Haste The Day signe un vrai retour aux affaires. Onze ans après leur dernier long format, les Américains reviennent le 1er mai 2026 avec Dissenter, un septième album annoncé chez Solid State qui remet leur metalcore au centre du jeu, entre concept dystopique, mélodies affûtées et ambition cinématographique.
Un retour attendu après onze ans de silence
Pour ce nouveau chapitre, Haste The Day se reforme autour d’un line-up solide : Stephen Keech au chant, Scott Whelan et Dave Krysl aux guitares, Brennan Chaulk également à la six-cordes, Michael Murphy à la basse et Giuseppe Capolupo à la batterie. Une équipe qui connaît déjà la maison et qui revendique une même “radicale acceptation et amour des gens” comme noyau du projet.
Depuis le début des années 2000, le groupe a posé des jalons importants dans le metalcore avec des albums comme Burning Bridges, When Everything Falls ou encore Attack Of The Wolf King. Stephen Keech avait pris le micro sur Pressure The Hinges en 2007, avant une nouvelle montée en puissance avec Dreamer, Attack Of The Wolf King puis Coward, tous deux bien installés dans les classements rock et hard rock américains.
Mis en veille en 2016, le groupe n’a pourtant jamais vraiment disparu des radars, cumulant les écoutes et gardant une fanbase fidèle. Leur concert de réunion à Furnace Fest en 2023, complet et survolté, a servi de déclic : boostés par l’accueil du public, les musiciens se sont remis sérieusement au travail en studio, avec Stephen Keech à la production.
“Dissenter” : un concept dystopique et existentiel
Dissenter se présente comme un album concept guidé par une grande question : peut-on vraiment sortir des cycles que l’on crée en tant qu’humains, qu’ils soient sociaux, politiques ou économiques ? Les onze titres suivent une histoire se déroulant dans un monde dystopique au bord de la fin, où les prises de pouvoir s’enchaînent et où une rébellion se lève contre un antagoniste qui n’est peut-être pas le seul problème.


Le protagoniste de ce récit finit par douter de tout, y compris des “bons” côtés de la rébellion, et cherche une échappatoire à cette boucle sans fin. Le chanteur évoque une véritable traversée existentielle : on croit sortir des difficultés pour mieux retomber dans un nouveau cycle, avec en toile de fond la question de savoir si l’on peut vraiment s’élever au-dessus de ces répétitions.
Musicalement, le groupe promet un retour à son identité tout en poussant les curseurs : riffs plus tranchants, mélodies resserrées, arrangements élargis. Le tout a été composé et échangé à distance à travers le pays, mais assemblé de façon organique, comme un puzzle qui finit par dessiner un univers cohérent et sombrement actuel.
Singles, collaborations et nouvelles couleurs sonores
Parmi les premiers extraits, “Burn” a déjà donné le ton, décrit comme un “metalcore thrasher” et accueilli comme un morceau triomphant par la presse spécialisée. “Shallows” ouvre l’album avec une déflagration : batterie en mode marteau-piqueur, riffs dopés à l’adrénaline et refrain accrocheur où Stephen lâche “We all bleed for the same crimes in this life”. Un titre à haute énergie qui plante le décor d’un monde désillusionné, entre noir et blanc qui vire soudainement au gris.
Le morceau “Liminal” marque une collaboration remarquée avec Silent Planet. Sur un tapis de riffs frénétiques et de rythmiques polyrhythmées, le morceau explore le décalage entre discours et pratique, notamment chez certains milieux religieux qui prêchent l’acceptation sans la vivre réellement. La présence de Silent Planet ajoute une nouvelle dimension à ce titre coincé “entre deux pensées”, sans certitude sur le bon chemin à suivre.
En fin de parcours, “Oblivion” ouvre une brèche plus atmosphérique avec ses synthés cinématographiques, ses guitares spatiales et des cordes presque célestes. Le morceau se termine sur une supplique “Stay with me, until the end, and it will be forgotten”, comme une acceptation lucide du cycle vie–mort–renaissance, recentrée sur l’essentiel : les proches plutôt que la colère ou la suffisance. “Adrift” dévoile encore une autre facette, quasi ballade, portée par des guitares claires et une voix fragile qui évoque le sentiment d’être coupé de son histoire, dans la lignée émotionnelle de “White As Snow”.
Au bout du compte, Haste The Day voit ce nouveau cycle comme un retour à ce que le groupe a toujours représenté : camaraderie, amitié rare, espoir, amour et bienveillance, avec désormais le luxe de créer sans pression, juste pour le plaisir de faire de la musique ensemble. Une bonne nouvelle pour tous ceux qui attendaient leur come-back.
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