Prizefighter

par Mumford and Sons

9.5
sur 10

Si nous n’avions pas entendu un bruit de la part de Mumford & Sons pendant près de six ans, ce silence radio est désormais bien terminé. Après un retour en 2025 avec l’album Rushmere, qui semblait être simplement un échauffement pour la suite, le trio anglais est déjà de retour avec un nouvel album : Prizefighter. On vous en dit plus sur ce nouvel album sorti le 20 février dernier.

Ce n’est pas commun et presque audacieux, mais Mumford & Sons l’a fait! L’album s’ouvre sur un morceau en featuring : Here, que nous avions eu l’occasion de découvrir en live lors de leur récent passage à l’Adidas Arena. Le morceau est en duo avec Chris Stapleton, l’un des rois de la musique country! La voix du baryton américain se prête merveilleusement bien à l’univers de Mumford & Sons et nous offre un duo inattendu, et bien plus rythmé que la première découverte en live. L’album se poursuit d’ailleurs sur un autre duo avec nul autre qu’Hozier. Rubber Band Man marque d’ailleurs le retour du mythique banjo de Mumford & Sons… lequel se verra dédier une chanson entière.

Il s’agit en effet du troisième titre de Prizefighter : The Banjo Song. Le trio britannique a vraiment créé une ode à ses origines musicales, le banjo étant leur marque de fabrique depuis leur début de carrière. S’il s’est vu quelque peu délaissé sur Wilder Mind (2015) ou sur le plus pop Delta (2019), l’instrument fétiche de Mumford & Sons est de retour pour notre plus grand plaisir. Bien que le refrain de la chanson ait un air quelque peu répétitif, celui-ci se veut très entrainant et nous ramène facilement aux sonorités que l’on pouvait trouver à l’époque sur Sigh No More.

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La cadence ne diminue pas et se poursuit avec la magnifique Run Together, morceau qui avait ouvert le bal à l’Adidas Arena alors qu’il était encore inconnu du public. Nous tenons là l’un des titres les plus saisissants de Prizefighter, tant le rythme et la voix de Marcus Mumford nous transportent. Pour le public présent à l’Adidas Arena, l’heure est venue de redécouvrir un autre morceau entendu de façon inédite lors du concert : Conversation With My Son (Gangsters & Angels). Le titre nous dit tout ce qu’il y a à savoir : celui-ci a été inspiré par le fils de Marcus Mumford, qui lui a demandé « ce qu’était le paradis ». En découle alors cette balade, d’abord tendre, qui monte en pression et en cadence sur la seconde partie du morceau et créé une véritable sensation d’apothéose. C’est du grand Mumford & Sons que le trio nous offre avec ce titre.

Le milieu de l’album s’apaise en offrant deux sublimes balades : Alleycat et Prizefighter, la seconde donnant son titre à l’oeuvre générale. Avec un rythme très lent, au premier abord, nous pourrions imaginer une accélération de rythme… qui n’arrivera finalement pas. Si cela peut créer une frustration ou déception lors de la première écoute, elle ne sera finalement que de courte durée. En effet, ces deux balades, toutes deux portées par une superbe guitare acoustique, offrent une parenthèse de tranquillité et de douceur au milieu de l’album.

Et finalement, le calme ne durera pas puisque le rythme repart de plus belle avec Begin Again qui relance l’opus, avec des sonorités similaires à l’album Delta. Le trio nous offre un nouveau featuring, cette fois-ci avec Gigi Perez dont le morceau Sailor Song était devenu viral sur les réseaux. Le mélange des voix de la chanteuse et de celle de Marcus Mumford se prête bien à la jolie balade qu’est Icarus. Mais de tous ces featurings présents sur l’album, c’est dans Badlands que se cache la plus belle collaboration. En duo avec Gracie Abrams, la chanteuse pop à la voix d’ange, ce duo commence en douceur pour monter crescendo et nous donne des frissons tant l’association vocale et musicale de ces artistes semble se présenter comme une évidence.

Après Shadow Of A Man, l’album vient s’achever sur deux nouvelles balades : I’ll Tell You Everything, et Clover. Ce dernier titre clôture l’opus dans une douceur infinie, et le refrain qui répète « the chase is over, I am done » est finalement la chanson parfaite pour terminer l’album.

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Ce qu’il faut retenir de Prizefigther :

« When we run, we run together » : les paroles de ce refrain pourraient presque être le mantra de cet album. C’est la première fois que les membres de Mumford & Sons s’associent à autant d’artistes, et nous offrent ainsi un album rempli de collaborations, et toutes sont une réussite. Ces associations pourtant très variées apportent un plus non négligeable à l’album. Si Rushmere, sorti en 2025,  annonçait le retour du groupe après une longue absence, il n’était finalement qu’un échauffement pour ce qui nous attendait par la suite. Sur Prizefighter, on retrouve vraiment les sources de Mumford & Sons. L’album est rempli d’une telle énergie qui nous laisse percevoir à quel point le groupe a pris plaisir à le concevoir. Prizefighter s’annonce déjà comme l’un des meilleurs albums de l’année: un no-skip que l’on va écouter encore et encore, et dont nous n’allons pas nous lasser de si tôt.

TRACKLIST
  1. Here (feat Chris Stapleton)
  2. Rubber Band Man (feat Hozier)
  3. The Banjo Song
  4. Run Together
  5. Conversation With My Son (Gangsters & Angels)
  6. Alleycat
  7. Prizefighter
  8. Begin Again
  9. Icarus (feat Gigi Perez)
  10. Stay
  11. Badlands (feat Gracie Abrams)
  12. Shadow Of A Man
  13. I’ll Tell You Everything
  14. Clover

Prizefighter

par Mumford and Sons

9.5
sur 10

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