Mike Ladd revient en solo avec « Twenty Five », un nouveau single qui annonce « NONECHOSEN », son premier album solo depuis 2015. Figure historique du hip-hop expérimental américain, installé à Paris depuis 2004, il signe ici un vrai retour aux fondamentaux, sans avoir jamais cessé de créer dans l’ombre.

Entre rap, spoken word, jazz et expérimentation sonore, Mike Ladd reprend la parole avec un projet qui s’inscrit dans la continuité d’une carrière dense, nourrie de collaborations cultes et de détours par l’art contemporain.

Un vétéran de l’underground qui n’a jamais lâché le micro

Si tu as traîné du côté du hip-hop indépendant et des scènes alternatives, le nom de Mike Ladd te dit forcément quelque chose. Avant de poser ses valises à Paris en 2004, il s’est imposé dans la scène spoken word new-yorkaise des années 90, au croisement du rap, de la poésie et de la performance.

Au fil des années, Mike Ladd a multiplié les connexions de haut vol : Mos Def, Company Flow, U-God du Wu-Tang Clan, MF DOOM, Vijay Iyer, Gaël Faye, DJ Mehdi ou encore Mr. Flash. Autant de collaborations qui racontent un artiste capable de circuler entre les familles du rap, du jazz et de l’expérimental sans jamais perdre son identité.

Sur scène, il a poussé cette approche hybride jusque dans des lieux emblématiques, du Metropolitan Museum of Art de New York au Queen Elizabeth Hall de Londres, en passant par l’Olympia à Paris. On lui doit aussi la bande originale de la série Netflix « Transatlantic », preuve qu’il sait aussi composer pour l’image sans renier ses racines hip-hop.

« Twenty Five » : un nouveau chapitre, même ADN

Avec « Twenty Five », Mike Ladd ouvre la voie à « NONECHOSEN », annoncé pour le 6 novembre sur Backwoodz Studioz, label culte du rap underground. Un choix de maison de disques qui dit beaucoup : ce retour solo s’inscrit clairement dans une tradition rap exigeante, loin des formats lissés.

Le single marque un retour en pleine lumière, mais sans posture de “come-back” tapageur. Mike Ladd donne plutôt l’impression de reprendre le fil d’une conversation entamée il y a près de trente ans, avec la même envie d’explorer les zones grises entre rap et expérimentation.

Le travail sur le son n’a pas été laissé au hasard : « Twenty Five » et l’ensemble de l’album ont été mixés et masterisés par Scotty Hard, ingénieur du son historique du Wu-Tang Clan, notamment derrière le classique « Wu-Tang Forever ». De quoi ancrer encore un peu plus ce projet dans une histoire du hip-hop qui ne craint ni la rugosité ni la profondeur.

Un album attendu par les curieux de rap aventureux

Avec « NONECHOSEN », Mike Ladd s’apprête à signer son premier album solo depuis 2015, mais il ne revient ni en nostalgique, ni en opportuniste. Sa trajectoire – du spoken word new-yorkais aux scènes parisiennes, des musées aux salles de concert, des studios de MF DOOM aux bandes-son de séries – laisse présager un disque dense, à l’image de son parcours.

Pour les fans de rap expérimental, de jazz aventureux ou simplement pour celles et ceux qui aiment quand un MC bouscule les cadres, ce nouveau chapitre risque de valoir l’écoute attentive. Le lien avec Backwoodz Studioz et Scotty Hard promet un son ancré dans l’underground, mais ouvert, comme toujours chez Mike Ladd, à d’autres territoires.

En attendant la sortie de « NONECHOSEN » le 6 novembre, « Twenty Five » pose les bases : un vétéran toujours en mouvement, qui préfère l’exploration au confort, et qui choisit de revenir là où tout a commencé pour lui, du côté d’un rap exigeant, libre et farouchement indépendant.


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