Si tu cherches un bon shoot de death metal à l’ancienne, prépare-toi : Haserot débarque enfin avec son premier album long format, Advent of Suffering. Les Texans d’Houston sortent les crocs et remettent les années 90 sur la table, mais sans rester coincés dans la nostalgie. Ici, ça riff sec, ça groove sombre, et ça respire la passion pour Morbid Angel, Entombed, Bloodbath ou encore Carcass.

Haserot ouvre les portes de la souffrance

Né en 2019, Haserot n’a pas perdu de temps pour affûter son identité. Après l’EP Throne of Malice, le groupe passe la vitesse supérieure avec Advent of Suffering, attendu le 10 juillet 2026 chez Redefining Darkness Records. Dès les premières secondes, tu sens que les mecs ont bossé leur setlist comme un fanatique range sa collec’ de CDs : chaque riff arrive au bon moment, sans gras inutile.

Leur death metal pioche clairement dans l’ADN des années 90, mais la prod’ garde une netteté très actuelle. Ce n’est pas un mur de boue informe : ça respire, ça frappe, ça laisse la place aux mélodies et à l’atmosphère. Normal, car le mix et le mastering sont signés Dan Swanö, légende absolue (Edge of Sanity, Bloodbath…). Du coup, chaque break, chaque solo et chaque grognement de basse trouvent vraiment leur place dans le carnage.

Côté line-up, le groupe aligne Justin McKittrick au chant, Maurice Eggenschwiler à la guitare lead et acoustique, Brandon Johnson à la guitare rythmique, Garrick Smith à la basse, Cryptos Grimm à la batterie, avec Keegan Kelly qui assure la basse sur scène. Autant dire que sur un futur plateau, tu risques de ressentir sérieusement la pression des amplis.

Poverty of Thought et guests légendaires au menu

Pour te mettre dans le bain, Haserot balance d’abord le single Poverty of Thought. Le morceau sert de carte de visite parfaite : mid-tempo écrasant, riffs tranchants, ambiance poisseuse, et cette façon de construire la tension qui te fait hocher la tête sans même t’en rendre compte. Ce n’est pas juste brutal pour être brutal : le titre est réfléchi, construit, presque vicieux dans sa progression.

Et comme si ça ne suffisait pas, Advent of Suffering aligne quelques invités qui font clairement plaisir aux amoureux de death metal old-school. Sur Curse of Haserot, tu retrouves des solos signés James Murphy (Death, Obituary, Testament) et Andy LaRocque (King Diamond). Rien que ça. Leur toucher apporte une couche mélodique et épique qui contraste avec la lourdeur générale, un peu comme une éclaircie malsaine au milieu du chaos.

Le disque ne se limite pourtant pas à l’aspect technique. Entre les atmosphères sombres, les leads mélodiques et les passages plus lourds, le groupe joue sans cesse sur la dynamique. Par ailleurs, on note des voix additionnelles de Marc Grewe sur Tears in Bethlehem, histoire d’ajouter encore une nuance à l’ensemble. En somme, tout est pensé pour garder ton attention du premier au dernier titre, comme un set parfaitement calibré où tu ne regardes jamais ta montre.

Un nouveau pilier pour les fans de brutalité old-school

En fin de compte, Advent of Suffering ressemble à cette sortie que tu attendais sans le savoir : un album qui respecte le culte des pionniers tout en profitant de la précision moderne. Haserot ne réinvente pas le death metal, mais il le joue avec une telle conviction que tu as l’impression d’être revenu à l’époque où chaque sortie devenait un futur classique. Pourtant, la prod’ claire et la cohérence de l’écriture l’ancrent bien en 2026.

Disponible en digital, CD et vinyle, le disque a été enregistré en décembre 2023 au Lucky Run Studio, puis peaufiné chez Unisound par Dan Swanö. Même l’artwork, signé Juanjo Castellano, colle à l’ambiance : tu vois la pochette, tu entends déjà les blasts et les growls dans ta tête. Alors, si tu aimes les sorties qui cognent autant qu’elles rendent hommage aux racines, garde Haserot dans ton radar et prépare-toi pour l’Advent of Suffering. Tu risques d’y revenir souvent, comme à ces classiques que tu remets religieusement dans la platine.


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