, en live, si la promesse est tenue : détruire l’adversaire, ou au moins la routine, par la seule force de la voix et des amplis.


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