The Dungbeetle Conspiracy débarque de Genève avec un premier album éponyme taillé pour les amateurs de gros riffs, de tensions sombres et de mélodies lumineuses, quelque part entre le Seattle des années 90 et un rock alternatif actuel bien affûté.

Sorti sur le label Urgence Disk Records et disponible en vinyle, CD et digital, ce premier long format pose d’emblée le groupe suisse comme un sérieux prétendant pour tous ceux qui vibrent encore pour Alice In Chains, Pearl Jam, Soundgarden ou Queens of the Stone Age.

Un quatuor suisse qui joue dans la cour des grands

Émergeant de la scène rock suisse en 2023, The Dungbeetle Conspiracy s’est rapidement recentré en quatuor. Une formation resserrée qui semble avoir servi de déclic : le groupe a élagué le superflu pour ne garder que l’essentiel, un son massif mais lisible, tendu mais mélodique.

Au cœur du projet, la voix et la guitare de Serge Morattel guident l’ensemble avec une précision quasi chirurgicale. On pense à la pulsation urgente de Pearl Jam pour l’impact rythmique, croisée avec le poids sombre et cinématographique d’Alice In Chains pour les lignes vocales et les ambiances.

Ce subtil équilibre entre rugosité et clarté permet à The Dungbeetle Conspiracy de s’installer dans une zone rare : assez heavy pour les fans de stoner et de rock musclé, assez mélodique pour accrocher celles et ceux qui aiment chanter à tue-tête.

Un premier album comme une déclaration

Avec ce premier album éponyme, The Dungbeetle Conspiracy ne cherche pas à multiplier les effets de manche. Le disque joue la carte de la cohérence et de la densité : une écriture directe, des riffs qui respirent, des refrains qui s’installent sans en faire trop.

En toile de fond, on retrouve l’architecture granuleuse du grunge 90s, cette façon de mêler tension électrique, groove lourd et mélancolie assumée. Mais le groupe ne se contente pas du clin d’œil nostalgique : la production et la construction des morceaux ancrent le tout dans un rock contemporain, pensé pour résonner fort sur scène comme au casque.

Les textes plongent dans des zones plus personnelles et sombres, en phase avec ces guitares abrasives et ces harmonies parfois presque lumineuses. Une manière de transformer les ombres intérieures en matière brute pour un rock frontal, sans fioritures.

Entre Seattle et Genève, un groupe à surveiller de près

Enregistré, produit et mixé au REC Studio de Genève, l’album bénéficie d’un son net et puissant, qui met en valeur le travail du quatuor sans le lisser. Chaque morceau semble conçu pour tenir la route sur de plus grosses scènes, avec cette impression de “mur” sonore qui reste pourtant lisible.

Dans la lignée de formations comme Clutch, Fu Manchu, Helmet, QOTSA ou Soundgarden, The Dungbeetle Conspiracy revendique clairement son amour pour le rock lourd des années 90, tout en l’injectant dans une écriture actuelle. Un mélange qui parlera autant aux nostalgiques de la grande époque grunge qu’aux oreilles en quête d’un rock alternatif sans compromis.

Pour te faire ta propre idée, l’album est disponible en streaming et à l’achat sur Bandcamp, ainsi qu’en formats physiques. Si tu cherches une nouvelle claque rock venue de Suisse, ce premier disque ressemble à une vraie carte de visite : compacte, assumée, et avec l’envie évidente d’aller jouer beaucoup plus loin que Genève.


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