Goldstar
par The Sophs
Leur nom apparait dans toutes les conversations des amateurs de musique depuis plusieurs mois, prédisant un bel avenir à ce groupe de six américains. Après une poignée de singles remarqués, The Sophs dévoile enfin son premier album, Goldstar.


Le groupe The Sophs dévoile leur premier album Goldstar. © Eric Daniels
Il y a des jours où des idées noires s’installent dans notre esprit, enveloppant nos pensées d’une brume indigeste. Que faire pour parvenir à avancer malgré ces pensées ?
Pour Ethan Ramon, chanteur du groupe The Sophs, c’est en les posant sur le papier que l’on réussi à reprendre le contrôle. Le nouvel album du groupe, Goldstar, paru vendredi 13 mars en est le témoin.
Alors que pour beaucoup vendredi 13 rime avec malheur. Pour les membres de The Sophs ce vendredi est un jour de célébration, des réjouissances autour de leur premier opus, Goldstar.
Depuis plusieurs mois, ce groupe d’Américains fait couler de l’encre. Ils sont dans le radar des amateurs de musique suite à la sortie de plusieurs singles compilés sur un EP, Sweetiepie, parue en février dernier. Décrit comme prochaine révélation de l’indie rock par de nombreux auditeurs, leur premier album était plus qu’attendu !
autopsie du pire
Avant même d’appuyer sur « écouter », le ton est donné. Sur la couverture, un homme vêtu d’un blazer noir, les cheveux gominés, nous tourne le dos. Faisant face à un miroir qui, plutôt que de nous révéler le visage de ce mystérieux personnage, renvoi à ce dos dont seule une étoile rouge dépasse du col. Une inscription renvoyant au titre de l’album ayant l’allure d’une cible.
Une image proche du style du peintre surréaliste Magritte qui annonce un album sombre, invitant les auditeurs à découvrir le pire du chanteur et parolier, Ethan Ramon.
Tout au long de l’album, le parolier entrouvre la porte d’une pièce intime dans laquelle ce dernier est assez en confiance pour dévoiler les traits les plus sombres et vulnérables de son être. Le tout au travers de morceaux tels que Death In The Family, qui évoque le rejet de ses responsabilités et la honte que peut engendrer des pensées intrusives, surtout quand celles-ci virent au cynique. Micro en main, Ethan Ramon, n’est pas la pour faire de l’auditoire son ami, comme clamé dans I’m your fiend ou Sympathetic Person.
« I fear I’m not a sympathetic person » ( » j’ai peur de ne pas être une personne compatissante « ) déclare-t-il avant de passer au scalpel sa facette sombre à la recherche de l’origine de ses travers. « Alright, I just started drinking/
That’s not a part of the song, I legitimately got nervous I wouldn’t be able to write the rest of this if I wasn’t drunk » ( « Enfin, j’ai commencé à boire/cela ne fait pas partie de la chanson, j’ai eu, sincèrement, peur de ne pas pouvoir poursuivre l’écriture si je n’étais pas ivre »), confesse Ethan Ramon dans They Told Me Jump, I Said How High.
Une autopsie mis en musique qui, plutôt que de nous repousser, aide les auditeurs à s’attacher à ce chanteur qui a tout de la figure de l’artiste torturé.
Un bazar maitrisé
Le point fort de Goldstar, c’est sa capacité à nous pousser au bord de notre chaise, agrippant les rebords pendant les quelque 40 minutes d’écoute.
À la fin de chaque morceau, on se demande ce que le prochain nous prépare. Tantôt, faisant l’éloge du garage rock, infiltrant par la suite des airs de flamenco avant de flirter avec des inspirations assumées provenues des Strokes ou encore des Weezer. The Sophs, ne se contentent pas d’un seul genre musical, au contraire, les membres du groupe touchent à tout, une euphorie créative qui aurait pu basculer dans le chaos, mais qui, étonnement, parvient à garder le cap.
L’album se présente comme un mélange artistique des inspirations des membres du groupe ainsi que de leur soif de produire quelque chose qui leur ressemble engendrant ainsi un album audacieux. Un tour de force pour The Sophs qui, en dix morceaux, répond aux attentes sécurisant leur place comme l’un des groupes le plus prometteur de la scène Indie Rock.
The Sophs seront à découvrir sur scène le 24 avril prochain à l’Aéronef ainsi que le 4 mai à la Maroquinerie. Ils font également partie de la programmation du festival This Is Not A Love Song à Nîmes.
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Goldstar
par The Sophs































