Le trio post-punk suédois Then Comes Silence continue de creuser la frontière entre ombre et lumière avec Remaker Redeemer, nouveau single annonciateur de l’album Requiem Ballroom, attendu le 20 novembre chez Metropolis Records. Un titre qui parle de mort, mais surtout de renaissance, porté par un clip qui plonge dans l’entre-deux mondes.

Si tu aimes les ambiances goth, les basses qui grondent et les refrains qui restent en tête longtemps après l’écoute, il y a de fortes chances que Then Comes Silence devienne rapidement une obsession.

Un single entre fin du monde et nouveau départ

Avec Remaker Redeemer, Then Comes Silence s’attaque à un thème aussi ancien que le rock lui-même : l’idée de mourir pour mieux se transformer. La mort y est moins un mur qu’une porte, une image de changement radical, de “fresh start” comme le résume le chanteur et bassiste Alex Svenson.

Musicalement, le groupe explore “quelque chose de différent” sans renier son ADN goth / post-punk. Basse hypnotique, guitares tranchantes, batterie implacable : la tension est bien là, mais traversée par une énergie presque libératrice, comme si chaque impact de caisse claire balayait un vieux péché de plus.

Le clip, réalisé par Damon Zurawski (Future Legends Films), accentue encore cette impression de voyage. On y glisse dans cet espace flou entre fin et recommencement, un dernier pas dans le noir avant la possibilité d’un autre monde. Une esthétique qui parlera autant aux fans de darkwave qu’aux amateurs de rock sombre à la Killing Joke ou The Mission.

Requiem Ballroom, un album en deux visages

Remaker Redeemer ouvre la seconde moitié de Requiem Ballroom, un album pensé comme un diptyque. D’un côté, la partie Ballroom, mixée par Jon Bordon (Nicole Sabouné, The Exploding Boy) ; de l’autre, la face Requiem, confiée à Tom van Heesch, habitué des murs de son de Rammstein ou Apocalyptica.

Le tout est masterisé par Svante Forsbäck (Rammstein, Ville Valo, The Rasmus), autant dire que le groupe a misé sur une production taillée pour faire vibrer les subs comme les clubs alternatifs. Après les albums Hunger (2022) et Trickery (2024), Then Comes Silence confirme son rythme effréné : Requiem Ballroom sera déjà leur huitième disque.

Avant Remaker Redeemer, le trio avait dégainé Judgement Day, morceau plus frontal, hymne pour celles et ceux qui foncent tête baissée, quitte à payer l’addition plus tard. Une façon de poser le décor : fête crépusculaire, erreurs assumées, mais envie de vivre jusqu’au bout.

Un trio taillé pour la scène, en tournée en Europe

Né à Stockholm en 2012 autour d’Alex Svenson, Then Comes Silence fonctionne depuis 2022 en formation serrée : Alex au chant, basse et synthés, Jonas Fransson à la batterie, Hugo Zombie à la guitare. Un power trio sans gras, qui a fait de la route son terrain de jeu naturel.

Le groupe enchaîne les tournées et a partagé l’affiche avec des piliers de la scène goth et post-punk comme The Fields of the Nephilim, Clan of Xymox, The Chameleons, A Place To Bury Strangers ou Pink Turns Blue, tout en s’imposant régulièrement en tête d’affiche. On les a aussi vus sur les grandes messes alternatives européennes : M’era Luna, Wave-Gotik-Treffen, Amphi, Castle Party, Tomorrow’s Ghosts, W-Festival…

Then Comes Silence est actuellement sur les routes d’Europe en septembre et octobre, avec des dates en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, en France, en Italie et en République tchèque, avant un retour à Stockholm pour clôturer cette tournée. De quoi tester en conditions réelles la puissance de Remaker Redeemer avant la sortie de Requiem Ballroom le 20 novembre.

En attendant, le single est déjà disponible sur les plateformes de streaming et sur Bandcamp, où tu peux aussi mettre la main sur l’album précédent Trickery en vinyle ou en CD. Idéal pour rattraper le temps perdu si tu découvres seulement maintenant le monde sombre et terriblement vivant de Then Comes Silence.


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