Dab Rozer vient de lâcher son premier album, et avec “Le personnage principal”, il ne fait pas les choses à moitié. Si tu traînes entre rap, électro et hyperpop, tu vas vite comprendre qu’on tient là un vrai ovni. Ici, tout tourne autour d’un ego surdimensionné, mais assumé avec tellement d’autodérision que tu te surprends à hocher la tête en rigolant. Et au fond, ce personnage principal, c’est un peu toi, moi, nous tous, à l’heure où chacun veut être au centre de la story.

Un ego-trip complètement barré… mais ultra maîtrisé

Dès les premiers titres, Dab Rozer pose le décor : il joue un protagoniste grandiloquent persuadé que tout gravite autour de lui. Pourtant, au lieu de partir dans le cliché, il retourne le concept. Ainsi, il balance des punchlines pleines d’humour piquant, des refrains qui restent collés au cerveau, et une bonne dose d’autodérision. Le résultat tape juste, parce que tu te reconnais un peu dans ce cirque moderne où tout le monde veut sa minute de gloire.

Musicalement, ça part dans tous les sens, mais avec une vraie cohérence. En effet, le projet navigue entre rap, électro, indie, rock et hyperpop, comme si Dab avait décidé de piocher dans chaque rayon du magasin pour composer sa propre setlist mentale. Les prods claquent, les transitions surprennent, et tu passes d’une ambiance quasi cartoon à un banger électronique en un claquement de doigts. On sent qu’il connaît bien ses influences, mais qu’il préfère les tordre plutôt que les copier.

Par ailleurs, si tu as déjà croisé son compte Instagram, tu sais que le gars ne fait rien à moitié. Il y campe un anti-influenceur totalement absurde, mais diablement travaillé. Chaque vidéo ressemble à un sketch, chaque post ajoute une couche à ce personnage principal qui déborde de l’album pour envahir ton fil. Tu ne comprends pas toujours où il veut en venir, mais tu restes, parce que c’est beaucoup trop divertissant.

Collabs cultes, vinyle custom et univers XXL

Pour ce premier album, Dab Rozer ne s’est clairement pas contenté de rapper dans son coin. Au contraire, il a invité quelques voix bien connues des oreilles les plus geeks. Tu retrouves d’abord Nerlov sur “Coucou les potes”, un morceau déjà sorti, qui mélange sensibilité douce-amère et second degré bien senti. Ensuite, il s’offre un vrai kif de nerd avec des collaborations totalement improbables.

En effet, Brigitte Lecordier, la voix française de Sangoku et Oui-Oui, vient prêter son timbre culte au projet, tout comme Pierre-Alain de Garrigues, connu pour les Lapins Crétins ou Hearthstone. Ces voix qu’on a tous entendues un jour donnent un côté méta au disque. Tu as l’impression que ton enfance commente le délire du personnage principal, comme si le héros de dessin animé était passé en mode rappeur hyperpop.

Et ce n’est pas tout, car Dab pousse le concept jusque dans les objets. Il propose un vinyle en édition limitée, personnalisable avec une planche de stickers d’artistes. Du coup, chaque exemplaire devient une pièce unique, à mi-chemin entre disque et œuvre perso. Si tu aimes collectionner, tu vas aussi kiffer la série de 40 cartes à collectionner, inspirée des jeux de cartes à collectionner. Chaque carte développe une facette de son univers visuel et narratif, comme si tu feuilletais le lore caché du projet, loin d’un simple disque posé sur une étagère.

Évidemment, Dab Rozer n’oublie pas la scène. Pour fêter la sortie de “Le personnage principal”, il organise plusieurs release parties. Tu peux le retrouver à Paris (Boule Noire) le 9 avril, puis à Montpellier (Le Jam) le 11 avril, et enfin à Toulouse (Halle de la Machine) le 12 avril. Autrement dit, si tu veux vérifier par toi-même l’énergie de ce drôle d’ego en action, tu as plusieurs dates pour le voir retourner la salle et tester en direct ces nouveaux titres taillés pour une setlist bien nerveuse.

Un héros de notre époque qu’on adore détester… et suivre

Avec “Le personnage principal”, Dab Rozer signe bien plus qu’un premier album. En réalité, il construit un univers complet, où musique, image, objets et collabs se répondent. Tu peux t’y plonger juste pour les refrains qui restent en tête. Tu peux aussi t’attarder sur les détails, les voix cultes, le vinyle custom ou les cartes à collectionner. Dans tous les cas, tu te retrouves vite embarqué dans le délire.

Au final, ce protagoniste mégalo incarne assez bien notre époque. Chacun veut être le personnage principal de sa propre série, pourtant Dab Rozer préfère en rire plutôt que de faire la morale. Il te tend un miroir un peu déformant, bourré d’humour et de références pop, mais toujours sincère dans son énergie. Si tu cherches un projet qui sort des sentiers battus, tout en restant ultra accessible, tu devrais franchement lui laisser une place dans ta playlist.

Alors oui, il attache ses potes pour remplir la salle, mais au fond, tu risques surtout d’y aller de ton plein gré. Parce qu’entre ses sons hybrides, ses collabs de geek assumé et son univers XXL, Dab Rozer s’impose comme un de ces artistes qu’on aime suivre de près, histoire de voir jusqu’où ce personnage principal est prêt à pousser le délire.


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