Wake Up, Sunshine

par All Time Low

9
sur 10

Trois ans après la sortie de Last Young Renegade, le nouvel album d’All Time Low dont on vous parlait ici est enfin là ! Le groupe a hésité à repousser la sortie de celui-ci en raison des événements actuels. Mais ils ont finalement opté pour conserver la date de sortie initialement prévue. Et c’est tant mieux ! Si plusieurs singles sont déjà sortis ces dernières semaines, l’album complet de 15 titres, Wake Up, Sunshine, est désormais disponible. Découvrons maintenant cet opus rempli d’énergie !

Some Kind of Disaster est le premier single de Wake Up, Sunshine, et c’est aussi la chanson qui ouvre l’album. On entame directement sur le refrain qui lance le ton de la chanson : un rythme entrainant et un refrain accrocheur qui reste bien en tête. On continue dans le même style avec Sleeping In, le deuxième single. Ce morceau a bien sa place à la suite de Some Kind of Disaster. Le rythme est encore plus énergique, encore plus dansant et rappelle quelque peu celui de plus anciens morceaux comme Kicking & Screaming ou Kids in the Dark. L’enchainement des deux est bien choisi et donne clairement le ton général de cet album.

Getaway Green est le troisième morceau de Wake Up, Sunshine… mais celui-ci aurait pu se retrouver sur Nothing Personal il y a onze ans et y trouver sa place. Ce morceau a absolument tous les critères d’un « classique » d’All Time Low. Le groupe avait d’ailleurs composé ce morceau depuis longtemps alors qu’ils n’étaient à l’époque pas dans l’écriture d’un quelconque album. Ils ont joué Getaway Green au Slam Dunk Festival l’année dernière. La réaction positive du public face à ce morceau inédit les a donc incités à  ajouter ce morceau sur l’album.

Les singles sont sortis dans l’ordre de l’album. Le quatrième morceau n’est donc autre que le quatrième single : Melancholy Kaleidoscope. Celui-ci est intéressant parce que le rythme rapide et l’énergie du morceau contrastent beaucoup avec les paroles moins réjouissantes. Cela peut d’ailleurs rappeler le dernier album de Paramore, After Laughter (2017). Celui-ci était entièrement construit sur un contraste entre des mélodies joyeuses et des paroles sombres. Alex Gaskarth a écrit Melancholy Kaleidoscope lorsqu’il traversait pour la première fois une dépression saisonnière. Les paroles traitent donc de cela, de se sortir d’une période plus sombre de la vie, et de s’aider de la musique pour aller mieux.

On enchaine sur Trouble Is avant d’arriver à Wake Up, Sunshine, le morceau qui donne donc son titre à l’album. Et on comprend pourquoi ! Complètement opposé à plusieurs morceaux qui composaient le dernier opus (Dark Side of Your Room ou Nightmares par exemple), Wake Up, Sunshine est une bouffée d’air frais. C’est une chanson pour un nouveau départ, une chanson légère et pleine de positivité tant par son rythme que par ses paroles (« Wake up, sunshine, somebody loves you for yourself »).

Nous arrivons au septième morceau, Monsters. All Time Low ne prennent pas de risques – musicalement parlant- et restent plutôt fidèles à leur style habituel. Cependant, Monsters sort de l’ordinaire. Cette chanson est sans aucun doute celle qui se démarque le plus de cet album. Tout comme Some Kind of Disaster, la chanson s’ouvre sur les paroles du refrain, avec un début de morceau très rock, qui laisse ensuite place à un couplet rappé. Ce featuring avec blackbear signe leur première collaboration avec un artiste de rap/hip-hop, et c’est un sans-faute !

Le rythme redescend sur l’extrait suivant. Nous arrivons sur Pretty Venom (Interlude) qui est la balade de l’album. Et si le groupe nous a déjà habitués à de jolies balades (comme Missing You, Therapy ou plus anciennement Remebering Sunday), celle-ci est quelque peu décevante en comparaison avec ce qu’ils sont capables de produire. Peut-être s’agit-il aussi de son placement dans l’album qui vient casser le rythme créé par Monsters juste avant…

Cependant, la déception n’est que de courte durée puisque le morceau suivant : Favorite Place, en featuring avec The Band CAMINO, est une autre collaboration très réussie. La chanson ne devait d’ailleurs pas être un featuring, mais elle rappelait beaucoup le style de The Band CAMINO. All Time Low a donc proposé au groupe d’enregistrer la chanson avec eux, ce qui nous donne droit à une jolie chanson d’amour (on ne va pas se mentir, celles-ci sont toujours efficaces !)

wake up, sunshine

Safe, à l’instar de Getaway Green ou de Clumsy, est un autre morceau qui rappelle les débuts d’All Time Low. Pour la création de cet album, Alex Gaskarth (chanteur et guitariste), Jack Barakat (guitariste), Zack Merrick (bassiste) et Rian Dawson (batteur) ont décidé de ne plus composer leurs morceaux séparément mais de tous se retrouver au même endroit et de composer l’album ensemble, sous un même toit, comme avant. C’est sans doute en partie grâce à ce procédé de création que plusieurs morceaux de Wake Up, Sunshine font beaucoup penser à Nothing Personal (2009). Être ensemble leur a donné la possibilité d’extraire plus d’énergie et on la ressent énormément à travers Safe.

Tout comme Melancholy Kaleidoscope, January Gloom (Seasons Pt.1) traite de la dépression subie par Alex Gaskhart. L’air et les paroles de la chanson se rapprochent beaucoup plus du style de morceaux que l’on rencontrait il y a trois ans sur Last Young Renegade. Mais, quelques morceaux plus tard, Summer Daze (Seasons Pt.2) vient s’y opposer. Ces deux chansons sont liées l’une à l’autre et se répondent (ce qui explique la mention Seasons Pt.1 et Pt.2 à la fin de chaque titre). Si January Gloom a un ressenti beaucoup plus sombre, Summer Daze, elle, est beaucoup plus enjouée et vient « sauver » la première.

L’album s’achève sur Basement Noise. Ce morceau est calme, et presque nostalgique des débuts de carrière d’All Time Low. Celui-ci fait directement écho au procédé de création de l’album mentionné plus haut. « Just stupid boys making noise in the basement ». Sa place dans l’album ne pouvait pas être mieux choisie ; Basement Noise est la meilleure conclusion qui pouvait être apportée à Wake Up, Sunshine.

wake up, sunshine

Ce qu’il faut retenir de Wake Up, Sunshine :

Bien loin de son prédécesseur Last Young Renegade qui était plus sombre et plus maussade, Wake Up, Sunshine est un album qui, comme l’indique son titre, est chaleureux, et met du baume au cœur pendant cette drôle de période. Bien que le groupe n’ait pas vraiment changé de style musical à travers leurs années de carrière, c’est un All Time Low classique qu’ils nous présentent ici, à l’image de leurs premiers albums. Et ça fonctionne parfaitement bien ! Wake Up, Sunshine est une prouesse du pop-punk à écouter et réécouter sans modération.

Wake Up, Sunshine

par All Time Low

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