IANWILL est de retour, et autant te prévenir tout de suite : ça ne rigole plus. Avec son nouveau single « Phantom Feed », le rouleau compresseur du death metalcore français remet une grosse claque à la scène extrême. Porté par la frontwoman Audrey, toujours aussi habitée, le groupe annonce clairement la couleur : ce titre n’est qu’un avant-goût de son prochain album. Et tu sens déjà que la prochaine galette va être bien violente.

Un uppercut sonore entre violence et apesanteur

Avec « Phantom Feed », IANWILL t’entraîne dans un univers où la lumière du smartphone écrase presque tout le reste. Le morceau parle de cette aliénation numérique qu’on vit tous plus ou moins : les écrans qui remplacent les vraies discussions, l’identité qui se dilue dans le flux, et ce besoin maladif d’exister en ligne. Tu scrolles, tu rafraîchis, tu likes, mais tu te perds.

Musicalement, le groupe sort l’artillerie lourde. Dès les premières secondes, la rythmique te tombe dessus comme une enclume. Ça tape fort, ça groove, et ça mélange sans complexe metalcore, death mélodique et textures djent. Les passages les plus écrasants te donnent clairement envie de remuer la nuque, tandis que les refrains restent tendus comme un arc. Rien ne se relâche vraiment, même quand le groupe te laisse respirer deux secondes.

Et justement, c’est là que la voix d’Audrey fait toute la différence. Entre les growls massifs, tu te prends des lignes de chant clair, aériennes, presque mélancoliques. Cette dualité permanente entre apaisement et violence rappelle un peu cette sensation qu’on a quand on sort d’un set ultra intense : rincé, mais bizarrement apaisé. Le clip vient d’ailleurs renforcer cette atmosphère étrange qui est coincée dans un froid technologique à bout de souffle.

IANWILL passe un nouveau cap

Si tu suis IANWILL depuis un moment, tu sais que le groupe ne s’est pas construit en un jour. Basé entre Paris et le Nord, le projet a d’abord posé ses fondations avec deux EP bien sentis. Puis, dès 2017, un nouveau line-up arrive et tout s’accélère. Le son se fait plus personnel, plus technique, et la formation commence à s’imposer partout où elle passe, en enchaînant les prestations intenses qui laissent rarement le public indemne.

En 2019, IANWILL sort son premier album « One Credit Left », mixé et masterisé par Florent Salfati. Ce disque attire sérieusement l’attention de la scène indépendante, et le nom du groupe commence à circuler chez tous ceux qui aiment leur metal frontal et émotif. Ensuite, en 2025, le groupe enchaîne avec l’EP « Echoes », passé entre les mains de HK (Vamacara Studio). Là, les influences djent et les sonorités modernes s’invitent encore plus franchement dans la setlist, sans jamais diluer la charge émotionnelle.

« Echoes » marque clairement le début d’un nouveau cycle créatif, et « Phantom Feed » arrive comme la pièce suivante de ce puzzle. Le death metalcore du groupe s’affine, gagne en relief, tout en restant féroce. Tu sens que le prochain album est pensé comme une montée en puissance, une façon de repousser encore les limites qu’ils s’étaient déjà fixées. Bref, IANWILL n’a aucune intention de rester dans l’ombre.

Un signal fort avant le prochain orage

Au final, « Phantom Feed » ressemble à un gros avertissement : si tu avais sous-estimé IANWILL, c’est le moment de te remettre à jour. Le groupe continue d’affûter son death metalcore, en y injectant des ambiances modernes, une vraie identité visuelle et un discours qui parle clairement de notre époque saturée d’images.

Alors, si tu aimes les riffs tranchants, les mélos qui restent dans le crâne et les groupes qui ne se contentent pas de bourriner pour bourriner, tu devrais vraiment prendre le temps de plonger dans ce nouveau single. Entre la puissance brute, les refrains sous tension et cette sensation de vertige numérique, IANWILL signe un titre qui donne envie de voir jusqu’où ils vont pousser le prochain chapitre.

En attendant l’album qui se prépare en coulisses, tu peux déjà laisser tourner « Phantom Feed » en boucle, éteindre un peu les notifs, et t’immerger dans ce chaos parfaitement contrôlé. Parce que, clairement, la suite s’annonce encore plus lourde.


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