Coherence

par Be'lakor

9
sur 10

Coherence : Le Death mélodique, progressif et atmosphérique ?

Le 29 Octobre 2021 : Sortie de Coherence, 5ème album des Australiens de Be’lakor. Spoiler alert : à l’instar de tout ce que le quintette produit, c’est très bon. Review !

Coherence démarre par Locus, un morceau de 10:49 min figurant une intro sombre, électrique, langoureuse. Le chant, guttural et très lourd et les changement de rythmique habituels chez le groupe nous amènent, après un pseudo interlude à une rupture nette sans fade out. S’ensuit alors le premier interlude « réel » avec The Dispersion, instrumentale de 2 min qui fait monter la hype, tant par la puissance des riffs crescendo que par l’augmentation constante de volume.

Puis on redémarre sans fade in avec Foothold, beaucoup plus vindicatif que le premier morceau. Be’lakor nous rentre dans le lard façon bagarre et ça donne la pêche ! Avec Valence (9:10 min) qui démarre sur un bref discours, on reste dans la digne ligne du genre propre au groupe. Be’lakor fait du Be’lakor.

Pause Instrumentale

La seconde moitié du disque commence avec Sweep of Days, un morceau full instrumental atmosphérique de 5:17 min. Les premières secondes sont unplugged et présagent un changement de ton qui ne se fait tarder. Très mélodique, de brèves sonorités en mineur, qui évoquent les influences black métal du groupe. C’est au final un morceau qui permet de se reposer avant Hidden Windows, premier titre révélé de ce nouvel album et qui repart violemment pour 8:24 minutes. Moins symphonique, plus terre à terre, on est probablement sur le morceau le plus death de l’album.

Avec Indelible (4:59 min) – une splendide instrumentale qui marque la seconde pause de l’album, on sait qu’on entame la fin. On ne dormirait pas dessus pour autant, c’est puissant, c’est mélodique, ça nous parle ! Interlude donc qui nous emmène proprement vers le huitième et dernier titre Much More Was Lost. Celui-ci, fort d’une coupure nette reprennant sur une bref passage de double pédale et hurlement brutaux, revient au bout de 5 minutes finir cet album majestueusement. A l’image de Countless Skies (Stone’s Reach – 2009), ce morceau de plus de 12 minute termine l’oeuvre parfaitement. C’est probablement le titre le plus ambitieux et le plus élégant de l’album.

Conclusion

Clairement, la marque de fabrique de Be’lakor : un morceau sans 50 cassures de rythmes et changement de riff, n’est pas un morceau. Un pari risqué chez n’importe quel artiste mais les Australiens plient le game. Fait rare, on aime vraiment tous les morceaux de l’album. Sans mauvais jeu de mot, on retrouve une réelle cohérence entre les morceaux. Le style est homogène. Un album revendicateur et sans mélancolie.

Parce qu’il faut bien trouver quelque chose à redire, on apprécierait peut-être une once de fluidité dans l’enchainement (outro –> intro suivante) des morceaux mais avec des morceaux de 12 minutes, est-ce vraiment nécessaire ?

Be’lakor confirme ce que l’on pensait, à savoir qu’ils sont des musiciens hors paire et que s’ils ont attendu 5 longues années avant de sortir un nouvel opus (Vessels – 2016 est tout à fait excellent), c’est qu’il ne laissent rien au hasard. En ça, ils ne peuvent pas vraiment nous décevoir. Et maintenant on attend leur passage en France, enfin, pourquoi pas au Hellfest 2023 ?

 

Tracklist

  1. Locus (10:49)
  2. The Dispersion (1:53)
  3. Foothold (7:19)
  4. Valence (9:10)
  5. Sweep of Days- (5:17)
  6. Hidden Window (8:24)
  7. Indelible (4:59)
  8. Much More Was Lost (12:11)

Be'lakor - photo du groupe à l'occasion de la sortie de Coherence

Coherence

par Be'lakor

9
sur 10

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