Colorblind passe enfin au format long. Le quatuor d’Austin sort son premier album, “Who Sold You This Truth ++ Was It Yours To Hold”, le 28 août via Solid State, avec une promesse claire : pousser encore plus loin son “dreamcore”, ce mélange de metalcore massif et de nappes cinématographiques qui lui a déjà valu plus de 30 millions de streams.
Si tu as croisé “Motionless”, “Needle Eye” ou “Letdown” ces dernières années, tu as déjà mis un pied dans ce monde brumeux et mélodique que Colorblind construit morceau après morceau… et clip après clip.
Colorblind, nouvelle voix du “dreamcore”
Formé en 2017 à Austin, Colorblind réunit Travis Moseley (chant), Tyler Moseley (batterie), Nicholas Asper (basse) et Justin Page (guitare). Leur terrain de jeu : un “dreamcore” sans barrières, où les riffs détunés percutent des textures ambient et des refrains taillés pour rester en tête.
Cette tension permanente entre lourdeur et douceur est devenue leur marque de fabrique. Les guitares cognent, les ambiances flottent, la voix oscille entre fragilité et explosion. L’idée n’est pas d’aligner les breakdowns, mais de construire un climat presque cinématographique autour de chaque titre.
Au fil de leurs premiers singles et d’un EP éponyme, Colorblind s’est taillé une place à part dans la scène heavy moderne, jusqu’à attirer l’œil de Solid State et de sa maison sœur Tooth & Nail. Les passages sur SiriusXM Octane et les tournées avec blessthefall, Miss May I ou Dayseeker ont fini d’installer le groupe comme un nom à surveiller de près.


“Who Sold You This Truth ++ Was It Yours To Hold” : un premier long au bord de la faille
Avant ce premier album, Colorblind avait déjà posé une pierre importante avec l’EP “WHO SOLD YOU THIS TRUTH”, première sortie chez Tooth & Nail/Solid State. Le groupe y affinait sa vision, gagnant en ampleur sonore comme en portée émotionnelle, porté par un public de plus en plus réceptif à ce mélange de rage contenue et de vulnérabilité assumée.
“Who Sold You This Truth ++ Was It Yours To Hold” s’annonce comme la version longue de cette équation. Le groupe y creuse les mêmes lignes de fracture : identité, croyances, deuil, perception de soi. Le tout traité sans filtre, avec cette écriture instinctive où les thèmes se révèlent parfois aux musiciens eux-mêmes après coup.
Dans la continuité de titres comme “Ghosts” – inspiré par le frère que Travis et Tyler ont perdu à la naissance – Colorblind continue d’utiliser la musique comme une façon de mettre des mots et des sons sur des émotions souvent difficiles à nommer. C’est précisément ce qui a créé ce lien fort avec leurs auditeurs, des premières sorties indépendantes jusqu’à ce nouveau disque.
Un groupe en pleine ascension, à attraper maintenant
Avec ce premier album et un premier headlining tour en ligne de mire, Colorblind entre clairement dans une nouvelle phase. Le groupe garde une identité mouvante, assumant ne pas vouloir choisir entre ses multiples influences, mais c’est désormais avec une vision plus nette et une liberté revendiquée.
Sur scène comme en studio, le quatuor semble vouloir tout jouer sur l’intensité émotionnelle : créer un univers où tu passes du vertige aux frissons en quelques mesures, sans jamais vraiment savoir si tu es dans un rêve ou en plein crash. C’est là que leur dreamcore prend tout son sens.
Si tu suis de près la scène metalcore moderne ou que tu cherches une nouvelle formation capable de marier gros son et storytelling sensible, c’est clairement le moment de te pencher sur Colorblind. “Who Sold You This Truth ++ Was It Yours To Hold” marque un tournant pour le groupe… et pourrait bien devenir l’un de ces premiers albums qu’on aime dire qu’on a découverts tôt.
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