Avoriaz vient de ressortir un classique du placard, et tu vas vouloir monter le volume très vite. Avec sa relecture de l’iconique “Moskow Diskow” de Telex, le producteur signe un vrai bonbon électro-disco, entre clin d’œil vintage et claque moderne. Dès les premières secondes, tu sens que ça va taper fort, quelque part entre un sous-sol bruxellois de 1979 et un club futuriste qui ne dort jamais.

Un hommage à Telex qui groove sévère

À la base, “Moskow Diskow”, c’est un pilier de la synth-pop barrée, un tube culte pondu par les Belges de Telex. Aujourd’hui, Avoriaz s’en empare avec un respect total, mais sans révérence poussiéreuse. Au contraire, il garde l’ADN du morceau, tout en injectant une énergie beaucoup plus ludique et percutante. Les synthés gardent ce côté analogique un peu tordu, pourtant tout sonne plus massif, plus large, presque taillé pour une énorme sonorisation.

D’ailleurs, on entend très vite la patte de Joachim Garraud, vétéran des machines qui s’éclate ici à dépoussiérer les sons d’époque. Il triture les textures, épaissit les basses, et relance sans cesse le morceau comme s’il jouait avec la setlist de ta soirée idéale. En parallèle, la structure reste simple, mais chaque passage rajoute une petite couche de tension. Tu te retrouves alors pris dans ce groove robotique ultra efficace, celui qui te fait hocher la tête sans même t’en rendre compte.

En filigrane, l’esprit Telex n’est jamais trahi. Au lieu de copier-coller, Avoriaz dialogue avec le morceau original, comme deux générations d’électro qui se répondent. Si tu as grandi avec les vieux vinyles ou si tu découvres le titre pour la première fois, tu y trouves ton compte, et ça, c’est clairement la bonne nouvelle.

Delaurentis, kitsch, glamour et clip à haute tension

Mais ce serait dommage de s’arrêter au son, parce que ce projet joue aussi beaucoup sur l’image. Justement, le clip de “Moskow Diskow” version Avoriaz vient donner une autre dimension au morceau. On y retrouve Delaurentis, qui s’amuse avec les codes du kitsch et du glamour, sans jamais tomber dans la parodie lourde. Elle navigue entre esthétique rétro et futurisme stylé, comme si elle passait d’une VHS eighties à un stream 4K en un clin d’œil.

Visuellement, tout fait écho au son : lumières froides, touches néon, attitude presque robotique, mais toujours avec une pointe d’ironie. Par conséquent, le clip te plonge dans un univers où tu ne sais plus trop si tu es dans un vieux club synth-wave, un décor de sci-fi cheap ou une performance ultra contemporaine. Cette ambiguïté fonctionne à fond, et renforce le côté ludique du morceau.

Historiquement, Telex a toujours joué avec la distance, le décalage, presque l’humour absurde. Ici, Avoriaz et Delaurentis prolongent cette tradition. Ils embrassent le kitsch au lieu de le fuir, puis ils le transforment en esthétique franchement classe. Tu sens que tout est pensé pour te faire sourire tout en gardant une vraie puissance musicale. C’est un équilibre rare, et c’est ce qui donne envie de remettre le titre dès qu’il se termine.

Pourquoi tu dois absolument tendre l’oreille

Au final, cette reprise de “Moskow Diskow” par Avoriaz coche toutes les cases du bon hommage : respect de l’original, prise de risque, et vraie identité sonore. Grâce à Joachim Garraud, les sonorités analogiques gagnent une nouvelle jeunesse, tandis que Delaurentis apporte ce vernis glamour qui fait pencher l’ensemble du côté du cool, jamais du ringard.

Si tu aimes l’électro qui n’a pas peur de regarder dans le rétro, mais qui pense encore à demain, tu as trouvé ton nouveau terrain de jeu. En plus, le morceau est suffisamment accrocheur pour plaire autant aux fans de la première heure qu’aux curieux de passage. Tu peux l’enchaîner dans ta playlist de nuit blanche, ou simplement l’écouter au casque en imaginant la foule réagir à chaque montée.

Alors, avant que tout le monde ne se vante de l’avoir découvert avant toi, prends deux minutes et clique sur cette nouvelle version de “Moskow Diskow”. Avoriaz ne réécrit pas l’histoire de Telex, mais il lui offre un chapitre bonus franchement irrésistible. Et, entre nous, ce genre de parenthèse électro-disco fait un bien fou au milieu du flot de sorties formatées.


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