Si tu aimes quand le death metal te colle à la peau comme de la boue froide, prépare-toi : Unearthly Rites balance demain son deuxième album, Tortural Symphony of the Flesh, chez Svart Records. Les Finlandais restent fidèles à leur mélange de death old school, grind et crust façon cave humide, mais montent encore la pression. Tu sens dès les premiers riffs que ça vient tout droit des sous-sols DIY punk et hardcore, là où ça sent plus la sueur que le marketing.

Un death metal moisi, politique et sans filtre

Avec Tortural Symphony of the Flesh, Unearthly Rites ne cherche pas juste à t’exploser les tympans. Le groupe pousse plus loin son obsession pour la fin du monde version capitalisme détraqué. D’après eux, ce disque, c’est une attaque frontale contre l’oppression, l’écocide, la destruction des minorités et toutes ces jolies idéologies “conservationnistes” qui maquillent le colonialisme en bonne conscience verte. Ambiance gaieté, donc, mais en mode honnête.

Dans les textes, nature et humanité se mélangent en un gros bloc de métal, de racines, de boue, de chair et de glace. Le résultat reste brutal et très visuel, comme si tu te retrouvais bloqué au fond d’une carrière industrielle en train de s’effondrer. Et pourtant, le groupe ne se contente pas de décrire le carnage. Il appelle clairement à la défense de la nature et des droits des minorités ethniques, de genre et sexuelles. Entre deux blasts, tu te prends donc aussi une bonne dose de manifeste politique.

Formé en 2020, Unearthly Rites a déjà posé les bases avec un EP éponyme en 2021, puis un premier album, Ecdysis, en 2024, qui tournait autour des mêmes obsessions : colonialisme, écocide, dystopies bien glauques. Ce nouveau disque pousse les compteurs plus loin, avec une fusion totale entre nature, machine, corps, désir et pouvoir. Oui, il y a même du queer BDSM et des références à William Blake qui traînent dans les paroles. Ça change des démons génériques, et franchement, ça fait du bien.

Un mur de son pour les fans de brutalité réfléchie

Musicalement, Tortural Symphony of the Flesh marque un cran au-dessus pour Unearthly Rites. Les riffs sont toujours aussi écrasants et moisis, cette fameuse patine humide qui rappelle les caves finlandaises où le death et le crust se sont croisés à l’époque. Cependant, le groupe pousse son son vers quelque chose de plus malicious, plus brutal, presque sadique. Ça crisse, ça grogne, ça déborde de larsens et ça ne te laisse aucun espace pour respirer.

Si tu veux un avant-goût de la setlist idéale autour de ce disque, va jeter une oreille à Tortural Symphony of the Flesh via le lien d’écoute, puis enchaîne avec les visualisers de Solstice et Ignis Fatuus. Ces titres posent bien le décor : blasts sous stéroïdes, voix qui déchirent l’air comme une tonne de gravats, et cette atmosphère de monde en ruines qui colle parfaitement aux textes. Tu imagines très vite la fosse se transformer en marécage lorsque ces morceaux partent à pleine vitesse.

Et puisque le groupe pense aussi aux acharnés de l’objet, le disque sort dans plusieurs versions chez Svart Records. Tu peux mettre la main sur un vinyle Transparent Red/Black Smoke ultra limité avec poster, un pressage Ultra Clear, un vinyle noir plus classique, ou la version CD si tu préfères charger ta platine plutôt que ta connexion. Bien sûr, l’album arrive aussi sur les plateformes digitales, donc tu pourras l’ajouter directement à ta rotation quotidienne, entre deux classiques de la scène death finlandaise.

Un groupe à surveiller de très près

Sur ce second album, Unearthly Rites prouve qu’il ne compte pas rester un simple nom de plus dans le death metal extrême. Le line-up est solide : Sisli au chant, Simo et Santtu aux guitares, Jennika à la basse et Tapio à la batterie. Ensemble, ils montent un mur de son qui mélange rage politique, énergie punk et lourdeur de bulldozer. Tu sens que tout a été pensé pour frapper fort, autant dans le fond que dans la forme.

En plus, le groupe ne se contente pas de balancer un disque et de disparaître. Il défend son univers partout, de la scène DIY finlandaise aux festivals spécialisés. Si tu as déjà vu des images de leur passage au Helsinki Death Fest 2023, tu sais que leur musique prend une dimension encore plus écrasante quand tout s’enchaîne sans répit. Ce nouvel album semble taillé pour ça : devenir la colonne vertébrale d’un set qui te laisse en nage, un peu sonné, mais étrangement revigoré.

Alors, si tu cherches un disque extrême qui cogne fort tout en ayant quelque chose à dire, Tortural Symphony of the Flesh mérite clairement sa place dans ta pile. Entre la noirceur poisseuse du son, les thèmes politiques sans langue de bois et l’esthétique death/grind/crust franchement assumée, Unearthly Rites signe un retour qui risque de faire du bruit bien au-delà des égouts finlandais d’où il surgit.


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