Underneath

par Code Orange

9
sur 10

Code Orange est de retour avec un nouvel album : Underneath, sorti le 13 mars dernier. Quatrième album du groupe et beaucoup d’audace.

On a connu le Code Orange lancinant et dense avec I am King sorti en 2014. Puis est arrivé le Code Orange violent 100% punk hardcore avec Forever sorti en 2017. Une sacrée claque dans les dents. Le 13 mars, la bande de Pittsburgh nous a lâché son 3ème opus, Underneath. Un nouveau virage totalement atypique. Et pour te présenter ça, sortie du titre éponyme sur Youtube le 10 janvier dernier. On revient dessus plus tard.

Code Orange c’est qui ?

Formé en 2008 et originellement nommé Code Orange Kids (un album sous ce nom), le groupe a ensuite changé de nom suite à l’entrée dans la majorité de l’ensemble des membres. Code Orange propose essentiellement un punk hardcore plutôt dense, de quoi se mettre de bonnes patates dans la fosse, au moyen de 4 gars et une nana. Petite originalité: le batteur en est le chanteur principal. Je te laisse imaginer les litres d’eau que ce monsieur perd en live. Quatre albums (1+3) donc et une évolution sur chacun d’eux. D’un punk hardcore ultra violent, les gars aussi sont capables de te produire des sons posés, lancinants, salaces, des espèces de grunge sludge foutrement prenants.

Au fait Code Orange, ça veut dire quoi ? Code Orange c’est le code utilisé dans les hôpitaux pour désigner une arrivée massive de blessés. Le ton est donné.
Bref Code Orange surprend à chaque fois et monte doucement mais paisiblement. Pour la petite anecdote, le groupe a été qualifié de “futur de la musique heavy” par Corey Taylor (Slipknot) dans une interview réalisée par Loudwire.

Code orange underneath

Underneath de Code Orange

L’album démarre avec une intro qui t’explique ce qu’il va se passer. (deeperthanbefore). Ça pour être deep (profond), ça va être deep. Et sans pauses. Oui. Underneath n’a aucune pause. Aucune. C’est un album à bouffer d’une traite, les morceaux ne s’arrêtent jamais, tous s’enchaînent parfaitement. C’est à la fois très déstabilisant mais ça te donne un effet de rondeur plutôt agréable, t’es parti pour une histoire de 47 minutes.

L’entrée est sévère. Swallowing the Rabbit Whole confirme la règle des albums de Code Orange : la claque est très rapide et tes cervicales le confirment. Le break punk est tellement le bienvenu.

Au fil des 14 titres, l’album monte non pas en intensité, mais en audace. Sur Underneath, Code Orange a fait le pari de mêler du punk hardcore avec des sonorités électroniques. Et c’est assez déroutant voire parfois, difficile. Sur la quasi totalité des titres qu’on pourrait qualifier de violents (In Fear, You and You alone, Last Ones Left, Erasure Scan…) il y a des coupures. Oui des coupures de son. Ça m’a rendu dingue, j’étais à deux doigts d’éclater mon casque au sol, de débrancher et rebrancher la box, en croyant que ça venait de ma connexion mais non.

Sur les titres un peu plus doux, Who I am, t’as de le droit à des sons électroniques qui débarquent et se superposent sur le son original, comme si t’écoutais deux sons en mêmes temps. C’est juste ultra déroutant. D’une part, tu sais plus où t’en es dans la tracklist mais en plus à chaque fois c’est le bordel. Ou la surprise, dépend comment tu vois les choses. Je te cache pas, la première écoute a été… Compliquée. Voire cauchemardesque.

Cauchemardesque ?

Au-delà de ce parti pris, Code Orange te dévoile au travers de cet album l’ensemble de ses capacités, son univers en somme et son évolution. Il y a des titres aériens, beaucoup plus rock (The easy way, A Sliver), où t’as moyen de découvrir une autre facette du chant de ce groupe. A côté, t’enchaînes avec Erasure Scan et ça n’a foutrement rien à voir. Tout est cependant excellemment exécuté et la créativité qui s’y incruste est au final appréciable puisque tu la prends comme une évolution n’étant pas synonyme de révolution pour autant. Pas de quoi déstabiliser les premiers fans, les bases sont toujours là. T’as droit à ta part harcore punk, circle pit, wall of death… Tout comme ta part grunge.

La mention spéciale est pour Sulfur Surrounding. Beaucoup de changements de tempo, deux styles de chants différents, c’est aérien mais aussi dense. Et cette basse… Je te laisse juger.

Enfin, comme promis, je reviens sur le titre éponyme de l’album : Underneath. C’est simple, ce morceau est le morceau qui résume l’album. Tout ce que tu peux trouver dedans, est sur ce morceau. Y’a deux morceaux dans un. A 2:35, y’a un basculement en enfer. Donc si tu veux te faire une idée rapide de cette galette, je t’invite à retourner au début de l’article.

Pour résumer

Impossible de parler d’homogénéité sur cet album. C’est d’une complexité sans nom. Enfin si. C’est homogène dans son hétérogénéité mais chaque titre est un nouveau bordel, une nouvelle tentative. Même recette de base que les albums précédents avec un ingrédient en plus qui vient faire toute la différence : les sonorités électroniques, ces coupures robotiques qui rendent dingues, ces incrustations de sons, ces accélérations inattendues… C’est bourré de créativité, c’est audacieux et concrètement le rendu en live je l’attends de pied ferme. 

Une chose est sûre : Code Orange a réussi à développer une identité qui lui est propre. Et rien que pour ça, je dis bravo. Je te laisse quand même avec Erasure Scan, histoire de te donner un aperçu de la violence à laquelle tu as également droit en majorité sur Underneath. Tu vas vite comprendre le terme “cauchemardesque”.

Tracklist :

1. (deeperthanbefore)
2. Swallowing the Rabbit Whole
3. In Fear
4. You and You Alone
5. Who I Am
6. Cold.Metal.Place
7. Sulfur Surrounding
8. The Easy Way
9. Erasure Scan
10. Last One Left
11. Autumn and Carbine
12. Back Inside The Glass
13. A Sliver
14. Underneath

La page officielle de Code Orange
La chaîne Youtube de Code Orange avec Underneath en intégralité

 

Underneath

par Code Orange

9
sur 10

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