Father of All…

par Green Day

6
sur 10

Si l’on doit concéder ne serait-ce qu’un point à propos de Green Day, il s’agirait sans nul étonnement de la ténacité remarquable dont ils font preuve. Vendredi dernier, le groupe californien a sorti son treizième album – Father of All – leur plus court, certes, avec moins d’une demi-heure d’écoute, mais sans pour autant manquer de choses à redire.

pochette de Father of All...

Après la sortie des singles « Father of All … » et « Oh, Yeah! » respectivement en septembre 2019 et janvier 2020, c’est au tour de l’album dans son intégralité d’être posté le 7 février 2020 par le groupe sur toutes les plateformes de streaming ainsi que YouTube.

Si l’album ose parler de problèmes de société et du climat de division politique qui règne actuellement dans le monde à l’échelle internationale et fait, de cette façon, preuve d’engagement – lequel est visible et remarquable par la décision de reverser les revenus du single « Oh, Yeah! » à l’association américaine non-lucrative RAINN qui lutte contre les violences sexuelles – la force originelle de Green Day semble s’être estompée pour laisser place à des mélodie plus légères.

La musicalité punk des débuts peut s’entendre s’estomper au fil de l’écoute de ce nouvel album. Toujours plus éloignés de leurs débuts plus les albums s’enchaînent, Green Day se renouvelle plus loin encore du feu qui les animait il y a une trentaine d’années déjà.

Musical, personnel, politique – le renouvellement fait partie intégrante de l’évolution des artistes. Dans ce changement marqué, la formation assure. Ils savent bel et bien ce qu’ils font et une identité homogène en ressort après une écoute complète de l’album. Certaines sonorités se rapprochent parfois, peut-être maladroitement, d’ambiances déjà entendue précédemment. En tendant l’oreille, « Sugar Youth » ou bien « I was a Teenage Teenager » rappellent quelques hymnes de The Hives ou encore Bloc Party.

Ce nouvel album se veut alors d’une âme renaissante. Il est frais, positif, et tout cela se voit autant qu’il s’entend : sur la pochette, on retrouve le bras tenant la grenade de l’album American Idiot de 2004, modifié, coloré, et tagué par le nom de l’album aux côtés d’une licorne, mascotte arc-en-ciel de celui-ci.

Finalement, bien qu’on se retrouve surpris par un ton qu’on n’aurait su espérer, on n’en veut pas à Green Day de changer autant d’ambiance. Une vague d’air frais émane de ces nouvelles chansons tant attendues. Rien ne sert d’espérer et d’attendre sans cesse, durant tant de décennies, une simple répétition d’acquis. Green Day, par ces dix morceaux, prend en main son avenir qui s’annonce plus coloré que dans le passé – et pourquoi pas ?

Une note correcte, sans rancœur !

Pour honorer Father of All, Green Day se joindra à Fall Out Boy et Weezer pour une tournée internationale. Les trois groupes s’arrêteront en France pour une date à Paris, à la Défense Arena, le 13 juin 2020.

Father of All…

par Green Day

6
sur 10

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