Necrocene arrive enfin avec son premier album “Scumocracy”, un condensé de death metal brutal et sans fioritures attendu pour le 18 septembre 2026 chez Personal Records. Pensé comme un uppercut contre un monde à bout de souffle, le disque renoue avec l’esprit crasseux et frontal de la scène Floride de la fin des années 80.
Né sur les ruines d’un capitalisme en roue libre, le groupe italien transforme le chaos ambiant en riffs abrasifs, tempos brisés et imagerie politique sombre. De quoi parler autant aux amoureux de Death et Obituary qu’aux oreilles plus nourries au hardcore et à l’underground punk.
“Scumocracy” : un premier album sous haute pression
Après un EP remarqué en 2024 (“Detrimental Paratomy”), Necrocene passe à la vitesse supérieure avec “Scumocracy”. Le titre annonce la couleur : un monde tenu par une “scumocracy”, une démocratie pourrie par la masse des profiteurs, où la destruction avance sans frein.
Cette vision sert de colonne vertébrale à l’album. Le groupe y tisse une sorte de chronique sonore de la “fin de l’époque”, entre effondrement social, obsolescence technologique et indifférence généralisée. Pas de grands discours, mais une musique qui cogne, lourde et implacable.
Prévu en CD à l’international via le label Personal Records, “Scumocracy” s’adresse en priorité à celles et ceux qui veulent du death metal sans compromis, taillé pour la sueur des caves plutôt que pour les playlists polies.


Retour à l’aura Morrisound, loin du death sur-technique
Plutôt que la surenchère technique qui domine une partie du genre, Necrocene choisit la rugosité. Le groupe vise clairement le son et l’attitude de la grande époque Morrisound Studios, quand Obituary, Death ou Cancer imposaient une brutalité presque primitive.
Ici, pas de démonstration de force gratuite : riffs “coupants”, batterie volontairement “non calculée”, chant râpeux et cru. Le son reste sale, massif, mais lisible, comme si le groupe avait capté l’énergie brute d’une répète dans un local enfumé.
Les changements de tempo jouent un rôle central : accélérations soudaines, puis descentes en downtempo plombé, presque suffocant. Cette alternance donne à “Scumocracy” un relief très physique, où chaque cassure semble commenter l’effondrement qu’il décrit.
Un death metal nourri par l’underground punk italien
Derrière cette machine lourde, on retrouve des musicien·ne·s rôdés dans les scènes punk et metal de l’underground italien. Ce passé se ressent dans la manière dont Necrocene aborde le death metal : plus contre-culture que démonstration, plus rage que virtuosité.
La formation est resserrée et efficace : Ste à la batterie, Apo au chant, Alex et Joy aux guitares, Dan à la basse. Ensemble, ils façonnent un son qui refuse les tendances modernes, pour revenir à ce qui faisait la force du genre : l’impact immédiat et la sensation d’urgence.
Avec “Scumocracy”, Necrocene propose un premier long format qui parle autant aux nostalgiques de l’âge d’or du death qu’aux amateurs de musique extrême traversée par une colère politique très actuelle. À découvrir dès le 18 septembre pour mesurer, casque sur les oreilles, le poids de cette “scumocracy” qui écrase le monde.
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