Everlast signe enfin son grand retour. Huit ans après son dernier long format, le rappeur et songwriter irlando-américain annonce « Embers To Ashes », un nouvel album attendu le 28 août sur son label Martyr Inc Records, et en profite pour lever le voile sur un titre inédit, « My Hollywood ». De quoi relancer sérieusement la flamme pour tous ceux qui suivent son parcours depuis House of Pain et What It’s Like.


Un album façonné par une décennie de chaos
Avec « Embers To Ashes », Everlast plonge dans une décennie de bouleversements personnels : incendie de sa maison à Los Angeles lors du feu de Woolsey en 2018, pandémie, divorce et autres secousses qu’il laisse affleurer dans ses nouvelles chansons. L’album s’annonce clairement comme un disque de cicatrices, de pertes, mais aussi de petites victoires arrachées au passage.
Côté son, « Embers To Ashes » lorgne vers l’americana et le roots-rock, largement teintés de blues. On est loin du simple retour nostalgique : les morceaux racontent des histoires de gloire gagnée puis perdue, de virages qui changent une vie, avec cette sagesse un peu râpeuse qu’Everlast traîne dans la voix. Lui-même résume sa philosophie en deux mantras qu’il garde près du cœur : tout ce qui arrive est inévitable, et tout finit par passer.
Le projet porte aussi la marque de ses collaborateurs. La production est confiée à Yelawolf, qui pousse le vétéran à s’ouvrir à des co-auteurs comme David Ray (Jelly Roll, Teddy Swims), tandis que le mix est assuré par Chris Lord-Alge. L’artwork, signé Tristan Eaton, complète ce virage americana/blues avec une esthétique forte, pensée comme le prolongement visuel du disque.
De House of Pain au blues-rock désabusé
Difficile de ne pas repenser au parcours d’Everlast. Comment celui qui a signé l’un des plus gros bangers hip-hop des années 90 avec Jump Around (au sein de House of Pain) et un hymne d’empathie intemporel avec What It’s Like a-t-il basculé vers ce registre roots, entre folk, rock et blues ? Le rappeur lui-même le raconte dans le morceau « Stones », où il grogne qu’il est passé « du champagne et des verres en cristal au whisky bon marché dans des gobelets en plastique ».
C’est pourtant la continuité logique d’un artiste qui a déjà décroché un GRAMMY aux côtés de Santana et passé sa carrière à brouiller les frontières entre rap, guitare et songwriting. Avec « Embers To Ashes », Everlast ne se contente pas de revenir : il documente la dernière décennie, sans livrer une autobiographie brute, mais une série de chansons « inspirées par » le chaos vécu, les pertes encaissées et quelques rédemptions au passage.
L’histoire de l’album remonte d’ailleurs à 2015. En tournée en Europe, il se trouve à Berlin, prêt à filer à Paris pour voir Eagles of Death Metal au Bataclan, avant de finalement rester pour un concert de Yelawolf. Ce soir-là, le producteur lui confie son envie de réaliser un album pour lui, alors que tombent les premières informations sur le drame parisien. Dix ans plus tard, ils se retrouvent à Nashville pour concrétiser cette promesse avec « Embers To Ashes ».


« My Hollywood » et « Stones » ouvrent le chapitre
Pour accompagner l’annonce de « Embers To Ashes », Everlast dévoile « My Hollywood », son deuxième single extrait de l’album. Le morceau offre une vision plus légère, presque ironique, des hauts et des bas du succès dans l’industrie du spectacle. Une façon de parler de la machine à rêves et de ses retours de flamme, avec le recul de quelqu’un qui a déjà tout vu, ou presque.
« My Hollywood » arrive juste après « Stones », premier single déjà disponible, qui suit un chemin plus sombre, du dégoût de soi à la guérison et au pardon. Les deux titres posent les bases sonores et émotionnelles du disque : une écriture directe, des guitares roots, et cette voix éraillée qui transforme chaque couplet en confession à ciel ouvert.


Avec ces premiers extraits et une date fixée au 28 août, « Embers To Ashes » ressemble à un rendez-vous attendu pour tous ceux qui ont grandi avec Jump Around et What It’s Like, mais aussi pour celles et ceux qui aiment voir un artiste se réinventer sans renier son passé. Reste à découvrir, au fil de l’album, comment Everlast transforme les braises de ces dernières années en nouvelles chansons prêtes à brûler longtemps.
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