Si tu aimes les concerts où le rock prend aux tripes et où les textes te restent en tête longtemps après la dernière note, note une date. Le 12 avril à 18h, François Staal investit le New Morning, dans le 10e à Paris. Et là, on ne parle pas juste d’un set classique, mais d’un vrai moment de bascule, entre poésie électrique, atmosphères ciné et énergie de fosse. Avec son album “(Avant) La Brûlure” déjà dispo et le prochain volet qui arrive, tu tiens clairement un rendez-vous à ne pas laisser filer.

Un rock poétique qui brûle lentement

Sur scène, François Staal ne vient pas en touriste. Il débarque avec le deuxième volet de sa trilogie “La Brûlure” : “La Brûlure (révolution)”, attendu pour 2026, mais présenté en avant-première au New Morning. Autrement dit, tu vas entendre des morceaux avant tout le monde, dans les conditions idéales : lumière tamisée, son qui claque, public concentré, et cette proximité typique des clubs parisiens.

Son rock est à la fois engagé et ultra sensible. Il se pose sur nos fractures d’époque, sans jamais sombrer dans le pessimisme. Au contraire, morceau après morceau, il sème des graines d’espoir, de résistance et de résilience. Le premier chapitre, “(Avant) La Brûlure”, est déjà disponible en CD et sur les plateformes, et arrive en vinyle le 27 mars. Tu peux donc te chauffer les oreilles avant le concert, histoire d’arriver prêt à chanter dans la pénombre de la salle.

La trilogie se refermera plus tard avec “La Brûlure (après)”, tournée vers l’après-tempête. Pour l’instant, on est en plein cœur du brasier : prise de conscience, colère, rupture, mais aussi envie d’un nouveau monde. Sur le plan musical, ça donne un rock tendu, cinématographique, qui ne cherche pas le formatage. Peu ou pas d’électronique, beaucoup de guitares, de pianos, de batteries organiques. Tu sens la sueur, le bois, les cordes qui vibrent, bref, le vrai son de scène.

Le New Morning en mode ciné-rock

Pour ce concert, François Staal n’arrive pas seul. Il est entouré d’André Margail aux guitares, qu’on a déjà entendu aux côtés de Jacques Higelin et Brigitte Fontaine, et de Raphaël Dausse à la guitare et à la basse. Avec ce power trio, le set promet autant de tension rock que de moments suspendus. Tu passes d’un riff qui cogne à une ligne de basse qui rampe sous la peau, sans même t’en rendre compte.

Sur scène, Staal impose une présence intense mais ultra fraternelle. Sa voix grave, quelque part entre Bashung et Thiéfaine, porte des textes où l’intime flirte en permanence avec le politique. On pense aussi parfois à Nick Cave, pour ce mélange de noirceur, de lyrisme et de lumière qui filtre au milieu. Habitué des grandes salles comme l’Olympia, le Trianon ou la Boule Noire, il sait gérer une setlist comme une vraie narration, avec montées en puissance, respirations et final qui laisse sonné.

En parallèle, ce show au New Morning sert d’avant-goût à deux spectacles qu’il présentera au Festival d’Avignon. D’un côté, “Sur les ailes de Baudelaire”, où il revisite le poète entre chansons, poèmes et récit perso. De l’autre, “La Brûlure [Révolution]”, qui prolonge sur scène l’univers de l’album avec un habillage très cinématographique. Tu sens vraiment la patte du compositeur de musiques de films, primé pour plus de 60 œuvres : les morceaux se déploient comme des scènes, avec de vraies dramaturgies.

Un voyage en 11 brûlures et bien plus

Si tu veux rentrer encore plus dans son monde avant le live, plonge-toi dans “(Avant) La Brûlure”. L’album ressemble à un voyage émotionnel en 11 tableaux. Certains titres montent en tension rock, comme “L’homme perdu” ou “Les accords interdits”, parfaits pour s’imaginer en pleine fosse, tête qui hoche et yeux fermés. D’autres planent en apesanteur, comme “La nature – Je flotte” ou “Pour elles”, où tu te laisses porter par les cordes et le piano.

Enfin, quelques morceaux bâtissent de vraies arches progressives, à l’image de “Changer le monde” ou “À genoux”, qui mélangent l’intime et le grand angle. On passe de la chambre au monde, de la blessure perso aux secousses collectives, sans jamais perdre le fil. Là encore, le parcours de François Staal en musique de film se ressent : chaque piste semble pensée comme une séquence à part entière.

Au final, ce concert au New Morning s’annonce comme un de ces rendez-vous discrets mais essentiels, ceux dont on se vante plus tard : “j’y étais”. Si tu cherches dans le rock une raison d’espérer, un peu de poésie électrique et un artiste qui ne prend pas son public de haut, tu sais où te poser le 12 avril. Les portes s’ouvrent, les amplis chauffent, la brûlure commence.


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