Avec Kristoffer Gildenlöw, on sait rarement à quoi s’attendre, sinon à une exigence folle dans l’écriture et la production. L’ex-bassiste de la formation originelle de Pain of Salvation revient le 29 mai 2026 avec un nouvel album solo, [Humanised], annoncé comme plus lourd, plus tranchant, mais toujours profondément personnel.
Du prog metal aux atmosphères cinématographiques
Depuis son premier album solo Rust en 2012, suivi de The Rain (2016), Homebound (2020), Let Me Be A Ghost (2021) et Empty (2024), Kristoffer Gildenlöw s’est construit un univers à part. Chaque disque est pensé comme un tout, avec un thème musical et lyrique fort, des arrangements ciselés et cette voix chaude, immédiatement reconnaissable.
Avec [Humanised], il réactive clairement ses racines prog metal. Le communiqué annonce des guitares sept cordes bien lourdes, des riffs qui poussent vers l’avant et des signatures rythmiques mouvantes. Autrement dit, les amateurs de Pain of Salvation et de prog musclé devraient retrouver un terrain familier, mais filtré par plus de dix ans de carrière solo et d’expérimentations.
Pour autant, l’album ne se cantonne pas à un seul registre. On y croiserait des touches de sleaze rock, d’art rock, de prog au sens large et même des couleurs doom. Le tout est présenté comme un voyage fluide, porté par une production puissante et cohérente, signature que les fans de Kristoffer Gildenlöw connaissent bien.
[Humanised], miroir d’un monde saturé
Comme souvent chez Kristoffer Gildenlöw, le concept n’est pas un simple décor. [Humanised] se veut un miroir – ou plutôt un selfie-cam – tendu à l’être humain d’aujourd’hui. Il y est question de surproduction, de surconsommation, de superficialité, de cupidité, de cette étrange époque où l’on se veut “exclusivement inclusif”.


Derrière ce portrait d’une humanité saturée, le disque rappelle aussi une idée simple mais implacable : rien ne reste jamais figé. “Rien ne restera jamais pareil… rien !”, martèle le texte de présentation. On peut s’attendre à des textes sombres, lucides, mais portés par une intensité émotionnelle à laquelle l’artiste nous a habitués sur ses précédents albums.
Un premier aperçu est déjà disponible avec le single “The Almosts”, accompagné d’un clip officiel. De quoi se faire une idée du virage plus heavy de [Humanised] et de la façon dont Kristoffer Gildenlöw marie ses penchants prog, rock et atmosphériques dans un même élan.
Des invités de choix pour un retour plus heavy
Pour donner vie à [Humanised], Kristoffer Gildenlöw s’est entouré de musiciens bien connus de la scène prog. On retrouve à la batterie Leo Margarit (Pain of Salvation, For All We Know), dont le jeu précis et inventif devrait accentuer le côté massif et changeant des compositions.
Côté guitares, le disque s’offre aussi quelques guests remarqués. Daniel Magdič (Prehistorical Animals, ex-Pain of Salvation) vient poser un solo sur le morceau “Landfill”, tandis que le Néerlandais Thijmen van der Meer s’illustre avec un solo sur “The Fields”. De quoi enrichir encore la palette sonore de l’album, entre lourdeur, lyrisme et climats plus sombres.
Avec ce nouveau chapitre annoncé pour le 29 mai 2026, Kristoffer Gildenlöw semble décidé à reconnecter avec ses racines prog metal tout en poursuivant son exploration d’une humanité en pleine dérive. Un rendez-vous à noter pour tous ceux qui aiment quand la musique heavy raconte quelque chose, en profondeur.
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